Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

Impolitesses


Moi :
Virgule, apostrophe.

arianesurunfil@yahoo.fr

Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.

Contrat Creative Commons



Compteur

Depuis le 01-06-2006 :
734240 visiteurs
Depuis le début du mois :
9028 visiteurs
Billets :
467 billets

Ouvrir les yeux sur la situation au Liban | 23 janvier 2007

Je copie ci-dessous l'écrit qu'a publié le remarquable Wil - Window In Lebanon - ce matin. Qu'il en soit ici encore remercié.

"Pourquoi je ne suis pas allé travailler"
ou "pendez les gauchos qui vous racontent en France
que les insurgés libanais sont des forces de progrès"

Ce matin, j'ai quand même pris ma voiture pour aller au travail, malgré un SMS vers 7h30 prévenant que les routes étaient bloquées et que chacun était invité par la Grosse Boîte à rester à la maison. J'ai voulu me rendre compte de ce que c'est, un Liban en grève, pour voir si c'est aussi festif qu'en France où finalement les gens s'amusent beaucoup dans les manifs.

Hé bien non. Mon expérience reste toutefois moins directe que Bee, mais j'ai aussi eu droit aux pneus qui brûlent sur l'autoroute, ainsi qu'à des jets de pierre qui ne m'étaient peut-être pas destinés, mais qui m'ont vite fait comprendre qu'il y avait des choses très intéressantes à la télé aujourd'hui. Me voici donc rentré à la maison, toute velléité de me rendre au travail aujourd'hui s'évanouissant devant la détermination des insurgés.

Si vous venez sur ce blog, c'est aussi pour avoir une image plus personnelle de ce qui se passe au Liban. Je peux donc vous le dire : ces insurgés sont des voyous, des fachos, des criminels. On ne peut pas leur pardonner car ils savent ce qu'ils font. Ils détruisent le Liban en donnant un vernis de forces de progrès, comme en 75, appuyé en cela par un parti communiste et une CGT imbéciles qui voient là une occasion de se pousser du col en fournissant un pseudo-programme économique. Mais derrière la naïveté politique d'Aoun, soutenu par ses SA, se protège le fascisme politique du hezbollah, dont l'objectif reste toujours d'instaurer une république islamique au Liban en détruisant Israël s'il en a l'occasion.

N'écoutez pas les bonnes âmes qui vous diront, en voyant les images des émeutes, que la police réprime sauvagement l'expression de la liberté. La police protège les faibles, comme c'est son rôle, et maintient un semblant de civilisation dans un pays au bord du gouffre. Moi aussi sur ce blog j'ai vilipendé la corruption et le féodalisme de ce pays, et je me suis moqué des dadames d'Achrafieh, ce quartier riche et chrétien, qui préfèrent parler français pour qu'on ne les prenne pas pour des Arabes. Mais jeter le bébé avec l'eau du bain ? Tout détruire sous prétexte que ce n'est pas parfait ? Donner les clés aux fascistes associés, comme au temps du pacte germano-soviétique, aux derniers communistes en activité, qui s'ébrouent après avoir hiberné depuis la chute du mur de Berlin ? Abandonner l'idée que le Liban puisse rester la seule démocratie du monde arabe pour en faire un Iran bis ou pire une fédération religieuse ? Très peu pour le Liban. La force ne doit pas passer. La majorité, l'immense majorité des Libanais en est convaincue. Les casseurs doivent être traités comme tels. Paris III redonnera une légimité au gouvernement Siniora, et le confortera dans ses projets salvateurs.

Occidentaux qui lisez ce blog, ne cédez pas à la tentation de voir dans les insurgés les courageux réformistes qui luttent contre un pouvoir inique. Les fachos sont dans la rue, et après la Marche sur Rome, ils montrent leur vrai visage de violence pour s'approprier le pouvoir. Il faut soutenir le gouvernement, qui reste ce qui nous sépare de la barbarie.

Rappelez-vous du Liban, s'il vous plaît.

Publié par Cosmic Dancer à 12:16:47 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (6) |

Ça ne rigole plus - Confession avant massacre | 20 janvier 2007

Une jeune femme me faisait remarquer hier que j'étais manifestement, ces temps-ci, obsédée par la question du voile islamique. Etre interpellée sur ses obsessions a toujours ceci de passionnant que cela oblige - un peu comme les professeurs sont amenés à reconsidérer leurs savoirs lorsque des élèves curieux et motivés exigent un approfondissement qui nécessite des révisions et des relectures pour désenfouir des souvenirs - à réfléchir doublement.

Retrouver, dans l'histoire personnelle - car toute passion d'ordre intellectuel trouve ses sources, parfois sinueuses, dans un passé factuel ou songeur -, l'image du chemin broussailleux qui conduit à s'intéresser de plus en plus profondément à une question. Pour ce qui me concerne, une abhorration viscérale des injustices, dont j'ignore en revanche les racines enfantines en dehors des lectures qui me forgeaient. A moins qu'elle ne se soit ancrée à savoir mon père sur des chantiers lointains, week-end compris, sous la cagna, la tempête, la neige, jour et nuit. A le voir s'épuiser pour gagner des misères en édifiant des longueurs de béton à longueur de vie. Les ouvriers maçons subissaient en ce temps-là, lorsqu'ils étaient honnêtes - et ce fut sa malédiction -, outre un mépris souverain pour n'avoir pas pris l'ascenseur des Trente Glorieuses, des salaires parmi les plus bas. A sentir sur ses mains ravagées par la chaux l'odeur de la chair cuite. Les mains de mon père, immenses et meurtries, en sont peut-être pour moi le symbole.

Du père à la mère, de la condition des hommes à celle des femmes. De ma propre extraction hors d'un futur incontournable - au mieux, devenir fonctionnaire, au pire, mariée - dans une France ouvrière qui existe toujours pareillement, où l'étude demeure un miracle et les livres, une étrangeté.

La liberté, pour moi, n'a jamais eu lieu que par la littérature, les livres et la musique. Un monde hors monde capable de déverouiller le mien. L'arme absolue qui façonnerait une vie rêvée : une vie de femme. M'offrant le poison du désir, ils désignaient une voie de résistance. Se soumettre, jamais.

Réfléchir doublement. Tâchant de discerner, au-delà des formules de bonnes intentions, au-delà des discours rassurants, au-delà de la bien-pensance qui, chez la plupart de mes professeurs gauchistes, créait en moi un malaise profond comme l'intuition d'une ombre. Le plomb dans la tête de la Toute-Tolérance. Une génuflexion comme une autre.

De la condition des femmes à l'actualité, de l'islamisme à l'extrême-droite, les préoccupations ont fini par trouver leur lien. L'oppression a de nombreux visages, et ses bras sont tentaculaires.

Publié par Cosmic Dancer à 12:33:45 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (21) |

Foulard sanglant | 13 janvier 2007



La question du port du hijab en Tunisie a porté ses fruits amers, et il paraîtra toujours plus abstrait le temps où les femmes apprenaient à vivre face au ciel. Rivées, rigides, entre l'effigie du tyran et celle du salafiste.

Ce pays est volontiers considéré comme exemplaire d'une libéralité musulmane, où le principe de l'égalité entre hommes et femmes est expressément garanti par les textes constitutionnels et législatifs - 1956 : abolition de la polygamie, suppression de la répudiation et instauration du divorce judiciaire ; 1959 : droit de vote et éligibilité ; contraception dans les années soixante. Il brandit avec fierté l'expression de son progressisme, arguant de sa supériorité en la matière sur les autres pays du Maghreb.

Pourtant, l'essence même de la loi - inféodée à "l'identité arabo-musulmane" du pays - et le conservatisme patriarcal de la société tunisienne engagent à relativiser sérieusement les progrès (réels) et les discours (doucereux) du pouvoir en place. Juste un exemple parmi tant d'autres, l'interdiction faite aux musulmanes tunisiennes d'épouser un non-musulman. Voir à ce sujet le lumineux article de l'historienne Sophie Bessis.

La société tunisienne reste profondément conservatrice. Dans les faits, le quotidien des femmes est un enfer que je ne peux personnellement créditer d'aucune douceur. La virginité est une exigence réelle avant mariage, aussi les jeunes femmes pratiquent-elles la sodomie quand elles ont une relation amoureuse. Les jeunes hommes, tout aussi concernés, explorent leur vie sexuelle entre cousins et amis avant de négocier l'acte secret avec l'une de leurs premières belles. Célibataires et divorcées y sont absolument sous surveillance du voisinage, tout comme les couples mixtes et les croyants qui manquent de zèle. Impossible de s'y promener seule sans courir le risque d'être poursuivie par un essaim d'excités clamant que la femme européenne vient pour baiser. Ce qui, hélas, est une vérité et une violence : pauvres et sans possibilité de faire l'amour, de nombreux jeunes gens qui travaillent dans les grands hôtels et les magasins d'artisanat font commerce de leur virilité, au moins autant que les jeunes filles de leur beauté.

J'écrirai bientôt sur le corps de la femme tunisienne, que j'ai vu meurtri et mourant. Et sur la perpétuation sans nom de l'insoutenable violence que la lecture la plus archaïque du Coran leur réserve en réalité.


- Lorsque je prends ton visage entre mes mains pour embrasser ta joue brûlante, l'étoffe étouffe tes larmes.



Ajout tardif, à lire. Extrait : "Les Tunisiens ont été étonnés à la lecture des chiffres récents publiés par le ministère de la Condition féminine et de la Famille, montrant que 20 pour cent des femmes tunisiennes sont soumises à des violences physiques, tandis que 50 pour cent d'entre elles font l'expérience de violences verbales. Cette surprise est d'autant plus grande que la Tunisie est généralement considérée comme un pays pionnier en matière de droits des femmes parmi les pays arabes et que le taux d'éducation de sa population est très élevé.
Cette étude révèle que la violence envers les femmes au sein de la famille n'épargne aucune couche sociale, mais est particulièrement sensible dans les milieux défavorisés.
Elle note aussi que les violences sur le lieu de travail concernent essentiellement des violences verbales, l'exploitation des enfants et le harcèlement sexuel."

Publié par Cosmic Dancer à 10:54:05 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (49) |

Questions en cours - Et ça continuera | 19 novembre 2006

Souffrant hélas d'un problème technique d'accès au Net doublé de bugs divers, je ne vais écrire que de mémoire, sans pouvoir citer les sources des informations que je compte présenter là. Mais dès que possible, je les ajouterai à ce post, quitte à l'améliorer - Ce que je ne manquerai pas de signaler.

Ce préambule étant terminé, je reviens sur diverses questions soulevées sur ce blog ces dernières semaines autour du port du voile, de la laïcité, du féminisme islamique, etc., apparues dans les commentaires. Ces questions, je le répète, me taraudent depuis des années. Pas besoin d'être adulte pour ne pas souffrir l'injustice dont on pressent les marques dans le monde qui nous entoure.

Je m'interrogeais, d'une part, sur Shirin Ebadi, avocate iranienne prix Nobel de la Paix 2003 adoubée chevalier de la Légion d'honneur par Chirac. Elle n'est certes pas la seule à défendre les droits de l'homme - dans leur noble version -, de la femme et de l'enfant dans le monde. Ce qui m'a en revanche à peine surprise - j'avoue que le site iran-resist.org m'avait mis la puce à l'oreille -, c'est un lot de prises de position, ou d'absence d'engagement, ne lassant cependant pas de m'interroger. Mais une remise de médaille, qui le nierait, est un acte politique dont les tenants et les aboutissants sont plutôt intéressants.

Interviewée par L'Express (je retrouverai l'année et citerai ses propos exacts), elle estime que tout va pour le mieux en Iran, où elle n'a pas entendu parler de prisonniers ou d'exécutions politiques depuis longtemps, pour en faire (ensuite ? ou selon les supports ? j'y reviendrai aussi) l'un de ses chevaux de bataille. Interrogée par plusieurs journaux sur le nucléaire iranien, elle se garde prudemment de répondre, arguant du fait qu'une intervention américaine serait dangereuse (merci) et, argument suprême, que l'ensemble des pays la possédant devraient se débarrasser de l'arme atomique. Pirouettes jésuitiques dont elle use également chaque fois qu'on la questionne sur Amhadinejad, se contentant de rappeler qu'il a été élu - tout en soulignant légèrement que le véritable pouvoir est aux mains des mollahs. J'apprécie particulièrement sa position sur le voile islamique, qui consiste à mettre sur le même plan l'obligation qui en est faite en Iran (jamais elle ne parle de l'Afghanistan) et de celle contraire de la loi de 2004 sur le port du voile à l'école, contre laquelle elle s'est insurgée, arguant que les femmes ont le droit de choisir et que tout ça, au fond, ne serait que coquetterie vestimentaire. Un angélisme que je lui envierais presque. Ajoutons à cela que je n'ai trouvé, après des heures de recherche que je vais encore poursuivre, aucun commentaire de sa part sur le concours de caricatures de la Shoah, ni sur l'éradication d'Israël promise par Ahmadinejad et, avant lui (je revérifierai), par Kathami, qu'elle considère comme un vénérable réformateur.

Curieuse de connaître la position de féministes issues de l'islam à son sujet, j'ai constaté que Talisma Nasreen dit respecter le combat de cette dame, tout en n'employant pas les mêmes moyens. Rien trouvé de la part d'Ayaan Hirsi Ali. Ni de Chahdortt Djavann, du moins pour l'instant. Quant à la question de savoir si le combat de Fadela Amara sur le sujet s'assimile à celui de la Nobel 2003, eh bien non. "Ni putes ni soumises" est hostile au voile et l'a combattu, j'ai consciencieusement revérifié.

On pourra m'objecter le radicalisme de Talisma Nasreen, d'Ayaan Hirsi Ali (la "pire" étant donné ses liens avec Théo Van Gogh dont elle avait écrit le scénario du film) ou de Chahdortt Djavann. Pas celui de Soheib Bencheikh, ex-grand moufti de Marseille hostile et au port du voile et à un quelconque procès des caricatures de Mahomet.

Publié par Cosmic Dancer à 13:22:57 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (4) |

Je suis flippée, pas vous ? | 14 novembre 2006

L'extrême-droite surfe sur un durcissement des rapports interreligieux et brandit la menace d'un complot pan-islamique mondial devant aboutir à une grande guerre Orient-Occident, dont les ramifications ultimes ainsi que les prémices se décèleraient dans les violences urbaines, le port du voile et la construction de mosquées.

Le port d'un voile par les femmes comme signe déclaré de dévotion est commun à tous les intégrismes, qu'il s'agisse du fondamentalisme islamique, de l'intégrisme chrétien ou de l'orthodoxie juive. Personne ne pourra contester, il me semble, que la question du statut des femmes dans le monde est liée à celle de la radicalisation des religions (je ne parle pas de la Chine). Il s'agit là d'un premier point à ne jamais perdre de vue, du moins le pensé-je. Et les femmes auraient bien besoin du soutien inconditionnel des hommes lorsqu'elles revendiquent leur insoumission à ces pratiques dégradantes au nom de l'égalité et de l'indifférenciation de genre normalement garanties par la République.

Dans ce combat idéologique majeur, la surenchère n'a pas fini de nous émouvoir. Il suffit pour s'en convaincre de songer au concours de caricatures sur la Shoah organisé en Iran suite à "l'affaire des caricatures" et prévu pour être renouvelé "tous les ans jusqu'à la destruction d'Israël" - et dont la dessinatrice française FN Chard a glorieusement remporté le deuxième prix, tout en niant y avoir participé. Egalement, la question du financement des lieux de culte, qui se joue à coups de statistiques, et dont j'aimerais savoir d'où elles sortent, car je n'ai trouvé nulle trace d'enquête postérieure à 1998 et 2003 sur le site de l'Insee ou dans des références de la Documentation française, issues d'études du Haut Conseil à l'intégration sur ce qui concerne les pratiques religieuses dans l'Hexagone. Informations Insee : plus on vieillit, plus on croit. Ce qui ne manque pas de renforcer l'idée selon laquelle le degré de dévotion est proportionnel à la peur de la mort, ce qui après tout reste compréhensible, j'en conviens. Mais la pratique régulière d'une religion est plus fréquente chez les femmes (parce qu'elles vivent plus longtemps ?) et chez les étrangers (parce qu'elle correspond à un besoin identitaire ?).

Mais là où je voulais en venir, encore une fois, c'est que ces batailles rangées entre les obédiences religieuses, qui s'accordent volontiers, en revanche, sur ce qui concerne les (non)-droits des femmes et des homosexuels (le débat récent sur la Gay Pride à Jerusalem en est un exemple frappant), se fondent sur des arguments et des faits ahurissants dont personne, semble-t-il, ne se fait l'écho, encore une fois, en dehors d'associations dédiées. Ce qui continue d'exaspérer les foules - allez vous balader sur le Net, vous verrez -, et de les jeter dans les bras de l'extrême-droite qui prétend, elle, ne pas les manipuler et leur livrer l'information, la vraie, exaspérant les chiffres jusqu'à prétendre qu'il y a en France 8 millions de musulmans, les moindres étant de l'ordre d'un peu plus de la moitié en 1996. On assiste, jour après jour, à une radicalisation des opinions jusqu'à entendre déplorer un "intégrisme laïc" (!!!!) dont le seul tort est de vouloir préserver la paix sociale en affirmant cette valeur essentielle et constitutive de notre république, le répétera-t-on jamais assez.

Et ce n'est pas le combat de la prétendue féministe Shirin Ebadi, avocate iranienne prix Nobel de la paix 2003 récemment adoubée commandeur de la Légion d'honneur par Chirac la semaine dernière (source : elysee.fr) qui fera avancer les lumières, celle-ci, comme nombre des représentantes du "féminisme musulman", ayant un sens des "droits de l'homme" et de la "lutte contre l'intolérance" plus qu'en accord avec le principe de la charia. Je vous conseille à ce sujet le site iran-resist.org, un écho dissonant dans les salons feutrés des mollahs, et, bien sûr, le site prochoix.org, où s'expriment les voix claires de Caroline Fourest et Fiannetta Venner. Le Président de la République aurait-il été mal renseigné ? La Polonaise Maria Szyszkowska qui, elle, se bat vraiment contre l'intégrisme, mais catholique, il est vrai, dont son pays est un joyeux exemple, ne fait jamais les gros titres et ne risque pas, apparemment, de recevoir une quelconque médaille (source : penelopes.org).

Mais Chirac n'est évidemment pas le seul à faire passer des messies pour des lanternes. On connaît le credo de Sarkozy : "La dimension morale est plus solide, plus enracinée lorsqu'elle procède d'une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu'elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain" (in La Religion, la République, l'Espérance). Et, du côté des socialistes, en dehors du goût de Delanoë pour Jean-Paul II, ce mail très instructif de Jean-Paul Huchon (DSKiste), président du Conseil régional d'Ile-de-France : "En ce lundi 1er Chawel 1427 de l'Hégire, qui correspond au 23 octobre 2006 de notre calendrier, je souhaite à tous les musulmans d'Ile de France et de France une très bonne fête de l'Aïd al Fitr. Je souhaite qu'Allah accepte votre jeûne et vous comble de Sa Clémence et de Sa Miséricorde." (source : Observatoire du communautarisme)

Amen.

Publié par Cosmic Dancer à 08:26:13 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (64) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| >>