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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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La bonne chaise pour 2007 | 23 décembre 2006


Le tout, c'est apparemment de s'asseoir sur la bonne chaise.

Pas la chaise trop abîmée - on en est las -, ni la chaise trop neuve - on n'a pas confiance -, mais la seule et unique bonne chaise, celle qui a les bonnes dimensions, celle qui offre à nos fesses le confort absolu : ni trop petite, ni trop grande, ni trop neuve, ni trop vieille, ni trop discrète, ni trop voyante. La chaise qu'il nous faut, en un mot. Parce que voilà ce qui se passe si on en choisit une mauvaise.

Au début, on ne sait pas que c'est la mauvaise. On s'assoit, innocent, nonchalant, sans se demander ce qu'on fait. Mais très vite un certain inconfort vient troubler notre assoyance. Un inconfort très progressif, très difficile, en fait, à percevoir, malgré tout. Malgré la douleur qu'on commence à sentir au niveau du coccyx et qui se propage méchamment jusqu'aux cervicales, malgré la migraine qui monte et nous assaille au point qu'on n'y comprend plus rien. Au début, on a tendance à penser que c'est un inconfort passager, que ça va s'arranger, que la chaise va comprendre et s'adapter à notre anatomie.

Mais pas du tout. C'est bien là, le drame, pas du tout.

La chaise, elle s'en balance. Elle a autre chose à penser, la chaise, qu'est-ce que vous croyez ? Elle a sa vie ! Elle en a vu d'autres, vous n'êtes pas le premier à vous asseoir dessus ! Pourquoi elle vous ferait une faveur, je vous le demande ? Pourquoi elle irait perdre son temps à vous paramétrer le derrière ? Vous la prenez pour qui, la chaise ? Les chaises, elles en ont marre. Elles revendiquent leur liberté de mesure, comme je vous le dis.

C'est à vous de faire l'effort, l'effort de trouver la bonne chaise. Parce que les chaises, il y en a pour tout le monde, au fond. Mais il ne faut pas s'y asseoir comme ça, avec cette négligence terrible de celui qui, fatigué, se repose là où il tombe, indifféremment.

C'est ça qu'elle veut vous dire, la chaise que vous accusez de ne pas convenir à votre taille exceptionnelle, c'est tout. C'est quand même pas sorcier.


Meilleurs voeux à Against, Andric, Arawak, Barzou, Bernard, BD, Bob, Brigitte, Charmi, Danthy, Dioxyd, Elisa, Eole et Hélène, Fabrice, Frenchmat, Fricotinet, Green, Inno, Iris, JB, Jean, Joao, June, Lokie, Lou, Mac, Madeiraman, Max, Mr Nice, New, Nina, Piotr, Revek et B-Nice, Soda slovaque, Tschok, Toula, Trente, Victor, Yehuda, les drilles de la Bande Verte.

Mille bises à mes lointains TR, Elise et Yoann, Magda & Co, Raélia, Vuk, Erwann, FMR, ET, By, Phil. L., Marie, Correspondant.

Publié par Cosmic Dancer à 14:08:38 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (11) |

Androthon | 13 décembre 2006

La nature serait-elle en train d'éradiquer le genre masculin ? Ou est-ce la culture qui s'en charge ? Quoi qu'il en soit, et avant le Zemmour (que de suspens, hein), je lance ici un appel à la générosité des femmes : il faut sauver les hommes !

L'Association de Défense des Mâles en Point, ainsi que le Mouvement pour la Préservation des Mecs, attendent vos dons généreux.

Merci de faire le chèque à mon nom, j'en ai un besoin crucial mais l'argent récolté ira directement aux premiers concernés.

Publié par Cosmic Dancer à 16:39:09 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (47) |

Ensemble | 20 novembre 2006


Merci à Salih Güler, auteur de cette photographie (http://www.salihguler.eu).



- C'est quoi, l'éternité ?

- C'est la mer allée, avec le soleil.


A K., I., A., T. Et K et D. Pour A.

Publié par Cosmic Dancer à 16:14:27 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (4) |

Au bureau du rien-à-dire | 14 novembre 2006

L'employé des Assedics au guichet : Madame, je n'ai rien à vous dire.

La dame : Mais je n'implore rien d'autre que le fait que vous acceptassiez le petit bulletin de salaire que je vous ci-devant présente.

L'employé des Assedics : Je n'en ferai rien : j'en veux pas, de vot' paperasse.

La dame : Ben, je l'ai photocopié exprès pour vous, pourtant. Et j'ai flippé ma boîte aux lettres tous les jours en attendant l'original, à cause des fériés.

Le Monsieur des Assedics : Hinhin, très bien ! Ça vous occupe ! Mais vous allez le poster, et il nous sera renvoyé.

La dame : Ben, au lieu de lui faire faire des aller et retour, je pourrais le laisser sur votre guichet, comme je l'ai fait le mois dernier ?

Le Monsieur des Assedics : Vous êtes sourde ?

La dame : Et j'ai besoin d'un justificatif en forme, bonne et due.

L'Enervé des Assedics : Internet, je viens de vous le dire ! Sinon, téléphone au fond de la salle !

La dame : Que je vous téléphone, alors que je vous parle ?

L'Enervé des Assedics : Exactement. C'est notre nouveau fonctionnement.

La dame : Depuis quand ? La dernière fois...

L'Hors-de-lui des Assedics : Je n'ai pas que ça à faire. Combien de fois dois-je vous l'expliquer ?

L'Agacée des Assedics : D'accord ! Mais dans ce cas, à quoi servent vos guichets ?

Le Supérieur des Assedics : A recevoir les nouveaux chômeurs. Au-revoir.

La Désespérée de l'Internet : "Votre dossier n° X, blabla. Madame, nous n'avons rien à vous dire."

Publié par Cosmic Dancer à 15:14:49 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (21) |

Au diable le rire ! | 09 novembre 2006

Dans la droite ligne du Parti de la Morositude et selon les termes de ses décisions suite au dernier Congrès des Flapis en Déroute, j'ai l'indigne et dépressif déshonneur de sangloter dans le Désert des Vissicitudes avec les maigres forces que me daigne octroyer miteusement un erzatz de poubelle physiologique ravagée par la pratique assidue de la Sainte Maltraitance.

Cessant de rire dans la seconde, cette pornocrate activité ne méritant que la peine capitale, je sollicite de toutes les malveillances la sale gloriole de bien vouloir ramper jusqu'au bas de cette merdifique pétition pour que l'Etat, ce maquereau infâme qui nous doit tout et qu'on a copieusement le devoir de conchier, ainsi que tous les citoyens qui le composent de désoler de notre hargneuse présence, tout comme cette douloureuse étoile de mes deux sbires nommée Terre et les excrémentielles espèces qui la pourrissent insuffisamment, se pâment de malaise et s'étranglent de tristesse, et je bave de puantissime impuissance pour engager les troufions les plus vils à se manifester dans l'humilité atrophiante ci-dessus rappelée.

Halte à la joie ! Mort à l'humour !

Publié par Cosmic Dancer à 12:28:00 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (33) |

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