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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Magicus ininterruptus | 26 octobre 2007



Je rêve de glaciers et de feux d'artifice en Islande.

(Je rêve de sous-bocks magiques.)

Publié par Cosmic Dancer à 10:27:48 dans Ce goût des autres | Commentaires (3) |

Au combat, camarade. Acère ta plume. | 26 octobre 2007


Ça ne m'étonne pas, tu connais tous les furieux de la terre.

Lui, avant-hier soir dans le sas à clopes.

Publié par Cosmic Dancer à 10:17:49 dans Ce goût des autres | Commentaires (0) |

Place de la Paix | 24 octobre 2007

En cet après-midi unique ils se savaient uniques. Uniques et respectables. Ils se savaient uniques et seuls. Le déchirement n'était pas factice, pas plus que la faim supérieure torturant leurs entrailles. Ils se mordirent. Ils ne pouvaient que se mordre et se taire. Place de la Paix, ils s'aimèrent : ils perdaient l'usage du mensonge. Place de la Paix, ils ignorèrent le monde où ils étaient blessés.

Jean-Pierre Théolier - Résidence. Z'avez qu'à chercher sur le ouèbe.

Publié par Cosmic Dancer à 13:12:48 dans Ce goût des autres | Commentaires (1) |

A nos fantasmes | 15 octobre 2007


On devrait toujours être légèrement improbables.



Oscar Wilde, Aphorismes.

Publié par Cosmic Dancer à 16:38:21 dans Ce goût des autres | Commentaires (13) |

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier | 05 octobre 2007


Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n'ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d'où je puisse attirer l'attention d'un dieu : on ne m'a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l'athée. Je n'ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m'inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n'était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m'atteindrait moi-même car je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier.

En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l'apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n'atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d'un souffle de vent dans la cime d'un arbre, je me dépêche de m'emparer de ma victime.

Qu'ai-je alors entre mes bras ?

Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l'effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur.


Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir - aime-les tous ! Je suis ton talent - fais-en aussi mauvais usage que de toi-même ! Je suis ton désir de jouissance - seuls vivent les gourmets ! Je suis ta solitude - méprise les hommes ! Je suis ton aspiration à la mort - alors tranche !


Stig Dagerman - Notre besoin de consolation est impossible à rassassier. Texte ici.

Publié par Cosmic Dancer à 12:11:32 dans Ce goût des autres | Commentaires (7) |

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