• Vois-tu venir sur le chemin la lente, l’heureuse,
    celle que l’on envie, la promeneuse ?
    Au tournant de la route il faudrait qu’elle soit
    saluée par de beaux messieurs d’autrefois.

    ...


    R. M. Rilke, La Passante d'été


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  • L’Assemblée générale des Nations Unies tente de faire voter une résolution organisant un « Durban III » sous la forme d’un sommet des chefs d’Etats qui se tiendrait le 21 septembre 2011 à New York....
    Souvenez-vous de Durban I, rappelez-vous Durban II.
    Refusez Durban III.

    L'événement célébrerait le 10e anniversaire de la conférence de Durban de 2001 sur le racisme - un rassemblement qui a été détourné par des dictateurs et leurs alliés, et qui a fini par promouvoir l'antisémitisme et par désigner l'Amérique, l'Occident et Israël comme Etats racistes.
    Si les États-Unis, le Canada et l'Australie s'opposent à cette résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, le vote de l'Union Européenne, qui est essentiel, est lui encore indécis.
    La Licra souhaite que la France et plus généralement l’Union Européenne se mobilisent davantage et fassent preuve d’une fermeté absolue en se positionnant officiellement contre la résolution organisant cette « célébration » de la conférence de Durban I.

    « En tant que militant des Droits de l'homme et de l'égalité, je prie instamment les 27 Etats membres de l'Union Européenne à voter Non à la résolution de l'ONU organisant un « Durban 3 » l’année prochaine à New York.

    Le projet de résolution appelle à un sommet des chefs d’Etat le 21 Septembre 2011 « pour commémorer le dixième anniversaire de l'adoption de la Déclaration de Durban ». Le programme de cet événement serait intense, avec des « réunions plénières d’ouverture et de clôture», des « tables rondes consécutives » et des « groupes thématiques », l’ensemble aboutissant à une « déclaration politique » - le tout dans la célébration de la « Conférence mondiale sur le racisme » qui s'est tenue à Durban, en Afrique du Sud, en 2001 et qui a fait de l’Amérique, de l'Occident et d’Israël des boucs-émissaires.

    Les États-Unis, le Canada, l’Australie et plusieurs États européens ont déjà voté Non lors de l’examen de cette résolution par la 3e Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies. Dans leur déclaration, les États-Unis se sont dits « profondément troublés par le choix de la date et le lieu de cette commémoration  du 10è anniversaire de Durban I. Quelques jours plus tôt, nous honorerons les victimes du 11 septembre, dont les proches vont marquer l’anniversaire solennel des 10 ans pour eux et la nation tout entière. Ce sera un moment particulièrement sensible pour les habitants de New York et une répétition de l'expérience au vitriol malheureusement vécue en 2001 à Durban – et lors des événements liés - risque de nuire à la relation entre les Etats-Unis et l'ONU  pour laquelle nous avons durement travaillé ces dernières années ».

    Comme vous le savez, la conférence de Durban en 2001 a non seulement échoué à lutter contre le racisme – mais a elle-même incité au racisme. Durban I fut la pire manifestation internationale d'antisémitisme depuis la Seconde Guerre Mondiale. (…)

    Le pire est que le projet de « Durban III » de l’ONU invite en particulier les organisations non-gouvernementales (ONG) à « organiser et soutenir des diverses initiatives à haute visibilité... pour commémorer le dixième anniversaire de l'adoption de la Déclaration de Durban ».

    Cette situation est alarmante étant donné que le Forum des ONG qui s’était tenu sous l'égide de l'ONU lors de la conférence de 2001 a été entièrement dominé par des extrémistes anti-Occident et anti-Israël. Ces derniers ont officiellement déclaré Israël « Etat d'apartheid raciste » coupable de « génocide ». Dans les rues de Durban, des milliers de militants « pro-palestiniens » ont brandi des pancartes disant : « Hitler aurait dû finir le travail ». D'autres ont distribué des exemplaires du livre notoirement antisémite Les Protocoles des Sages de Sion. A Durban, des militants juifs des Droits de l’homme ont été intimidés et menacés physiquement et des étudiants traumatisés.

    Par chance, la tentative de 2009 de reproduire ces scènes à Genève, lors de la conférence de Durban II,a été déjouée. Les lignes rouges posées par l'Union Européenne ont pu tenir éloignées les pires dérives dans la déclaration finale adoptée par cette conférence. Le Sommet de Genève pour les Droits de l’homme, co-organisé par la Licra et UN Watch, a permis aux véritables victimes des violations des Droits de l’homme d’occuper l’espace public et d’attirer l’attention internationale sur leurs récits.

    L'Union Européenne est le bloc de démocraties le plus influent à l'ONU. Il ne faut pas donner une apparente caution morale à un événement qui offrira une dangereuse tribune aux dictateurs que sont le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le leader libyen Mouammar Kadhafi.

    Par conséquent, pour soutenir véritablement les Droits de l'homme et la lutte contre le racisme, j'exhorte tous les Etats de l’Union Européenne à voter Non à la résolution de l'ONU sur Durban III. »


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  • Merci à Ismaël d'avoir remis à sa place, celle qui lui convient, ma poubelle, le sniffeur fou qui a déchargé sa bile sur ce blog, couvrant d'ordures les pages de commentaires. Et si c'est toi, pauvre hère, qui m'a envoyé le mail me qualifiant de "sale Juif" et m'enjoignant à "arrêter d'empester le Net", ou si ce n'est toi c'est donc ton frère, sache que, à l'instar de l'un des hommes les plus savants de son siècle, et les plus intelligents, je te snobe avec ma petite langue rose.

    Je continuerai à "empester le Net" chaque fois que j'en aurai le temps et l'envie. Tiens-le toi pour dit.


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  • Comment réactiver un mythe antisémite et dans quel but ? Cet « article » d’Allain Jules, auteur se qualifiant de journaliste et, qui plus, est, « number One », intitulé "Le mystère des origines juives et berbères d’Hitler enfin élucidé ?" (notez le point d’interrogation marquant le doute de l’honnête homme) et publié le 24 août 2010 sur Agoravox est en soi une leçon de propagande qu’il convient de démonter, quand bien même il est toujours pénible de se pencher sur les poubelles du Net. Elles sont trop nombreuses, et, comme les armes de destruction massives, trop dangereuses pour accepter leur prolifération sans piper mot.
    D’autant qu’il se pare des atours vertueux de l’antiracisme en précisant dans son chapô qu’il s’agirait du "comble de l’ironie".

    (N'allez pas croire que je me passionne pour la prose indigente et indigeste dudit Jules, mais il a replié mes interventions sous son papier afin qu'ils ne soient lus qu'en commandant un dépliement. Cela méritait donc doublement réponse, d'autant que ce très bruyant trublion envahit Internet, domaine, nul ne l'ignore, où n'importe quelle rumeur devient vite une information dès lors qu'elle n'est pas contredite.)

    Pour faire passer la pilule, l’auteur ouvre deux parapluies dont il estime, raisonnablement à juste titre au vu des réactions qu’il provoque, qu’ils le protégeront des foudres de l’antiracisme.

    Le premier consiste à se dédouanner de produire une information qui n’en est pas une en indiquant qu’il n’est pas l’auteur du texte qu’il publie, mais un humble traducteur au service de l’information citoyenne. Le texte original, en effet, provient d’une feuille flamande ténébreuse, a été rédigé par un certain Marc Vermeeren et repris – quelle référence, certes, mais aussi et hélas, quelle audience – par le britannique Daily Mail.

    Le deuxième consiste à insister sur le fait que l’article d’origine ne se contente pas, en effet, de renouveler cette théorie démontée tant par les historiens que par les scientifiques selon laquelle un « gène juif » chez Hitler expliquerait son antisémitisme et sa volonté d’exterminer les Juifs afin de « débarrasser l’humanité de ce cancer ». Volonté qui s’est traduite, est-il besoin de le rappeler, par une traque systématique des Juifs d’Europe et par leur mise à mort. Mais que ces « études scientifiques » selon lui récentes, voire révolutionnaires étant donné leurs conclusions, dont il se fait complaisamment l’écho, prouveraient dans le même temps qu’Hitler aurait des origines « berbères et somaliennes ».

    Deux avantages à cela :

    • se défendre d’être antisémite (puisque les Juifs seuls ne sont pas mis en cause, mais également deux peuples d’Afrique),

    • prévoir que face aux réactions des lecteurs à cette « théorie » unanimement reconnue antisémite et qui la pointeront pour ce qu’elle est, la réponse de ceux qui la nient (dont l’auteur puisqu’il la promeut), sera légitimée par l’attitude qui consiste à dire : « Evidemment, personne ne s’insurge contre l’accusation d’africanité d’Hitler que véhicule cette théorie ».

    Autrement dit, et par une déformation perverse, relever l’antisémitisme de ce hoax sera, à minima, considéré comme faire preuve d’un racisme anti-Africain par omission théorique.

    Mais ce n’est pas le seul avantage de la manœuvre, comme le démontrent ensuite les « commentaires » de « l’auteur » qui répond, si l’on peut dire, aux lecteurs. Et les réactions qu’il suscite.

    L’un d’eux consiste à insinuer qu’au fond, condamner une telle théorie antisémite revient à être antisémite soi-même, au motif bien connu que si on parle des Juifs, fût-ce positivement, c’est que selon Sartre, pionnier en l’espèce, on est un antisémite qui s’ignore.

    Un autre espère, en retournant cette fois l’acte d’accusation, montrer que s’indigner d’une telle résurgence revient à vouloir démontrer que les Juifs seraient incapables de commettre des génocides, dans le but évidemment d’opérer l’équivalence en vogue entre la Shoah et le conflit israélo-palestinien.

    Bénéfice secondaire de ces gains rhétoriques : le prétendu racisme typiquement juif dont l’auteur entend offrir un exemple type, lui aussi largement repris sur les sites antisémites, en indiquant à ses lecteurs qu’une entreprise privée de généalogie génétique se consacrerait exclusivement à la recherche de la preuve de judéité. Alors que l’entreprise en question s’est donné pour spécialité la recherche généalo-génétique. Il suffit de le rappeler à « l’auteur » pour que l’argument d’opposition s’empare de la validité ou non d’une telle prétention et que l’accusation de racialisme se retourne contre qui pointe ce fait simplement objectif.

    In fine et pris en soi, considérer qu’Hitler serait Juif induit à la manière d’un discours subliminal d’une part que les Juifs, grands bourreaux de l’histoire, furent exterminés par l’un des leurs et que, au fond, il s’agit d’une affaire entre eux. Et d’autre part qu’il n’y a pire antisémite que les Juifs criminels et génocidaires.

    On en arrive alors sans aucun effort aux conclusions suivantes (que chacun peut observer dans les commentaires sous « l’article » en question) :

    • les Juifs sont criminels et autodestructeurs ; ainsi que l’a écrit le négationniste Paul Rassinier, ils auraient inventé (ou provoqué ou exagéré) leur mort ;

    • l’antisémitisme concerne « les Sémites » puisque si un Juif a exterminé des Juifs, il a également exterminé des non-Juifs, et que si la génétique prouve qu’Hitler est à la fois Juif et Africain, les Juifs peuvent bien exterminer d’autres peuples que le leur, surtout ceux qui leur ressemblent, à savoir les Sémites, à savoir les Palestiniens ;

    • tout ceci en se prétendant élus et moraux, ce qui est évidemment faux puisqu’Hitler fut l’un des plus grands criminels de l’histoire et que les « sionistes » en sont l’avatar contemporain : Hitler étant Juif, il a favorisé la création d’Israël en sacrifiant ses coreligionnaires dans ce but ;

    • il n’y a pas de peuple juif puisque non seulement Shlomo Sand (Israélien, je vous le rappelle, et Juif !) l’a écrit, mais en outre si Hitler avait des ascendances juives, berbères et somaliennes, cela montre que les peuples n’existent pas et que ceux qui prétendent que les Juifs sont un peuple sont aussi racistes que le Führer ;

    • les « sionistes » sont le nouveau fer de lance de l’antisémitisme puisqu’ils portent préjudice aux Juifs de la Diaspora en les mettant en danger de souffrir d’antisémitisme par leur comportement à l’égard des Palestiniens, et le terrorisme anti-israélien est légitime puisqu’il est provoqué par les « sionistes » eux-mêmes  ;

    • l’antisémitisme provoqué par les Juifs eux-mêmes augmente à mesure que sont ostracisés, les intellectuels qui s’opposent, tels messieurs Gollnisch, Faurisson et d’autres, à ce que la vérité soit faite sur le récit de la Shoah comme ils s’opposent à ce que la lumière soit enfin faite sur les origines juives d’Hitler.


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  • L’auteur Alain-Jules publie jeudi 4 août sur Agoravox un article intitulé "Liban, l’insupportable attaque israélienne", consécutif aux échanges de tirs de la veille. Les poncifs de l’antisionisme radical y sont distillés au long d’une "condamnation" percluse de mots clés destinés à assurer son succès sur le Web.
    Une rapide critique s’imposait, réalisée au clavier levé (et citoyennement proposé au site de journalisme citoyen).


    Alain-Jules a le sens de l’introduction journalistique, et celui de l’analyse politique. Nonobstant celui de la formule : « 
    justifier l’injustifiable », ça sonne bon ça, ça vous met tout de suite dans l’ambiance compassionnaliste et ça vous assène direct la condamnation bon teint, peu importe ce sur quoi elle repose, et qu’importent les faits.

    Pour le zélateur (puisqu’il aime bien ce mot, ça classe tout de suite, genre j’ai fait l’IRIS et le tour du Web) Jules, il y a une « 
    violation manifeste » de la résolution 1701. Dont je rappelle au passage qu’elle prévoyait un désarmement du Parti de Dieu ou Hezbollah, qui non seulement se l’est mise au fond de la poche, mais a continué à s’armer tant et plus, histoire de montrer à l’armée régulière du Liban et au gouvernement du pays que le chef, c’est lui

    Môssieur Jules s’enflamme, enrage, vitupère, dénonce et accuse en quelques lignes pour immédiatement couper le sifflet à ses contradicteurs futurs en arguant par avance que, de toute façon, les « 
     cris d’orfraie  » (ça aussi, ça classe) qui plus est «  habituels  » (qu’est-ce qu’ils ont à contredire, les contradicteurs ? On ne les a pas sonnés !) - et depuis quand quiconque crie aux oreilles du Jules ? - ne seront, comme le dit si bien une intervenante férue de géopolitique moyen-orientale et traductrice à ses heures d’articles du Guardian dans l’un de ses valeureux et nobles commentaires sous ce fil, que prétextes, fantaisies et choses ridicules.
    La Finul et le gouvernement libanais apprécieront certainement, qui ont tour à tour déclaré que l'armée libanaise a tiré sur les Israéliens alors même que ces derniers se trouvaient en Israël.

    Non dénué de malice, le journaliste citoyen assène qu’Israël, ontologiquement coupable - comme tout homme, voire tout Juif « 
    honnête et lucide  » (copyright l’un des vaillants commentateurs justes et de gauche scindant les Juifs en deux files selon leur taux d’honorabilité à ses yeux) en convient - aurait intérêt à déstabiliser un Liban où règnent l’amour et la paix et où, si Rafic Hariri a été assassiné, si la pression du Parti de Dieu contraint le gouvernement à faire des pirouettes pour tenter de conserver un semblant de dignité et de pouvoir, l’enquête sur cet assassinat met en cause précisément le Hezb.
    Grand admirateur d’Ahmadinejad et Khadafi (voir son œuvre complète et prolixe), l’auteur qualifie d’historique la récente visite du président syrien en se gardant bien de mentionner que la Syrie serait directement impliquée, puisqu’elle arme et finance le Parti de Dieu, dans l’assassinat, ce pourquoi peut-être, gênée aux entournures, elle opère quelques tractations de bon aloi histoire de faire enterrer l’enquête.
    La réconciliation supposée par le grand analyste n’est que la suite de la mainmise de la Syrie sur son voisin, via le Hezb à dédouanner, donc.

    « 
    Saper la paix », dit-il. C’est sans doute pour saper la paix que le Sud Liban, sous contrôle du Hezb, a vu des villageois agresser la Finul, envoyée là par l’ONU précisément pour maintenir le statu quo à la frontière ?

    L’auteur glisse fréquemment d’une proposition à une autre sans aucune logique discursive. Ainsi, dans ce premier paragraphe, l’on apprend qu’Israël « 
    vit grâce aux tensions ». Formidable information basée sur ses convictions antisonistes, car quiconque étudie l’histoire sait pertinnement qu’Israël subit l’agressivité soit des nationalistes arabes soit des islamistes (soit des nationalistes islamistes) tandis que son intérêt d’Etat démocratique se tourne plutôt logiquement vers sa population, ce pourquoi il a intégré l’OCDE et maintient une économie florissante et en développement constant. Or les guerres, monsieur Jules, non seulement amputent les nations de leurs hommes mais coûtent cher...

    Les guerres, môssieur l’auteur, prônées par les boutefeux du coin servent précisément à faire oublier à leurs peuples à quel point les dirigeants autocrates les méprisent et à quel point ils craignent un éveil démocratique dans leurs contrées. Mais bon, quand on glorifie le Guide de la révolution, je comprends qu’on se moque de ce type de considération.
    A propos, toujours pas de 3e intifada à l’horizon, pourquoi ? Ben pour la même raison : le boom économique dans les Territoires. Même les Palestiniens, môssieur Jules, n’en veulent pas de vos guerres quand ils peuvent vivre correctement. Mince alors, mais où sont les révolutionnaires d’antan ?
    Ne vous en faites pas, les fous d’Allah existent encore. La preuve, ils en appellent tous les jours au jihad contre Israël.


    Un peu comme vous, non ?

    On passe ensuite à cette grotesque histoire de rideaux. Just incredible. Depuis quand les frontières ne sont-elles pas surveillées là où elles existent ? Et hop, l’auteur glisse une nouvelle fois, assénant sans façon qu’Israël « a tous les droits ». Formulation parfaite pour réveiller toutes les frustrations, on le constate dans les coms !

    « Mais où vit-on », ma brave dame, demande-t-il ? Il est vrai que lorsqu’on se préoccupe de fenêtres, de vitres et de rideaux, l’analyse géostratégique peut très rapidement ressembler à du M’dame Michu dans le texte.

     

    La tension dramatique monte d’un cran au paragraphe suivant car, sans que l’on sache de quoi ça cause, le ça, « c’est de plus en plus insupportable ». Et hop, troisième glisse, façon lessive deux-en-un : la («  fameuse  » - on n’est pourtant pas chez Gala, si ?) communauté internationale aurait pour habitude de ne pas condamner (et de un) l’agresseur (et de deux).

    Laissons aux pros de Google le soin de lister les condamnations de ladite communauté à l’encontre d’Israël, dont l’une des pires fut d’accuser l’Etat hébreu de racisme dans les 70’s avant de biffer cette mention voici quelques années. La dernière «  condamnation  » (qu’est-ce qu’on aime condamner ici ! C’est citoyen !) internationale et unanime a pourtant fait des vagues, si je puis dire, suite à l’affaire du Marmara, mais bon, étant donné qu’il a été démontré que ces charmants pacifistes sont des jihadistes organisés et étant donné qu’Israël va collaborer à l’enquête, on occulte !

    Normal, me direz-vous, quand on prend l’habitude de laisser dire sous ses fils que les Juifs, ils emmerdent la terre entière passque ils ont tous les droits et que en plus on a le droit de le dire passque les vrais bons Juifs ils s’excusent du dérangement causé pendant la Shoah...

    Cette tension opérée au début du paragraphe, mais dont finalement tous les ingrédients se recoupent et s’entretissent en écho grâce à l’emploi de formules choc (on n’est pas chez Match pourtant, si ?) trouve enfin à se poser sur l’énonciation de ces faits criminels (on déduit que les faits sont criminels des assertions précédentes sur la condamnation) : la violation, le viol ! Eh oui, dans la zone tampon entre Israël et le Liban, pour l’auteur élaguer un arbre comme cela se pratique régulièrement en cet endroit depuis 2006, c’est ni plus ni moins violer le Liban.

    Mazette !
    Et après ça, l’ôteur jubile sans entraves à affirmer que le délire belliqueux, c’est l’Israélien qui le chante !

    Ainsi qu’il le constate lui-même, cette histoire de rideaux et de viol à l’élaguage, « c’est du jamais vu dans l’histoire des relations internationales ». Ca, pour sûr, les analyses de l’auteur c’est du total new : il croit que pour élaguer, on déracine...

    Mais qu’est-ce qu’ils sont sournois, ces Israéliens, regardez-moi ça au paragraphe suivant : « comme par hasard », hein, voyez c’que j’veux dire, hein, on les connaît ! Un p’tit tir de sommation, un officier tué, trois fois rien et tac ! Les formules magiques opèrent la quatrième glisse : «  violence  », «  disproportion  ».

    Ah, disproportion quand tu nous tiens ! Normalement, dans un affrontement citoyen, quand l’officier israélien a été tué il fallait tirer un futur mort à la courte paille côté libanais et on n’en parlait plus, c’était équitable ! Les états-majors devraient embaucher les journalistes citoyens, je vous le dis moi, parce que pour faire les comptes ils sont aussi doués que pour les régler.

    La recette de cuisine se terminera par la personnalisation de l’Etat d’Israël, autrement dit des Israéliens, et un petit détour par une intense et brillante leçon de psychologie. Où l’on apprend que si l’on est plusieurs fois victime d’agressions, ben c’est qu’à la vérité on est coupable. Tenez-vous-le pour dit.

    Et quand l’avocat général qui a dévoilé les odieux desseins du coupable agressé à répétition et considéré comme la victime se qualifie lui-même de victime, alors que nul ne l’a (encore) nommément « accusé d’antisémitisme » (nul besoin, la cause est entendue) et « de haine », ça ressemble à s’y méprendre à un syndrome de Stockholm entre siamois monocéphales hermaphrodites.

    Je laisse tomber le «  dessein  » que l’auteur aurait voulu faire, suis pas bégueule et n’aime pas perdre mon temps à relever les fautes de français, mais comme c’est drôle ! On apprend quand même ici que l’espace aérien libanais se serait déplacé à Gaza : ça c’est du scoop !

    Enfin, il est content l’auteur, dans le paragraphe final la glisse c’est l’équation « Hezbollah = peuple libanais ». Un peu comme en Iran le régime des mollahs.


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