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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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0-1-0-1-0-1 | 14 novembre 2007


J'ai dit déjà
La geingnitude existentielle
C'est pas mon truc.
Enstylé ou pas.
Cuisiné à la fuite, aux tergiversations subtiles
aux déclarations érectiles
longuement ouvragées comme canevas.
J'adore de loin la coquetterie verbale
usant de toutes les ruses
chères aux canevatières
puis plus tard rapiécant la coudière
la bouche en cul.
C'est particulièrement inspirant
pour les vestes.

Je suis un être insensible binaire.
Je ne suis qu'un simple ordinateur.
Un tendance miroir aux alouettes.
Je ne suis qu'un être
en mal de rut.


Publié par Cosmic Dancer à 21:59:15 dans Sublimations forcées | Commentaires (7) |

Teuteutête | 11 novembre 2007

- Ça va toi ? T'as une mine de radeau inondé.
- Ouais, je compte passer l'hiver sans rien désirer. Je serai le dernier des célibataires, il ne restera que toi et moi.
- Pfiou. Décidément j'adore novembre.
- Y'en a marre hein, des gens qui se plaignent, qui ne vont pas bien. Sinon ça va, j'ai aucune vie sexuelle mais ça va.
- Pfiou. Frimas et frustrations. L'hiver, je suis contre.
- Tu sais que les mecs ne peuvent physiologiquement pas rester plus de dix jours sans, disons moi c'est au-delà de l'impossible.
- Les filles aussi, voire pire, tu sais.
- De temps en temps je me lâche sur le Net.
- Ah ouais. Normal. Et ça se passe bien ?
- Sur l'instant ça soulage. J'ai pas envie que le sperme me monte à la tête.

Va voir la bite sur le poignet de tante Hortense. Et dis merci à Maq.

Publié par Cosmic Dancer à 12:41:27 dans Sublimations forcées | Commentaires (0) |

Les hormones n'y peuvent mais | 05 octobre 2007

Aubrey Beardsley.

- Ça va, toi ?
- Non, et toi ? Tu vois des raisons d'aller bien ?
- Idem non. Tchin.
- Tu sais, je comprends vraiment ces femmes qu'on surnomme méchamment "vieilles putes". L'autre soir, deux schnocks lyonnais remplissaient mon verre méthodiquement dans l'espoir que je me navre et finisse en sandwich. Dans l'air du temps, ça paraît acquis, et dans vingt ans, qui sait, c'est peut-être à ça que je ressemblerai, le sens du devoir en bandoulière, les idéaux en tétanie, sorte de chose à côté de soi-même.
- Prendre les femmes pour des trous et les mecs pour des petits bâtons ?
- A peu de choses près, oui. Le sexe en surconsommation. Même l'émotion se négocie, et au rabais, la crise oblige. Rien de neuf. Elles, je finis par les trouver bonnes, authentiques dans leur graisse qui explose de partout. Le surplus gras, ça rassure, ça enrobe, ça réchauffe, ça protège.
- Faut du courage pour se trouver une raison de se lever le matin. J'envie un peu ceux qui ne se posent pas la question.
- Régressons, cher ami, dans le vain le tout c'est de trouver un sens.
- On est tous victimes d'addiction, tu sais.
- On est tous victimes d'affliction.

Publié par Cosmic Dancer à 00:23:32 dans Sublimations forcées | Commentaires (6) |

Fallait-il ou ne fallait-il point ? | 31 juillet 2007

Par contre ou en revanche, laissons les larmes aux spécialistes, l'autre nuit je vous ai croisé. Vue comme ça je ressemblais à une femme assez pressée en robe seyante et sandales à talons, des vrais, qui vous balancent les hanches comme une invitation. J'ai pris conscience de la congruité de la chose parce que vous m'avez contemplée l'oeil vif et l'iris fort brillant, ce délicieux sourire complice par anticipation s'est attaché à ma mémoire le temps que, benête à mourir, je défaille légèrement, mue par cet instinct mort auquel un jour nous nous attachâmes, un peu comme sur ces vieilles photos passées qui n'auraient été que montages où les hommes ressemblaient à des hommes et les femmes à des femmes, même très intelligentes, elles avaient le droit. Le nerf optique déchu de ses fonctions a hélas réagi trop tard et j'ai poursuivi ce chemin revêche, raide comme un militaire, attachée à ne pas glauquir dans le dédale des étrons canins. La honte. Si vous êtes dans le quartier, la prochaine fois, je vous arrête.

Publié par Cosmic Dancer à 22:12:21 dans Sublimations forcées | Commentaires (4) |

Détestable délectation | 26 juin 2007

Il m'arrive souvent de penser que j'aurais préféré naître dans la bauge qui fait de nos contemporains d'affables consommateurs, tant d'objets que d'êtres, hormis peut-être ces chers tradis qui préféreraient se faire empaler plutôt que d'avouer leurs dérivations libidineuses. Dieu ait pitié de leur flamme.

Au sortir d'une conversation de bar sur l'acte de foi, dont je n'ai jamais compris en quoi cela pouvait s'apparenter à une quelconque profession, je persiste et je signe : No Future.

Je me complais en effet à lire et à penser, si tant est que cette déviance soit accessible aux femmes, et après m'être délectée de No Kid dans tous ces trains qu'il m'a fallu prendre à défaut d'être prise dans des transports en commun autrement plus inspirants, je plonge dans l'horreur absolue des Bienveillantes, comme prévu. Claque salvatrice qui dérangea mes sages dialogues.

Aussi suis-je aussi agréable à regarder que détestable à fréquenter.

Publié par Cosmic Dancer à 00:06:08 dans Sublimations forcées | Commentaires (5) |

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