Moi :
Virgule, apostrophe.
arianesurunfil@yahoo.fr
Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.
![]()
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 |
Depuis le 01-06-2006 :
316152 visiteurs
Depuis le début du mois :
1823 visiteurs
Billets :
523 billets
"Si je m'appelle Achille, j'ai le talon haut placé."
Publié par Cosmic Dancer à 19:39:18 dans Inaimables humeurs | Commentaires (8) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 15:11:05 dans Inaimables humeurs | Commentaires (19) | Permaliens
Moi je viens seulement de couper le contact après avoir brillamment opéré un créneau à gauche dans l'espace très limité qui se tient là comme un miracle entre deux véhicules, jouant du compas dans l'œil des meilleurs jours, j'ai des témoins. De bonne humeur, je m'énerve même pas après la ceinture qui coince. Je l'aime, la ceinture, aujourd'hui. Aujourd'hui, j'aime jusqu'aux petits défauts de tous les objets qui m'horripilent, c'est dire si je suis en phase d'ascension vers ce qu'il ne faudrait pas non plus prendre pour une sainte et universelle empathie, faut pas exagérer.
Mais j'ai l'air tellement sympa quand je souris. Lorsque le mec toque à ma vitre, je constate immédiatement quand même que c'est pas pour me faire la cour. Ca m'étonne. Un jour de zénitude comme celui-ci. J'ouvre tranquillement la portière et je dis rien, j'ai le temps de rien dire, même pas bonjour ! ou oui ? Le type a un vocabulaire obsessionnel répétitif qui se limite apparemment à ça : Ma voiture !
Telle saint Glinglin éternellement ravie sur son nuage hydrophile, j'en suis encore à sourire gentiment, ce qui me vaut d'être prise pour une parfaite idiote, je le déduis abruptement au fait qu'il renouvelle sa litanie avec une expression toujours plus courroucée.
Bon. J'arrive. Je redescends sur terre. - Oui, votre voiture ? - Vous avez failli toucher ma voiture !
Ouh la. Il tend un bras accusateur vers la Ford rutilante qui me coince à l'arrière. - Je me suis garée, oui.
C'est un fait objectif, je ne vais pas contester. L'aveu lui donne des ailes aptes à soulever sans mal sa surcharge pondérale. Et à m'agonir d'insultes plus pitoyables les unes que les autres. Ca y est, je m'énerve. Pour le surprendre, je bondis littéralement hors de mon habitacle, dont je claque la portière avec assurance tout en me dirigeant sur lui pendant qu'il recule vers le sien, d'habitacle. J'y suis. J'observe le pare-choc avant. - Où est le problème ? J'ai failli ?
Nullement impressionné par mon gabarit, il s'approche de moi à son tour, presque à me toucher, je sens que je risque d'en prendre une si je continue. Le mec est mal luné, et il a décidé que j'étais son déversoir. Un type arrive, indifférent. Je l'alpague : - Monsieur a un problème avec sa voiture : j'ai failli la toucher. Voulez-vous bien constater avec moi que j'ai failli ?
L'autre se bidonne, se penche, constate, rien à signaler, se retourne vers l'énervé dont la disgracieuse logorrhée commence à me poisser les tympans. Ce qui finit par agacer mon allié, dont le hasard a bien voulu que la masse corporelle intimide l'inélégant personnage et lui fasse remballer sa mauvaise gouaille. - Merci, Monsieur, dis-je à ce chevalier improvisé. Puis, me tournant vers l'autre, quand même, et choisissant pour l'occasion le tutoiement, après tout ce qu'il m'a balancé, on est intimes, non ? - Si j'avais pas été seule au volant, tu m'aurais pas fait chier comme ça, hein ? T'es un courageux, toi !
J'ai un peu une petite gueule de frappe qui se moque du monde entier, dans ces cas-là, et c'est horripilant, je le sais. Le sombre individu se ramasse tel un élastique distendu sous le regard impérieux de mon sauveur, mort de rire, qui acquiesce et s'éloigne. Et je m'éloigne aussi. L'autre fait des trucs sexuels dans le langage des signes, à l'abri dans sa caisse, et à moi destinés. Pas téméraire non plus, je tourne les talons, en marmonnant distinctement, l'espace d'une seule seconde, le temps qu'il comprenne bien avant que la foule me happe, cette vérité toute bête qui consiste à énoncer en deux mots que le taux d'agressivité infondée du conducteur est inversement proportionnel à la taille intime de son véhicule.
Publié par Cosmic Dancer à 17:14:34 dans Inaimables humeurs | Commentaires (2) | Permaliens
Ne croyez pas ce que vous racontent les magazines au sujet de la libération des femmes, il n'en est rien. J'en tiens pour preuve une anecdote supplémentaire digne d'illustrer clairement mon court et inintéressant propos. Je le dis et je le répète : il est impossible de rouler une pelle au premier venu, quelle que soit votre dose d'alcool dans le sang, nonobstant la sienne, et peu importe le niveau de votre température interne en fin de soirée, et même avant d'y aller.
Ainsi, accompagnée d'un homme de goût légendaire qui fut témoin de la scène et se tient prêt, en cachette, à lever la main droite et jurer qu'elle advint, je me rends à une surprise partie total ambiance dans une maison dont les us hospitaliers sont célèbres au-delà des frontières du quartier qui la ceint. Je tiens à relater ici brièvement que, la semaine précédente, accompagnée d'un aventurier sagace, je dus constater avec effroi que le danseur préfère rentrer avec ses potes plutôt que finir la soirée avec nous, tranquille Mimile à la maison, avec une excellente bouteille.
La fête bat son plein, donc, et après avoir distillé d'affreux conseils existentiels à un cénacle de jeunes et adorables futures bachelières aux yeux tout aussi illuminés que les miens, à défaut d'être lumineux, je retrouve sur la piste aux étoiles mon accompagnateur qui m'a fait la promesse suivante avant que les festivités ne commencent : choisis ta cible, j'assure. Un bref debriefing, et nous tombons d'accord sur l'affligeante réalité : les représentants du genre masculin, pourtant en abondance ce soir-là et ici même, n'ont pas vraiment l'air accortes.
Mon sens du renoncement en poche, je décide quand même que c'est trop triste et qu'il est temps de passer aux choses sérieuses. Lesquelles se déroulent en trois minutes, environ, et à peu près de la manière suivante. Débordant de mansuétude, je vise le solitaire assis sur un rebord de fenêtre et me contemplant depuis quelque temps. Il est tout à fait repoussant, mais il présente la qualité de ne sembler ni plus ni moins idiot que les autres, d'avoir l'air hétérosexuel, et, surtout, morose. Quand je m'approche pour me présenter succinctement en le saluant érotiquement, cet affreux imbroglio poilu comme un yéti, dépourvu de toute grâce et manifestement sans vie intérieure hormis quelques légitimes remugles, ce chef-d'œuvre de vacuité qui n'avait pas la moindre chance de se faire embrasser, ce haut-lieu du désespoir amoureux, ce cagibi d'aisance dont on se demande ce que fait la nature qui a horreur du vide manque me coller une baffe. Voilà où mène la générosité. Si ça continue, je reprends ma cornette.
Publié par Cosmic Dancer à 17:12:34 dans Inaimables humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 17:05:30 dans Inaimables humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
Oui ?