Ayant appris dans l'article de Cyril Bennasar et Gil Mihaely sur Causeur qu'Elisabeth Lévy a répondu au "défi" lancé par Yahia Gouasmi, président de la Fondation chiite de France, du Centre Zahra France et du Parti antisioniste, qui consistait à venir débattre à visage découvert (non voilé ?) avec Dieudonné, j'ai visionné cet entretien dans lequel l'histrion se régale, oubliant qu'il n'est pas dans un one-man-show mais qu'il a une interlocutrice.
Incapable de lui répondre, désemparé comme l'est le roquet auquel, agacé, on finit par balancer une méchante fin de non-recevoir en se secouant le mollet, le butor clôt la discussion en invoquant les pouvoirs magiques de sa fameuse quenelle.
Cette quenelle devenue son symbole de ralliement comme pour Henri IV son panache blanc qui, en terme de réconciliation nationale, fut quelque peu plus élégant. Enfoncer, aime-t-il à répéter, se tenant le bras jusqu'à la clavicule pour que l'on comprenne bien qu'il ne plaisante pas, le mutin. Cette quenelle qu'il rêve d'enfoncer profond dans les arcanes du "sionisme", ou dans Elisabeth Lévy, en l'occurrence.
Il importe tout de même de lui rappeler qu'une quenelle, ce n'est pas long comme son bras et c'est spécialement mou.
Il manque de panache, Dieudonné, décidément.