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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Ich bin nicht kind | 01 septembre 2007



Je ne suis pas là pour être aimable.

En trébuchant sur le Trébuchet.

Me fais pas pleurer en me parlant de traumatismes.

Me conseille pas la lecture de Marc Lévy.

Je n'ai pas envie d'opiner.


En trébuchant sur le Trébuchet.


Publié par Cosmic Dancer à 19:33:27 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (24) |

Langage universel | 01 septembre 2007

Kikou, t'es trop pouétique, bisous, à moi, reviendu, ma mienne, merki, bonjour, gentil, mon cœur est sensible, pipe sexy, bon week-end, poutou, la mienne, c'est la rentrée, topine, reviendu, c'est trop vrai, merki, je suis restée jeune, sexy pipe, poutous, merki, mon cœur, bonjour, à moi, bon week-end, topine, trop vrai, kikou t'es trop pouétique, poutous, sensible, à moi, bisous, reviendu, merki, ma mienne, fais pipi dans ta culotte sale, topine, bonjour, piwend, trop jeune, xype, ma mienne, restée jeune, bon week-end, poutous, c'est la rentrée, merki, ceci est mon cul, sensible, topine, je suis, pouémienne, reviendu, à moi, bonpine, kikou, bisou, sexy, topoutou, mon cul, merki, mon cœur, t'es trop week-endique, merpine, mœursens, c'est la kikou, reviencœur, sepi, poupine, bonrée, kiend, week-ren, oh lala t'as de la belle dentelle, t'es trop birée, kijour, c'est la pouétique, kisou, birée, c'est la renweek.

Publié par Cosmic Dancer à 13:04:43 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (39) |

L'important | 25 août 2007

- Quand "l'important" est qu'il "en soit parlé", je n'ai plus qu'une ambition : celle de me taire.
- Non. Continue, continue...
- Je t'ai jamais raconté l'histoire de la bouche ? Non ? Je la trouvais idiote, l'histoire de la bouche qui se lève le matin, se contemple et se peint, travaille toute la journée à produire des sons à grandes convocations de muscles zygomatiques, s'échigne et s'esbigne et rentre enfin chez elle, se met nue devant le miroir, se frotte, se navre et se couche sans rien dire, honteuse d'avoir, par l'effet d'un sursaut d'espèce, perpétué ce bruit sans fin qu'interrompt le sourire du squelette. Certaine, pourtant, par saccades d'espérances, d'avoir atteint cet indicible que les écrivains pénibles nomment pataudement "page blanche" quand ce qu'ils nomment "la muse" s'en est allée ailleurs.
- Continue, continue...
- Tu peux pas imaginer ce que j'ai envie d'être pas bonne, pas gentille, et de dézinguer la plupart des choses que j'entends et de celles que je lis. Cette envie magistrale de devenir un plombier. Et sans papiers, en plus. Comme les deux jeunes mecs rencontrés dans le train entre Varsovie et Cracovie et qui me demandaient si c'était une bonne idée de venir travailler en France.
- Et alors ?
- Au moment où j'allais répondre, mon banquier m'a téléphoné.

Publié par Cosmic Dancer à 22:06:16 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (18) |

A vos robes, prêts, plaidez ! | 25 août 2007

Je pense à toi, cher ami du barreau bientôt à coup sûr et vivement qu'il s'enrichisse de ta présence, qui te réjouissais de ce côté pénible qui m'anime dès lors que certaines limites légales sont passées en matière de droit du travail. Par un hasard que d'aucuns qualifieraient de destinée et que je me contente d'interpréter selon le mode curieuse-qui-s'ennuie-dans-le-métro-donc-parle-à-sa-voisine, je me suis vue raconter par une femme ses déboires juridiques l'autre soir et si l'occasion se présentait pour moi d'en savoir plus - c'est-à-dire si elle n'est pas complètement mythomane -, je t'en ferai part, ça te passionnera, ça a tous les ingrédients d'un polar internationalo-financiaro-juridique.

Ces circonvolutions d'une pensée prise en flagrant délit de flemme et de vide absolu, en fait, faisaient suite à une colère et conséquemment à celle-ci je me fais à moi-même et pour la dernière fois cette promesse : plus jamais je ne travaillerai par amitié et par passion, à gober des instants de bonheur et parier sur l'avenir radieux. Quand ça brille dans les escarcelles, du passé l'on fait table rase.

Quand on aime, on ne conte pas ?

Publié par Cosmic Dancer à 21:29:12 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (0) |

Que reste-t-il de nos amours | 31 juillet 2007

Ingmar Bergman - Le Septième Sceau.

Ingmar Bergman est mort hier soir et je ne pensais qu'à Michel Serrault. De quoi se souvient-on. Je me souviens plus que tout du chevalier jouant aux échecs avec la mort. C'était dans un petit cinéma de la rue des Ecoles, quand on lisait Henri Calet :

"Ne me secouez pas, je suis plein de larmes."

Publié par Cosmic Dancer à 23:10:34 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (10) |

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