Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

Impolitesses


Moi :
Virgule, apostrophe.

arianesurunfil@yahoo.fr

Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.

Contrat Creative Commons



Compteur

Depuis le 01-06-2006 :
718584 visiteurs
Depuis le début du mois :
20334 visiteurs
Billets :
463 billets

L'impossible équation | 20 mars 2007



Je les hais ces queues qui t'ont connue : celles qui t'ont pénétrée jusqu'à la garde en t'arrachant un cri surpris, je les hais.

Comme je réprouve tes mains qui les ont flattées et rendues turgescentes.

J'abhorre tes lèvres qui se sont refermées délicatement sur leurs glands,

Je déteste ta langue qui a agacé leur collerette et les a enveloppées de caresses frissonnantes.

Je honnis ta chatte qui s'est contractée sur leur érection dans des spasmes d'extase.


Je t'aime, quoi...

Publié par Cosmic Dancer à 09:46:20 dans Une semaine érotique | Commentaires (16) |

Divagations en Insomnie | 08 février 2007


Auguste Rodin - Danaïde.

Ce désir rugissant implorant la douceur - L'abandon à la grâce exigeant la sentence.
Ta queue est un naufrage et ton coeur une offense
aux nuits parées pour ceux que tente
l'exquise déroute.

Publié par Cosmic Dancer à 17:13:02 dans Une semaine érotique | Commentaires (23) |

Roman noir de l'amour | 09 janvier 2007

Aime-moi ! Aime-moi !
C'est l'infernal cri de l'enfant.
Mon amour n'est jamais perdant
sur la sauvage terreur, l'ultime.

Tout arpent de ton corps ravagé
aura greffé ma trace – parole d'intransigeant.

Sommeille, sommeille et aime-moi,
ardente, entière à ton réveil - pactise
Et viens. Confonds. Atome-atome,
le tien-le mien,
la complicité des tréfonds.

Donne à jamais tes somnolences à mon désir,
coquette, je te ferai danser.
Et tout le jour, et chaque nuit je sais
Moi
comment te ravir
si tu m'aimes - Aime-moi !

Derrière la porte est le rideau noir,
ma belle, où mon excès te jettera
tremblante, à tes sanglots la ribambelle,
quand Moi
chasse-mouchant sur mon cuir tan
toute empreinte de ta peau tendre
j'impressionnerai ta présence
et m'enduirai de ce que tu abandonnas
avec amour
si tu m'aimes - Aime-moi !
à chaque cri de ta jouissance.

Tes pleurs, tes souffles, tes arcades, et plus petit,
un fin cheveu, une estocade microscopique
la tienne-la mienne.
Dans ton enfer de disparaître tu porteras
mon odeur riant de la mort - Baisée
baisée par Moi infiniment
si tu m'aimes - Aime-moi !

Ma fureur éteindra le temps
le tien-le mien.
Tu trôneras dans le Vivant adjugée sur ma chair,
Tu riras du froid et du vent,
secouée de frénésie - et Moi
si tu m'aimes - seulement si tu m'aimes
Je scellerai enfin tes fers
à tout jamais, à mon envie.

Publié par Cosmic Dancer à 19:33:29 dans Une semaine érotique | Commentaires (6) |

Eros polygraphe | 08 novembre 2006

Tu sommeilles, joli brun
Un poil d'aine qui frémit, et je souffle
en rêvant de ton rêve - la poésie est vaine ce soir
Même si je farfouille en mes babioles, le cerveau se tait.
Lui sans repos, la nuit fulmine encore
Et le jour, cet orgueilleux veut cerner le monde !
et farouche il objurgue - non mais !

Soudain près de ton corps défait
dans mon grand tabernacle
fissent monèmes, phonèmes et trésors de grammaire
en un torrent vocal épouvantable
Je suis à la pêche au festin.

Tu connais mes chevauchées d'azur
et mes petits projets
et ma première personne, mon petit sujet.

Ce soir je ne veux rien. Je ne sais rien d'autre que ça.
Je me sens un ketch piteux coincé à l'ancre, la vase au port
Et je me désire ferlée par tes mains coutumières
acheminée très volontaire
vers les typhons sauvages et les lagons dorés.

En voyage, les visages, vrai manège intérieur, bafouillent leurs mots
Allemands à Fribourg, créoles à Hellbourg...
Les bourgs du monde entier se lèvent
et proclament leur raison
Je suis à la pêche aux passions.

Tu sommeilles, beau brun, ton duvet brille
- délicatesse et ingénue provocation, le bras tendu sur la cheville
flatte l'ischion... et je babille :
"A la pêche au poème, j'ai tracassé les lois
Et ta licence m'aime
Aussitôt qu'elle me voit"

Tu sommeilles, doux brun
Ton poil chatouille mes narines et te parle soudain :
- Qui va là ?
- La sirène en sourdine, assoiffée.

Je suis à la pêche au lutin.

Publié par Cosmic Dancer à 09:03:46 dans Une semaine érotique | Commentaires (7) |

Devenu mon arbre | 05 octobre 2006


Pour Joao Da Silva, auteur de cette photographie.


Je te rêvais crocheté sous mon ciel
Tu parcourais mes veines, tu glissais sur mes branches

J'ai sorti le grand grimoire, des racines aux bourgeons

Ecrasé contre un mur, dévorant tes baisers, tes phrases
Corps à corps imbriqué, noueux, tendu
Flash-back de notre histoire tout en foudre j'ai cru

Que tu étais mon arbre
Sur ce tempo les contrepoints douceurs violences
La partition parfaite, ses éclairs saisissants
Doigts emmêlés, silences, adorable autant qu'agaçant j'ai cru
Mes morsures, tes morsures, le feu au ventre, la faim à l'âme

Que des visions ! je te vise dans mon vidéogramme
J'engramme des songes, je dévie dans le vague
Mon désir lame ma flamme prolonge
Consumation je tords en rêve ton corps sauvage
Brutal je sniffe tes abandons, furieux désir !
Je te foudroie, t'écorche, t'empale !
Tu me révèles anthropophage - et sur ton visage évanoui
Je dépose des fleurs mordorées mauves
Des fleurs au parfum chair de nuit, belles, aguicheuses
Qui sait, certainement vénéneuses : le sage les fuit.

Moi, course folle
Tandis que je dévore ton vit - aimablement
Est-ce mon inconscience qui me dit
Que ton cœur ment
A trop le maintenir en laisse, c'est lui qui mange.

Publié par Cosmic Dancer à 01:55:35 dans Une semaine érotique | Commentaires (8) |

1| 2| >>