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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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De la difficulté des femmes à élever seule un enfant - De l'art du secrétariat à 5 ans | 16 décembre 2007

Enfin !

Les études se multiplient, les experts s'arrachent les cheveux et la primeur des idées : oui, les femmes élevant seule un enfant se paupérisent dangereusement, et leur quotidien lorsque le père se décharge d'absolument tout devoir - moral et financier -, et - inqualifiable - toute présence aimante et tout rôle structurant - est un enfer dont voici un exemple, inspiré par un commentaire de l'entarteur M1lin - sans aucune confusion possible, pourtant, entre Jacques Martin, Claude François et Alain Delon (absolvez-moi pour cette digression inutile). Ou comment une mère jonglant entre vie professionnelle - collecte de pièces jaunes - et éducation de l'enfant à son soin unique incombant, perd un job, la face, toute dignité sociale et tout espoir d'apparaître comme potentiellement sérieuse, bien que, à la réflexion, entre la pause café admise en tant que tradition (mais exprimable) et la pause intestinale dont l'universalisme devrait, dans un monde idéal, réveiller toutes les empathies, le différentiel en terme de perte de productivité soit à peu près identique :

- Allô ?
- Allllllloooooo... Bonjour...
- Bonjour, petite. Est-ce que ta maman est là ?
- Oui, Monsieur...
- Je voudrais lui parler, c'est pour du travail.
- Heueueueueueu...
- Tu veux bien lui dire qu'un monsieur appelle pour du travail ?
- Ben heueueueueueueu...
- Elle est là, ta maman ?
- Oui. Mais elle ne peut pas venir, là, elle...
- ...
- Elle est en train de faire caca.

Publié par Cosmic Dancer à 23:09:24 dans Inaimables humeurs | Commentaires (20) |

Vous avez gagné le droit de me revoir | 02 décembre 2007

- Bonjour, Monsieur l'éventuel futur employeur. Je me présente...
- Présentez-moi plutôt les motivations qui vous conduisent à vous passionner pour notre entreprise, ses pages de pub fièrement chatouillées par les publi-reportages qu'effectuent depuis des lustres tout ce que les provinces de l'Hexagone comptent de malheureux en quête d'ascension improbable.
- C'est un fait. Les non-chroniques suintent la négociation bilatérale rondement menée par votre armada de marketteurs, ainsi que l'arnaque du lectorat qui manifestement s'en contente, étant donné la force de vente que déploient vos commerciaux intarissables, vos publicitaires avisés et vos hôtesses infatigables.
- Vous avez bien parlé. CV ?
- Comme vous pourrez le constater, je...
- Bien. Vous semblez avoir les capacités requises. Voici un test : quatre de ceci, deux de cela et deux de ça.
- J'éprouverai un plaisir extrême à vous faire part de mes connaissances en la matière, cela va sans dire.
- Le plaisir, Damoiselle, guidera vos pas sur le chemin de la jouissance des vraies bonnes travailleuses. Revenez dans deux jours.
- Verdict ?
- Concluant. Vous semblez sérieuse. Maintenant, écrivez-moi une lettre, follement libre, follement imaginative, pour me prouver que vous êtes la personne exacte que nous espérons pour cette, je vous le concède, lourde tâche. Ayant alors gravi les échelons jusqu'à la dernière marche avant que ne s'ouvre la porte glorieuse de l'employabilité, vous aurez certainement gagné le droit de me revoir.
- Mais je vais m'en faire une joie sadique, sombre gros tas. Ensuite, nous parlerons salaire, n'est-ce pas ?
- Mieux vaut ne pas.

Publié par Cosmic Dancer à 17:10:07 dans Inaimables humeurs | Commentaires (10) |

Cher Barbu | 27 novembre 2007

Pour moi, tu ressembles à Valentin, le syndrome copulatoire en moins. D'autre part, j'ai horreur des barbus quels qu'ils soient, dont les lèvres pincées ne profèrent que des horreurs et autres propos orduriers - ainsi de la Quiète Assemblance à Lyon sur la récente initiative du Diocèse de faire en sorte que musulmans et chrétiens se comprennent - ô que d'amour en la place suprême de la Vierge et celle de la Sainte Aïcha ! Que de tolérance pour la face cachée des femmes ! J'en verse une larme de repentance relativement à mes propos de mécréante - pour les juifs, on verra plus tard, mais que l'on se rassure, qui se ressemblant s'assemblant, les pires répondront à l'appel -, quand ce n'est se taisent complaisamment, tout occupés qu'ils sont à se pourlécher le poil, dans le meilleur des cas agrémenté de redevances alimentaires en quête de sens existentiel, voire d'une fragrance de dentifrice au menthol pur auquel, je pêche, je préfère encore l'odeur des clopes.

D'autre part, je ne convoite rien et je fuis les commerces, sauf mon vieux boulanger du coin qui va retourner dans le bâtiment parce que le propriétaire reprend les murs pour en faire des logements étudiants. J'ai raté le pot de départ, voilà ce que c'est d'être toujours par veaux et par mon. Je ne veux rien, vieille barbe. Rien qu'on trouve dans les magasins.

En outre, je ne te ferai pas l'outrage de m'agenouiller pour autre chose qu'une délicatesse réservée aux imberbes, cela dit te priant par désœuvrement de bien vouloir améliorer le monde, et y allant de mes lamentations de belle âme sur l'insupportable des naufrages auxquels, pervers, nous nous livrons. Se référer, si besoin est, au post parlant de champignons et divers autres, soyons empathes et soyons bons.

Cela précisé, je me vois dans l'obligation de te faire part de mon absence de cheminée.

Autrement dit, fuck off, comme on cause en anglais.

Publié par Cosmic Dancer à 21:08:19 dans Inaimables humeurs | Commentaires (2) |

Mode and Art | 24 novembre 2007

- Regarde cette performeuse, tu vois, elle a mis un cube blanc au centre de la pièce et ensuite, elle se jette sur une motte d'argile pendant qu'une chanteuse vocalise.
- Hum hum. Je suis aimable comme une agrafeuse. Devrais-je dire "transgressive originalité" ?
- Tu vois, elle a les pieds nus.
- Pour évoquer l'aspect sauvage et instinctuel de "la femme", je suppose. La créativité qui ne pense pas, le truc purement tripal vaginal, c'est ça ? Devrais-je dire "féminin, sensible" ?
- Regarde son visage qui se crispe quand elle crée.
- Ah oui. Ça me rappelle le mien, constipé. Totale souffrance. Devrais-je dire "solidarité" ?
- Hi hi hi hi.
- Surtout, surtout ne pas penser. L'intellect, c'est un mot de vilain, l'utérus en phase contractée, le saint des saints. Devrais-je dire "respect" ?
- C'est vrai que ça pue la chatte, remarque. C'est pas vraiment intelligent.
- L'inélégance de la formule n'étant pas de ta fabrication, passons. Ce n'est pas d'intelligence que je parle, mais de sens. Devrais-je dire "Excusez" ?
- T'es misogyne.
- Je suis agacée. Et les passionnés debout, autour, pendant trois heures ? Devrais-je dire "collectif citoyenneté" ?
- Ils sont témoins.
- Ah oui. Et sans tressauter. Je bâille, ça m'agace, j'ai envie de danser. Devrais-je dire "Il faut me pardonner" ?
- Je te rejoins, tu sais. Mais elle a raison de s'exprimer !
- Sans doute. Et moi je me tais. Devrais-je dire "fais comme si de rien n'était".

Publié par Cosmic Dancer à 19:40:08 dans Inaimables humeurs | Commentaires (24) |

Je t'aime ma bête | 20 novembre 2007

L'Idée n'a pas mes yeux, mon visage et mon corps jetés en pâture au vacarme.

Je t'aime ma bête. Dans tes terminaisons verbeuses, nerveuses, l'instinct sauvage qui t'électrise du bas des reins à l'encéphale, forêt bruissante, muette et diserte et bavarde et je vous emmerde. Dans tes narines le goût de l'odeur, larges comme des baies, une fragrance primesautière. Ta nonchalance est éternelle, avec elle tes sens aux aguêts, sniffe, sens. Panse tes plaies en fuyant la meute - l'humain en toi donnera spectacle, ô charme de l'indiscernable. Panse tes plaies, marche. Du désert tu connais l'absence et la bonté anthropophage.

Mon tapis de jeu vous plaît ? L'empathie est sa douce fringale, péché mineur et chérissable. Venez à lui tandis que moi égoïstement je sirote un vin, slurp, slurp, et je fume mes mains, tsouin tsouin.

Je t'aime ma bête avec ta gueule de tragédie inconséquente et ton appétit insatiable. L'hiver est rude, je te cède la place. Renifle, cherche, cherche une trace sur le bitume, plus loin, dans les champs sertis de forêts, jouis de la pluie cinglant sur ta peau, frémis silence en ta fourrure, ta peau, ton suprême canular, luisant. C'est moi ma bête, moi qui baise de mes doigts ton poil, qui l'entretiens, le fouille, le lustre en son soyeux. Ouvre ta gueule sous la fougère, je sniffe le goût du gland amer, l'emprise du chêne.
- Salut P., tu me sers un verre ?
- Salut toi ! Ça va ?
- Super !

C'est pour vous qu'on se bat, camarades.
Bien sûr, of course, certo, siguro, natürlich, z'êtes trop bons, je récite le credo annuel.

Je t'aime ma bête. Le passé, l'avenir tu t'en fous. Le présent n'a pas d'existence.
- Tu es tellement jolie.
- Ça me fait une belle jambe.
- Te plains pas, t'as de la chance.
- Ah ouais, c'est si fondamental. Support, surface, ma superficie ne va pas crier scandale. Planeur dans le vide, ça plane.
- Pourquoi les gens se rencontrent pas ?
- Parce qu'ils le veulent pas, quelle question.

Je t'aime ma bête, solitaire majeure, intouchable.
Ça sent la terre humidifiée quand l'air se charge de cyclones et que ton corps entier l'avale, feuilles pourrissantes, vers à l'ouvrage, atomes de morts, j'ai pas compris la fin de l'histoire selon Muray, l'heure du diable et l'heure de ma bête ne sont pas à philosopher.

L'homme au comptoir - un bon sauvage - me prend l'œil d'un œil solitaire et en partant me dit bonsoir.

Bonsoir ma bête. A la revoyure dans les naufrages.

Tu te souviens, toi, tu te souviens d'une main de femme. Ma bête a l'adresse sans mémoire.

Go working Babe
Go working Babe
Shut up and work and.

Publié par Cosmic Dancer à 21:45:25 dans Inaimables humeurs | Commentaires (3) |

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