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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs | 21 décembre 2007

Alors même que les préparatifs ardents de la sainte trève des confiseurs me somment de courir les supermarchés, voire les boutiques de luxe à bas prix que quelques magazines pris de pitié pour mon pouvoir d'achat n'ont pas manqué de me conseiller, afin de me rendre heureuse tout de même, c'est le moment ou jamais, n'est-ce pas, je viens ici immoler publiquement mes méchantes insinuations sur la non-existence du Père Noël.

Vraiment, comment peut-on encore douter quand le slip kangourou de Bercy se secoue les boules au Vatican ?

C'est beau, ce clin d'œil populaire. Presque aussi beau que ma Rolex à Disneyland.

Publié par Cosmic Dancer à 15:12:18 dans Déversoir à gros mots | Commentaires (73) |

Ce n'était pas la paix, c'était pire | 17 décembre 2007


"Le sexe n'est pas l'amour, ce n'est qu'un territoire que l'amour s'approprie."

Milan Kundera. Le livre du rire et de l'oubli.

Publié par Cosmic Dancer à 21:41:11 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (7) |

De la difficulté des femmes à élever seule un enfant - De l'art du secrétariat à 5 ans | 16 décembre 2007

Enfin !

Les études se multiplient, les experts s'arrachent les cheveux et la primeur des idées : oui, les femmes élevant seule un enfant se paupérisent dangereusement, et leur quotidien lorsque le père se décharge d'absolument tout devoir - moral et financier -, et - inqualifiable - toute présence aimante et tout rôle structurant - est un enfer dont voici un exemple, inspiré par un commentaire de l'entarteur M1lin - sans aucune confusion possible, pourtant, entre Jacques Martin, Claude François et Alain Delon (absolvez-moi pour cette digression inutile). Ou comment une mère jonglant entre vie professionnelle - collecte de pièces jaunes - et éducation de l'enfant à son soin unique incombant, perd un job, la face, toute dignité sociale et tout espoir d'apparaître comme potentiellement sérieuse, bien que, à la réflexion, entre la pause café admise en tant que tradition (mais exprimable) et la pause intestinale dont l'universalisme devrait, dans un monde idéal, réveiller toutes les empathies, le différentiel en terme de perte de productivité soit à peu près identique :

- Allô ?
- Allllllloooooo... Bonjour...
- Bonjour, petite. Est-ce que ta maman est là ?
- Oui, Monsieur...
- Je voudrais lui parler, c'est pour du travail.
- Heueueueueueu...
- Tu veux bien lui dire qu'un monsieur appelle pour du travail ?
- Ben heueueueueueueu...
- Elle est là, ta maman ?
- Oui. Mais elle ne peut pas venir, là, elle...
- ...
- Elle est en train de faire caca.

Publié par Cosmic Dancer à 23:09:24 dans Inaimables humeurs | Commentaires (20) |

Corps nu | 14 décembre 2007

Ceci de la nudité, là-bas, où le corps des femmes s'enracine dans l'image de la matrice et dans celle de la cible. Notre maman et notre putain, cette tentative d'existence toujours fracturée sur deux pôles, cri permanent, "je suis entière, entièrement corps, âme entièrement".

La fascination de mes compagnons de causerie pour "l'élégance" dont ils louent les attraits en désignant des femmes, certaines subtilement cachées, jouant de battements de cils pour dire "modeste", pour dire "timide", pour dire "obéissante et respectable", d'autres chaussées de talons fétichistes sur lesquels elles butent, lèvres rouges et humides, bravant de leurs épaules nues l'excommunication, se trouve démunie face au corps dévoilé, ne serait-ce qu'à son évocation, les regards frémissent de crainte et d'envie, les lèvres aspirent plus violemment la fumée insupportable du chicha que l'on goûte entre hommes, entre experts, se fourrant le poumon de carbones, dissertant sur le "sexe opposé", la prose toujours plus poétique à mesure que meurt le jour. La nuit tombe, lourde et suave, chaude, flattant l'instinct d'ancienne terreur, de confidence.

Certes, dans ce Sud traditionnaliste, il y a les questions d'esthétique - le vêtement comme arrangement général censé répondre aux normes de jouissance visuelle en cours, rien de très original. Mais le plus important, il semble, c'est ça : une femme vêtue et parée indique d'où elle vient, où elle vit, si elle est mariée ou non, si elle est riche ou pauvre. Le châle, la coiffe, les fibules et bracelets, la finesse et le choix des tatouages au henné, là où la peau est autorisée à vibrer sous le regard : sur la main, seulement sur la main.

Qu'elle se déshabille, qu'elle soit nue, et tout sens disparaît dans l'angoisse de la désocialisation, cette angoisse de l'intime à laquelle répondent toutes les ruses de la monstration, ce gouffre dont on sait encore aujourd'hui à quel point L'Origine du monde de Courbet dérange nos représentations. Parce qu'il est désir, donc profane, tout autant que sacré, incompréhensible.

Nue, c'est l'inconnu, c'est la terreur et le vertige.

Ce qui peut être renseigné lorsqu'elle est habillée étant de l'ordre social, sa nudité heurte l'imaginaire des hommes qui me parlent, sous la voûte étoilée du ciel brouillée par les volutes grasses et sombres du tabac brûlant au cœur du narguilé et dont l'odeur se mêle à celle du jasmin frais que tissent en colliers les vendeurs à la sauvette, pesant leurs mots, je ne suis qu'une femme, et "Occidentale", qui plus est. Elle est terrorisante, nue, un abîme à appréhender, où l'absurde fait loi, l'obscur d'une perte à consentir, sans nom.

Lorsqu'elle quitte ses effets, imagine-t-il, il éprouve un choc symbolique. Le sens et la beauté pourront être reconstitués dans l'amour, dans la relation, et la route est plus longue.

Eh bien en Europe c'est la même chose, moins ostensiblement.

Le nu comme surface silencieuse.

La source du plaisir dans ce rien qui n'est dit.

Corps comme vague : nul ne sait où elle commence et se termine. Nul ne sait si elle est la même.

Publié par Cosmic Dancer à 20:11:59 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (2) |

Second Life | 10 décembre 2007

J'écris de l'autre côté de mes pieds, j'voudrais pas qu'on m'épie.
Je suis de l'autre côté de mes bouches, je suis seul, je fais des hoquets.
Tu m'emmènes chez toi comme si je n'existais pas ?
Je suis un oiseau de lune.


Jean-Marc.

Publié par Cosmic Dancer à 06:21:35 dans Ce goût des autres | Commentaires (22) |

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