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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Prépuce de précution | 19 décembre 2006

Je m'embrouille.

Principe de précaution - E pericoloso sporghersi - Achtung Gefahr - Be quiet please - Te quiero Roma

Attention ! Attention !

Lorsque je moque le Zemmour, cet Eric familièrement interpellé, parfois, cet Eric Zemmour, d'autres fois consciencieusement nommé, il ne s'agit pas véritablement du grand reporter du Figaro qui sévit, paraît-il, sur les chaînes télévisuelles, mais de la transmutation spéculative de cette figure en le commettant-l'acte, sorte de paradigme, espèce d'écrivant-l'idée abstratisé. Un peu comme le Juif imaginaire d'Alain Finkelkraut.

Car, comme m'en a fait généreusement prendre conscience un lecteur averti, point ne faudrait qu'Eric Zemmour, atterrissant sur ces pages, par exemple, se chiffonne et s'offusque, et me réserve, en tellement moindre mesure, restons humble, le sort que Claire Chazal a fait à l'écrivain Sarah Vajda suite à la publication de sa biographie romancée, qu'on se rassure, depuis pilonnée.

Publié par Cosmic Dancer à 12:06:03 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (33) |

C'est celui qui phallus qui y est | 19 décembre 2006

J'aime Eric Zemmour quand il rappelle que, étymologiquement, phallus provient d'un mot grec désignant la fascination. Objet de culte dans des civilisations anciennes, objet gaudriolant dans la bonhomie médiévale, sujet de toutes les conspuations depuis Beauvoir dont je ne renierai jamais, avec Elisabeth Badinter encore, le mérite de m'avoir donné la possibilité de devenir, il a trouvé dans le néologisme "phallocrate" la quintessence d'un mépris, d'un dégoût irrésistibles, et le concentré d'un acte d'accusation immanent.

J'aime Zemmour lorsqu'il souligne malicieusement que la guerre idéologique menée par des féministes à la dérive (issues de l'école américaine ou s'en revendiquant) passe par une revue sémantique soigneuse, comme toute guerre idéologique qui se respecte exige d'employer certains termes et en proscrit d'autres. Ainsi de la ridicule assimilation du verbe "pénétrer" à un acte de barbarie, à une fatale violation du sanctuaire féminin. Quand le flacon ne veut plus appeler "décapsuleur" l'objet qui en promet l'ivresse... Quand le délectable vocabulaire désignant ce par quoi il arrive que le plaisir féminin advienne, à moins d'être purement clitoridienne, ce qui doit être profondément triste, pardonnez mes préférences, rejoint sur les infâmes bûchers la tentation du diable, lui aussi pourvu d'une queue.

Je l'aime moins quand, avec l'habileté qui le caractérise, il se régale ainsi : "Je songe à l'extraordinaire destin de ce mot, macho, cette géniale trouvaille linguistique des féministes dans les années 70 qui ont, avec un unique petit mot, transformé les hommes, tous les hommes, en accusés commis d'office, qui ont réussi à les inhiber (...), qui ont transmuté l'éternel masculin en insulte." Que dire, alors, de l'éternel féminin grimé en "salope", "gonzesse", "pute", "poufiasse"et autres amabilités ? Je me fous royalement, personnellement, des termes qu'on jugera, selon les situations, injurieux ou élogieux. Ce qui me démange dans la démonstration d'Eric, c'est que selon le Lexis, un macho est "un homme considéré sous le rapport de sa supériorité en tant que mâle". Petites perversions entre amis de la linguistique, où l'on devine que ce n'est pas tant une redoutable perte de différenciation que déplore Zemmour, mais une prééminence hiérarchique digne, de fait, de passages que j'ai oubliés de la Bible et du Coran, où l'on remercie le Créateur de n'avoir point été fait femme, et où l'on pose comme évidence première la supériorité du mâle sur la femelle. Prétendre être différencié sans hiérarchie d'ordre naturaliste va-t-il me reléguer direct dans les rangs peu glorieux des égalitistes de Muray, ces pourvoyeurs du tout et n'importe quoi ? Tout le monde s'en fout, mais je cours le risque !

Car il est définitivement hors de question que je fasse mien ce néo-néologisme de John Gray lorsqu'il évoque les "dissimilitudes" naturelles entre Martiens et Vénusiennes. Ces dissimilitudes qui, de toute éternité, rendraient toute connivence impossible entre les deux sexes. Pourtant, comme le rappelle avec un bon sens absolu Mme Badinter, si abîme il y a, il est moindre entre un homme et une femme de même culture / niveau social, etc. qu'entre deux hommes ou deux femmes que leur histoire / culture / références séparent. La France du "oui" et celle du "non", la France d'en bas et celle d'en haut sont dotées de chattes et de couilles.

J'en reviens à John Gray parce que Zemmour ne dit pas autre chose lorsqu'il essentialise, comme on dit, les hommes et les femmes. "Les hommes prisent l'uniforme, l'action, la résolution de problèmes, l'autorité et les voitures (etc.). Sur Mars, les valeurs primordiales sont le pouvoir, la compétence, l'efficacité et la réussite." "Les Vénusiennes ont un tout autre système de valeurs, fondé sur l'amour, la communication, la beauté et les rapports humains. Sur Vénus, parler de ses problèmes n'équivaut nullement à demander à son interlocuteur de les résoudre. Il est dans leur nature de chercher à rendre le monde meilleur." Amen.

Si cette femme est l'avenir de l'homme, personnellement, je mets les voiles.

Pour autant, je n'ai aucune envie de voir ressusciter la figure extatisante du défunt patriarche décrit par le pamphlétiste comme un stakhanoviste - il baise autant que je fume et en changeant de marques de cigarettes - tayloriste : il organise implacablement sa vie entre sa femme (pour la famille et le statut social), sa maîtresse (pour l'amour) et les putes (pour le plaisir). Où ce qui est de l'ordre de la distinction se révèle plutôt comme une fragmentation, un mal du siècle.

Là, c'est Stendhal qui entre en jeu. Il est beau, Eric, quand il ouvre son coeur et confesse cette peur viscérale que l'homme aurait du féminin, ce féminin qu'il ne pourrait donc appréhender dans sa totalité au risque de l'aliénation. L'homme ne saurait, en conséquence, tout à la fois aimer et désirer, ce pourquoi, en grand psychopathe, il serait dans l'obligation, pour survivre, de découper en tranches le corps délictuel. Il resterait aux femmes ce choix de Sophie à faire "entre amour et plaisir". Car même enragée de désir et noyée dans le plaisir, à la figure de la femme aimée se superposerait immanquablement celle de la mère... Et c'est ce même Zemmour qui prétend que les "soixante-huitardes" n'ont pas coupé le cordon du fils !

Ce lieu merveilleux de l'échange atomique entre deux êtres qui s'aiment, s'admirent, se respectent et se désirent, cette somptueuse sauvagerie des corps, cette ultime violence animale seraient du domaine de l'utopie... Honoré de Balzac en a magnifiquement relevé la simple rareté, dans un extrait de La cousine Bette que cite généreusement Zemmour : "L'amour, cette immense débauche de la raison, ce mâle (tiens donc !) et sévère plaisir des grandes âmes, et le plaisir, cette vulgarité vendue sur place, sont deux faces différentes d'un même fait. La femme qui satisfait ces deux vastes appétits des deux natures est aussi rare, dans le sexe, que le grand général, le grand écrivain, le grand artiste, le grand inventeur, le sont dans une nation." Or ce qui vaut pour l'un, vaut pour l'autre. Quand il conspue le "couple" rassemblé dans ces deux faces, de quel courage viril Eric fait-il preuve ? Se serait-il fatigué de la quête avant de l'avoir commencée ? Serait-il de ces défaitistes innombrables, de cette armée de vaincus où toutes choses se valent entre elles et où l'abdication avant la peine est le plus sûr moyen de continuer à se lamenter en faisant des boucles avec son noeud ?

suivre)

Publié par Cosmic Dancer à 11:39:08 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (35) |

De Festivus le mal-lecteur ? | 18 décembre 2006

N'étant pas spécialiste de Philippe Muray et de la complexité de sa pensée, je m'autorise cependant à signaler à quel point Eric Zemmour s'y réfère, et avec quelle absence d'esprit.

Finissons-en avec la lecture d'Homo festivus par Zemmour. Car à y bien regarder, c'est de Philippe Muray qu'il s'est largement inspiré, déviant les propos du penseur dans la misère de son caleçon, sans prendre jamais la peine de le citer.

L'opuscule est de fait largement émaillé, sinon de concepts, du moins d'expressions directement empruntées à Festivus festivus, et Zemmour de prétendre apporter aux constats de Muray sur le monde d'aujourd'hui la résolution de la source (les femmes et les homosexuels), ainsi que la solution miracle (l'islam et "le jeune Arabe" couillu, j'y reviendrai). Avec le fléau de l'égalitisme de Muray, que pointe d'ailleurs également l'écrivain Mona Ozouf, Zemmour se targue de débouter l'une des plus grandes inventions philosophiques, au nom de laquelle, précisément, se sont battues les premières féministes lorsqu'elles ont engagé les femmes à trouver le chemin de leur simple dignité, et au nom de laquelle s'élèvent aujourd'hui les voix de la raison contre celles du tout-relativisme : la transcendance de la morale universelle, dont il ne cesse de prétendre qu'elle fut l'invention de nos sociétés prétendument féminisées et athées qui auraient mis à mort les valeurs judéo-chrétiennes permettant toutes les distinctions. "D'abord, on ne parle plus que de grands principes, d'universel, d'humanité : il n'y a plus d'hommes, il n'y a plus de femmes, rien que des êtres humains égaux, forcément égaux, mieux qu'égaux, identiques, indifférenciés, interchangeables." Qu'il aille donc raconter ses sornettes aux jeunes filles des banlieues en lutte quotidienne pour leur survie, en cela fort heureusement soutenues par un certain nombre de leurs "frères". Qu'il aille raconter cela aux Saoudiennes, aux Iraniennes, ou encore aux Chinois et aux Coréens du Nord, aux victimes de Pinochet, aux homosexuels égyptiens...

Naturaliste, Zemmour accorde ses violons avec ceux de guides psychologistes au succès retentissant : ainsi de John Gray et son épouvantable Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. Où la fatalité d'une vie s'abat sur le nouveau-né selon qu'il en ait ou pas entre les jambes. Où rien ne saurait déterminer un être et une existence en dehors de ce signe d'appartenance à l'un ou l'autre genres qui composent l'humanité et les vouent par essence, selon ces zélés expliciteurs, à un éternel conflit. Mais c'est finalement un tout autre sujet, que je reprendrai aussi.

Cet Homo festivus "bobo" coupable de la relégation des classes populaires dans les périphéries des métropoles et insensible au principe de réalité, que l'humanité régressive méconnaît, tel un enfant capricieux dans l'expression de sa toute-puissance tant que l'autorité parentale ne désigne ni les limites, ni la loi, cet Homo festivus institutionnel qui réclame à l'Etat toutes ses becquetées ludiques et tous ses particularismes, Zemmour le désigne, bien sûr, sous les traits du combat des féministes et celui des homosexuels pour avoir le droit d'exister sans risquer l'opprobre des temps jadis – mais lesquels, encore une fois, pour ces derniers, si ce n'est un âge d'or fantasmé qui ferait fi de la culture grecque !

Empruntant à Muray, encore, sa déploration d'une culture de la transparence, Eric l'associe au matriarcat, le patriarcat ayant, selon lui et durant des siècles, cultivé l'art du secret : "Le matriarcat, c'est la transparence, la mise à mort de tous les secrets, la fusion placentaire. Comme dans tout régime totalitaire, le secret, voilà l'ennemi." Comment le contredire sur ce dernier point, qu'avant lui George Orwell avait annoncé et que le succès de la télé-réalité, suivi de celui des blogs et autres myspaceàmoi (!) ne peut que confirmer ? Mais une fois encore, s'il reconnaît le syndrome, il diagnostique l'origine du mal avec mauvaise foi, et sans le moindre humour. Et quelle étrange idée que celle de la transparence associée au "caractère féminin" dont les grands auteurs ont toujours admiré ou honni l'art de la dissimulation et du mensonge, de la duperie et de la duplicité...

"L'homme finit par s'y résoudre", enchaîne-t-il, "c'est lui qui doit guérir. Qui doit se transformer. Qui doit lier désir et sentiment, sexe et famille, pulsion et fidélité. C'est l'homme qui doit devenir une femme." On lui conseillerait là volontiers de relire l'admirable Elisabeth Badinter, qui dans Fausse route rappelle comment les femmes et les filles d'aujourd'hui jettent celui qui se montre, pour une nuit, inapte à les faire jouir.

Citant encore silencieusement Muray, il s'afflige à juste raison de la fabrique gigantesque d'individus festifs, "légers comme des bulles, qui s'éclatent, achètent des images". De ces crétins que dénonce Jean-Paul Brighelli, de cette armée d'esclaves enrôlés dans l'enfer d'un système économique dément, et que les femmes auraient bâti ! Quelles sorcières, décidément, que ces femmes qui ont le tort d'exister et dont le pouvoir sans limite est responsable de tous les fléaux ! Et quelle logique implacable, le rôle de la mère se bornant à ouvrir, sous la bienveillante et complaisante surveillance de son Grand Vagin, le bal infernal du Jeu, et du Je...


(à suivre)

Publié par Cosmic Dancer à 19:19:06 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (5) |

Au nom de la bite du père, de celle du fils, et de la sainte matrice | 16 décembre 2006

"On croyait justement être sorti depuis trente ans de cette image 'traditionnelle' de la femme. On avait lu Catherine Millet", renifle Eric, fustigeant ces "jeunes générations (qui) sont les plus réactionnaires, les plus révoltées contre les leçons libertaires données par leurs mères". Ces fameuses soixante-huitardes, donc, qu'il accuse pourtant d'avoir véhiculé les qualités supposément féminines de romantisme et d'amour, mais étant donné qu'il n'est pas à une contradiction près, poursuivons.

Quand Zemmour brandit la figure de l'innocente enfoutrée (expression de l'excellent Philippe Muray), Laurent Guimier et Nicolas Charbonneau, les auteurs décevants de Génération 69, lui opposent Virginie Despentes et Claire Castillon. Et mettent un point d'honneur à prouver que la jeunesse de leur âge est plus "libérée" que celle de la génération précédente puisqu'elle est très à l'aise avec les sex-shops, les sex-toys, les soirées porno en couple et les clubs échangistes qui, il est vrai, se sont multipliés comme des petites pines - pardon, des petits pains.

Et les deux comparses ont tout intérêt à se montrer libéraux sur la question, et mieux armés que leurs géniteurs à qui ils reprochent de leur piquer leurs adorables copines, qui ont une propension tellement romantique à préférer les tempes grises et les bourses pleines aux porte-monnaie vides. Mais l'amour tarifé étant réservé aux hommes, et condamné par les femmes, comme Eric s'égosille à le rappeler, il ne saurait évidemment être question de vénalité quelconque, quitte à sacrifier la ride, après tout charmante à y bien regarder. Et il reste toujours l'adultère - ah non, c'est une caractéristique masculine, qu'il dit, Eric - car les chevaliers servants prêts à lever leurs troupes à l'appel larmoyant de la belle que son légitime n'embrasse/ne flatte/n'écoute/ne complimente/ne promène/ne couvre pas assez de cadeaux constituent une légion jamais à cours de réservistes.

"Je baise plus et mieux que papa", un nouveau leitmotiv ?

Une vraie guerre testiculaire, à en croire Zemmour : "Jadis, il y a encore trente ans, nous vivions sans le savoir en des temps archaïques : le chef de meute, le père, se voulait la puissance, le seul pénis bandant, le seul phallus de la maison. C'était la loi du père qui obligeait le fils à bander et baiser ailleurs." Alors ce fils qui, toujours selon Zemmour, aurait baisé sous la "domination-protection" de la mère dans une maison sans père, rétorquerait avec ses complices des temps modernes au moyen de sa sexualité affichée dans toutes les vitrines, sur tous les écrans, et sur les pages des magazines, dans le même temps qu'il est censé n'avoir aucune activité libidinale, si ce n'est la plus banale et affligeante lorsqu'elle est monogame, comme Eric le signale sans citer ses sources.

Mais où ces mecs en appelant à leurs archétypes générationnels de divas du sexe (il n'est aussi que de songer aux vieux cons précédents qui s'en réfèrent sénilement à l'âge d'or d'Emmanuelle) lisent-ils du sexe et de l'érotisme dans les pages de La vie sexuelle de Catherine M. ou dans celles de Baise-moi, qui, bien autrement que d'enchanteurs brasiers ou d'impertinents brûlots, ne reflètent de l'époque que ce qu'elle aime entendre ?

Ca va pas fort, au royaume des hommes...

(à suivre)

Publié par Cosmic Dancer à 17:55:33 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (0) |

Zemmourinades - I | 16 décembre 2006

Sur toutes les inepties qui étayent cet essai, que, je le répète, je trouve par ailleurs passionnant, mais pas forcément pour les meilleures raisons malgré qu'il soulève parfois de justes questions et établit aussi de bons constats, et dont je persiste à penser, malgré que la question des femmes, de leur condition, du féminisme et du rapport entre les sexes paraisse à certains le marronnier suprême des cinquante dernières années, qu'il est urgent d'en rediscuter les thèmes et les termes, j'ai décidé de créer une sorte de sous-rubrique express, juste pour les relever, car elles ne m'inspirent rien de particulier. Désolée pour cette construction alambiquée.

a) De la disparition regrettée de la figure virile en, notamment, Jacques Brel, dont on sait pourtant sa propension à pleurer en compagnie des marins du port d'Amsterdam, pendant qu'ils pissent sur les femmes infidèles.

b) De la disparition du poil et de l'adoption de bijoux comme phénomène absolument récent chez les hommes, la faute aux féministes (alliées objectives des tantouzes, et j'utilise le terme à dessein) : les Egyptiens s'épilaient et se couvraient de bijoux, de même que Celtes, Gaulois et Romains en portaient...

c) Du besoin sexuel réservé aux hommes : ce n'est pas ce que nous conte l'Ancien Testament avec l'épisode de Sodome et Ghomorre, ni celui de l'adoration du Veau d'or.

d) De l'homme d'aujourd'hui interdit de drague, dont on sait pourtant à quel point une majorité se plaint de souffrir, au contraire, d'être devenus de purs objets du désir féminin et d'avoir en ce sens à fournir des certificats de réussite technique, l'exigence d'idéales performances en faisant débander plus d'un.

e) Tout en déplorant l'atomisation de la tradition judéo-chrétienne et sa trinité familiale (que le féminisme n'aurait de cesse de réduire à néant), il affirme que "les femmes - aidées depuis deux mille ans par l'Eglise catholique - se sont efforcées de canaliser les pulsions sexuelles de l'homme". Faudrait savoir...

f) L'amour serait une lubie exclusivement occidentale. Quid du Cantique des cantiques, de l'amour que le roi Charyar se découvre pour la conteuse Sheherazade et des films de Wong Kar Wai ? De la littérature et de la vie réelle, sur tous les continents, de tout temps, évoquant les amours contrariées et les passions rares ?

g) La mixité serait une plaie, récente elle aussi, et surtout celle pratiquée à l'école publique, qui "anesthésie la virilité des petits d'hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère et à ses clones (toutes les autres femmes) pour trouver leur vérité virile". Ils ont fait comment, nos ancêtres de la Préhistoire, pour devenir des hommes, à l'époque où ils dormaient tous dans la même grotte, puis sous les mêmes tentes ?

Publié par Cosmic Dancer à 17:01:56 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (4) |

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