• Préfère donc un bon cuisinier aménagé

    J'ai besoin, à côté de moi, d'un homme simple et équilibré, et dont l'âme inquiète et trouble ne fournirait pas sans cesse un aliment à mon désespoir. Ces derniers temps, je ne te voyais plus sans un sentiment de peur et de malaise. Je sais très bien que c'est ton amour qui te fabrique tes inquiétudes sur mon compte, mais c'est ton âme malade et anormale comme la mienne qui exaspère ces inquiétudes et te ruine le sang. Je ne veux plus vivre auprès de toi dans la crainte. J'ajouterai à cela que j'ai besoin d'un homme qui soit uniquement à moi et que je puisse trouver chez moi à toute heure. Je suis désespérée de solitude. Je ne peux plus rentrer le soir, dans une chambre, seule, et sans aucune des facilités de la vie à portée de ma main. Il me faut un intérieur, et il me le faut tout de suite, et un homme qui s'occupe sans cesse de moi qui suis incapable de m'occuper de rien, qui s'occupe de moi pour les plus petites choses. Un artiste comme toi a sa vie, et ne peut pas faire cela. Tout ce que je te dis est d'un égoïsme féroce, mais c'est ainsi. Il ne m'est même pas nécessaire que cet homme soit très joli, je ne veux pas non plus qu'il soit d'une intelligence excessive, ni surtout qu'il réfléchisse trop. Il me suffit qu'il soit attaché à moi.

    Enfin, en écrivant ces lignes (les autres, en dessous) Antonin Artaud fit preuve d'une forme de grâce en sa lucidité et son aveu.

    Quant à toi, l'homme en question, si tu pouvais être fonctionnaire ou bénéficier d'un cédéhi dans une entreprise qui n'entend pas délocaliser, être propriétaire également, et assurer la gestion des papiers administratifs, ce serait un petit plus en ta faveur.
    Si en outre tu savais cuisiner des couscous dignes de ceux de Jeep, voire agrémenter mes repas de sensuelles trouvailles culinaires (sans faire preuve pour autant d'une imagination
    suspecte), construire une maison comme mon père mais selon mes plans, bricoler comme mon frère et laver la voiture pendant que je crée, suivre scrupuleusement les conseils des magazines pour hommes dans lesquels on t'explique comment m'apporter le café au lit le dimanche matin (avec une rose fraîchement acquise sur le marché) et comment m'envoyer au septième étage du ciel au moins cinq fois par semaine (beaucoup plus serait un gros plus en ta faveur), tu peux postuler.
    Et évite de perdre du temps, je languis de n'avoir rien à me mettre sous la main ni sous la dent.

  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Mai 2008 à 18:17
    je crois que je connais ce mec...
    C'est un peu le mien :o) Alors comme ça t'es café au lit toi? Moi je suis contre la miette grateuse et le poil dans le beurre... Par contre j'ai perdu le lien que tu me demande,je l'avais trouvé sur un site américain au cours de mes pérégrinations aléatoires,il y en avait plusieurs du même tonneau,dommage,ça aurait fait une belle illus,c'est vrai! Bises!
    2
    Dimanche 4 Mai 2008 à 18:29
    je repond présent
    OK,je postule mais seulement pour t'envoyer au ciel non 5 fois par semaine,mais 2 fois par Jour minimum (je te le promet) mais à condition que je sois assisté comme toi.Si t'es intéréssée fais moi signe et J'accours;du haut de mes vingt je t'envois mes chaleureux baisers.Au plaisir j'espere
    3
    Dimanche 4 Mai 2008 à 19:29
    C'est un fait
    ça me choque presque moins comme ça.:)On est pas rendu... En plus, même le sex-toy se rebelle. Tant mieux, tant pis.
    4
    Lundi 5 Mai 2008 à 08:32
    Non Maq,
    je suis pour le café au garde-à-vous dans ta cuisine ou mon salon, jamais au lit ;o) Oui, dommage, j'ai relu jusque début février sans retrouver et j'ai lâchement abandonné les fouilles. @ Plaisantin : on parle bien d'un kit très précis ici, dont les éléments sont indissociables. @ BoM : étonnant, non, ? A bientôt.
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    5
    Anka
    Lundi 5 Mai 2008 à 23:24
    et le porte-manteaux alors ?!?
    "Il ne m'est même pas nécessaire que cet homme soit très joli" ?!!!? Rhaaaa, Cosmic, cette transposition omet ici que la plastique masculine peut revêtir une inestimable valeur. Le jour où je viendrai te rendre visite, j'apprécierais de pouvoir suspendre mon paletot sur l'épaule de celui, qui, n'ayant pas toutes les compétences requises, aurait du moins conquis la place de l'homme objet. "Au prochain morceau, chéri bibi, tu changes de posture ! Un peu plus sensuel le déhanché, plizzzz"
    6
    Vendredi 9 Mai 2008 à 10:14
    Porte-manteaux
    Chère Anka, le jour où tu viens j'aurai fait le nécessaire pour que mon perroquet se déhanche et fasse honneur à ton paletot, sans certitude que son plastique tout gracieux d'objet pratique ait le sens du rythme. Vivement ce jour, je t'attends et t'embrasse.
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