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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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L'ange ne portait pas de pantalon | 12 avril 2007

Méfiez-vous, ailes frêles et cœurs galants
Cœurs battants et cœurs clairs
Méfiez-vous.
Je suis un naufrage arrangé
Par mes soins. Et ma folie est sage
Où tu te laisses aller, toi l'extrême dupe.
Oui. Je sais. Et j'avoue dans des larmes tuantes
Que je hais cette armure.
– L'offrande était, cruelle tentation
Si belle.
J'ai besoin de mourir
Mort, doux oubli, ça, je te le jure.
Prends mon cerveau trop dur
Et mon cœur trop mouillé.
Je te donne
Toutes mes peaux et tous mes traits, oui, tous.
Mort, en es-tu capable ?
Après tout, peut-être que toi aussi
Tu m'aimes et rêves de mes bras
Peut-être veux-tu
Que je t'enlève
Et te fouette sur mon manège...
Mon nom est grandiose, improbable
Mon nom de baptême est Défi
Et j'en suis
L'unique coupable.
Par les champs égarés de ta subtile colère
Quand je fuis ton iris ciel et mer, affolée, piètre nonne
Comme la douceur ardente
De mon tueur m'étonne – Il est vrai que ce tueur
A des lèvres étranges
Et que ma mort sourit
Comme jouissent les anges.

Publié par Cosmic Dancer à 16:46:50 dans Une semaine érotique | Commentaires (17) |

L'impossible équation | 20 mars 2007



Je les hais ces queues qui t'ont connue : celles qui t'ont pénétrée jusqu'à la garde en t'arrachant un cri surpris, je les hais.

Comme je réprouve tes mains qui les ont flattées et rendues turgescentes.

J'abhorre tes lèvres qui se sont refermées délicatement sur leurs glands,

Je déteste ta langue qui a agacé leur collerette et les a enveloppées de caresses frissonnantes.

Je honnis ta chatte qui s'est contractée sur leur érection dans des spasmes d'extase.


Je t'aime, quoi...

Publié par Cosmic Dancer à 09:46:20 dans Une semaine érotique | Commentaires (16) |

Divagations en Insomnie | 08 février 2007


Auguste Rodin - Danaïde.

Ce désir rugissant implorant la douceur - L'abandon à la grâce exigeant la sentence.
Ta queue est un naufrage et ton coeur une offense
aux nuits parées pour ceux que tente
l'exquise déroute.

Publié par Cosmic Dancer à 17:13:02 dans Une semaine érotique | Commentaires (23) |

Roman noir de l'amour | 09 janvier 2007

Aime-moi ! Aime-moi !
C'est l'infernal cri de l'enfant.
Mon amour n'est jamais perdant
sur la sauvage terreur, l'ultime.

Tout arpent de ton corps ravagé
aura greffé ma trace – parole d'intransigeant.

Sommeille, sommeille et aime-moi,
ardente, entière à ton réveil - pactise
Et viens. Confonds. Atome-atome,
le tien-le mien,
la complicité des tréfonds.

Donne à jamais tes somnolences à mon désir,
coquette, je te ferai danser.
Et tout le jour, et chaque nuit je sais
Moi
comment te ravir
si tu m'aimes - Aime-moi !

Derrière la porte est le rideau noir,
ma belle, où mon excès te jettera
tremblante, à tes sanglots la ribambelle,
quand Moi
chasse-mouchant sur mon cuir tan
toute empreinte de ta peau tendre
j'impressionnerai ta présence
et m'enduirai de ce que tu abandonnas
avec amour
si tu m'aimes - Aime-moi !
à chaque cri de ta jouissance.

Tes pleurs, tes souffles, tes arcades, et plus petit,
un fin cheveu, une estocade microscopique
la tienne-la mienne.
Dans ton enfer de disparaître tu porteras
mon odeur riant de la mort - Baisée
baisée par Moi infiniment
si tu m'aimes - Aime-moi !

Ma fureur éteindra le temps
le tien-le mien.
Tu trôneras dans le Vivant adjugée sur ma chair,
Tu riras du froid et du vent,
secouée de frénésie - et Moi
si tu m'aimes - seulement si tu m'aimes
Je scellerai enfin tes fers
à tout jamais, à mon envie.

Publié par Cosmic Dancer à 19:33:29 dans Une semaine érotique | Commentaires (6) |

Eros polygraphe | 08 novembre 2006

Tu sommeilles, joli brun
Un poil d'aine qui frémit, et je souffle
en rêvant de ton rêve - la poésie est vaine ce soir
Même si je farfouille en mes babioles, le cerveau se tait.
Lui sans repos, la nuit fulmine encore
Et le jour, cet orgueilleux veut cerner le monde !
et farouche il objurgue - non mais !

Soudain près de ton corps défait
dans mon grand tabernacle
fissent monèmes, phonèmes et trésors de grammaire
en un torrent vocal épouvantable
Je suis à la pêche au festin.

Tu connais mes chevauchées d'azur
et mes petits projets
et ma première personne, mon petit sujet.

Ce soir je ne veux rien. Je ne sais rien d'autre que ça.
Je me sens un ketch piteux coincé à l'ancre, la vase au port
Et je me désire ferlée par tes mains coutumières
acheminée très volontaire
vers les typhons sauvages et les lagons dorés.

En voyage, les visages, vrai manège intérieur, bafouillent leurs mots
Allemands à Fribourg, créoles à Hellbourg...
Les bourgs du monde entier se lèvent
et proclament leur raison
Je suis à la pêche aux passions.

Tu sommeilles, beau brun, ton duvet brille
- délicatesse et ingénue provocation, le bras tendu sur la cheville
flatte l'ischion... et je babille :
"A la pêche au poème, j'ai tracassé les lois
Et ta licence m'aime
Aussitôt qu'elle me voit"

Tu sommeilles, doux brun
Ton poil chatouille mes narines et te parle soudain :
- Qui va là ?
- La sirène en sourdine, assoiffée.

Je suis à la pêche au lutin.

Publié par Cosmic Dancer à 09:03:46 dans Une semaine érotique | Commentaires (7) |

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