Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

Impolitesses


Moi :
Virgule, apostrophe.

arianesurunfil@yahoo.fr

Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.

Contrat Creative Commons



Compteur

Depuis le 01-06-2006 :
704100 visiteurs
Depuis le début du mois :
5850 visiteurs
Billets :
462 billets

Hum | 12 septembre 2007


Le clin d'œil de Maj.

Publié par Cosmic Dancer à 14:31:55 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (9) |

Je Suis Sexe | 12 septembre 2007


En me couvrant, je reconnais que je suis sexe. Mon corps est l'objet précieux des désirs les plus fous et en le célant je montre à quel point je suis belle, de cette beauté frappante qui fait se lever sur ma route les braquemards comme autant de gardes, et qui se résume à mon sexe. En me voilant, je m'affirme sexe intégral, montrant impudiquement que la totalité de moi est à prendre par les hommes enivrés - car le voile excite les hommes et ma science érotique ne l'ignore pas, que j'expose promptement à mes contradicteurs. Oui, je suis brûlante et lascive et mon savoir est célébré par mes hommes. Savamment cachée, je confirme que je suis convoitise, à prendre comme si je déambulais nue, je confirme que je jouis d'un jeu du désir dont le paradoxe est ma force perverse et délicieuse. Je jouis de me soumettre au regard gourmand de ceux que je respecte en jouant d'œillades comme de paupières baissées. Ma liberté quand je l'exige sous le voile parce que j'affirme le choisir est celle de l'esclave-reine et ma mythologie celle d'une star du harem. Ces femmes qui exposent leur vagin luisant sur le Net et moi sommes sœurs en sexe exhibé. Chattes savantes. J'exhibe la liberté de mon sexe à s'affirmer totalité. Ainsi offerte, devenue dans l'ordre que je prétends ne pas m'être laissé imposer, femme respectable.

Publié par Cosmic Dancer à 11:03:11 dans Inaimables humeurs | Commentaires (24) |

Les jeunes, faut les comprendre | 09 septembre 2007

Faut les comprendre, les jeunes. La société brise leurs rêves de portable dernier cri, tongues en or et caisses en platine. Scandaleux, quoi. Pas s'étonner qu'ils foncent dans le tas de ces sales riches qui se délitent au bureau pour les mensualités. En plus, à la cité de la Forestière, on les oblige à prendre un bus pour s'entasser avec les nazes dans le RER. Et neuf euros, qu'il coûte, le ticket.

Alors puisqu'on ne peut pas aller traîner ses guêtres à Paname tous les jours, et puisqu'il n'est nulle vie au-delà du périmètre délimité par les piliers de la tour Eiffel, on a l'énervement facile.

Faut les comprendre, les jeunes. La société brise leur rêve de permis de conduire pour foncer bille en tête sur le périphérique. La dignité du conducteur solo, quoi, on la leur refuse. Certes, c'est pas neuf euros par jour que ça coûte, une tire pour enfumer l'ozone, mais ça classe mieux que les trains de banlieue.

Alors on s'entraide "pour ne pas payer les vêtements au prix fort", parce qu'au prix où sont les baggies et qu'il en faut des masses pour pas avoir l'air schnok, on serait idiot de pas développer des ressources politiques solidaires.

Publié par Cosmic Dancer à 16:38:54 dans Inaimables humeurs | Commentaires (44) |

Coulpe du monde | 07 septembre 2007

Tout va bien. Après la philosophie foot, celle du rugby : mêmes discours, mêmes spots publicitaires, les valeurs de courage, de solidarité, de virilité, de proximité, de lutte loyale, bref, les valeurs de la France et de la vraie vie en mêlée.

Arthur et Dany Boon honorent les tribunes de leur présence, rendez-vous compte, et les cris des supporters déchirent les tympans des téléspectateurs.

Ailleurs, c'est la philosophie du théâtre de rue, ses valeurs de subventions publiques, d'imagination au pouvoir à condition que, et les cris des spectateurs déchirent les tympans des contradicteurs.

Tout va bien.

Temps de pause. Je vais faire un baby-foot.

Publié par Cosmic Dancer à 22:19:50 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (10) |

Nostalgie Blues | 07 septembre 2007

C'est un peu étrange, quand on se dit merde à soi-même. J'en étais là, l'autre soir, à me demander rapidement pourquoi je n'étais par exemple plus capable de fumer sans mon fume-cigarette et pourquoi je pouvais renier, car je me fis cette promesse un jour de toujours et encore froisser et lancer dans la corbeille mes productions et celles des autres qui hantent une planète déjà bien engorgée, pourquoi je pouvais renier ainsi ce qui me constitue, nonobstant le fait que je n'ai jamais eu, il me semble, le bonheur de croire que j'étais constituée.

J'en étais là, un corps parmi des milliards d'autres avachi devant un clavier, car il faut tout de même reconnaître que, ouèbe ou non, la pratique assidue du clavier développe généralement mal les muscles dorsaux. Puis je parcourais la toile, mollement, autant par habitude que par désœuvrement. Là, je m'arrête, la qualité majeure du ouèbe est de refonder le rien, le vrai, le bon rien, celui qu'on connaissait dans la suavité de l'innocence, dans des prés ou des champs, même dans des boîtes de nuit que personne n'avait photographiées et où personne ne se faisait prendre, au propre et au figuré, par l'objectif. Une sorte de no-way-land, quoi. Des instants comme tous ceux qui avaient fondé les mémoires de tous ceux qui avaient vécu auparavant, dans l'abandon, dans le sens du devoir, dans l'humble discrétion familiale gorgée de tempêtes, fond de caisse de tous les psychanalystes.

Et je ne sais plus, ensuite.

Je me souvenais de souvenirs qui ne m'appartenaient pas et les tenais vibrants dans la paume, émue.

Publié par Cosmic Dancer à 20:47:17 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (1) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| >>