• Larmes de la restructuration


    En partant tu m'embrasses, tu me souhaites de dormir quand même. Tes joues encore colorées des vacances, ces congés payés qui ont chronométré tes jours depuis environ dix ans, tu as quoi, tout juste la trentaine. Ton regard hébété, jamais tu n'aurais pu imaginer que ce serait un jour à toi que cette chose-là arriverait. Tu trembles un peu. C'est encore un écran de cinéma, un mauvais rêve. Demain tout va changer, tout sera au poste, en place.

    Et moi je te réponds tout sourire eh bien, j'en ai vu d'autres. Peur de rien. Des bagages, des changements, des pertes, du manque d'argent. Pas pour autant que je te tiendrai le discours des déhairhaches sur la mobilité. Ce n'est pas de ça que j'ai peur.

    Toi non, toi non et toi non plus vous ne savez pas. Cette vie, vous la viviez ainsi, ici. Cette vie que je n'ai jamais désirée, la tienne, la vôtre, me contemple, désarmée. Corps nu, innocent, fragile. De l'innocence à la bêtise, en moi la révolte et l'ennui, le chagrin le dispute au sarcasme. Comment, vous ne saviez pas. Comment, vous ne savez pas ! Les souvenirs m'encombrent. Ne demeure que ton visage, celui d'un condamné abasourdi par la sentence, précurseur qui s'ignore.

    La violence qui t'étreint n'est pas de son fait à lui. Cette violence m'est soudainement pire, comme celle des rescapés. Je pars fumer comme si la cigarette allait faire œuvre. Sa fumée t'apaiser en silence.

    Et l'inconnu à cet instant, avec son enthousiasme et ses questions.

    Je ne peux pas écrire ce soir.

    Tout fuit.

  • Commentaires

    1
    Vendredi 5 Septembre 2008 à 23:46
    Chrysanthème Chris t'aime crises christiques et anathèmes. J'ai mangé un vietnamien et le Beau Boune m'a rendue passablement ivre tiens.
    2
    Vendredi 5 Septembre 2008 à 23:47
    Flaque Flic et froc dans ton super chouette shop.
    "pouet pouet !"
    3
    Vendredi 5 Septembre 2008 à 23:49
    Là je rigole de moi même
    je suis un peu odieuse avec mes mimiques cracras c'est pas très drôle en dessous tout ça. Plates moulues écrasées génuflexées excuses.
    4
    Arthur Mage
    Samedi 6 Septembre 2008 à 18:47
    Avis
    Bonsoir. On vous lit depuis peu, parce que ça semble loin d'être tarte, ronflant et disgracieux. Quant au fait que vous sembliez être de l'engeance opposée, que les photos qui vous identifieraient comme telle ne m'aient pas paru davantage disgracieuses que vos mots, c'est sûr, c'est toujours un regain d'intérêt, même si pas forcément nécessaire. Alors à votre bon coeur cosmique et surtout, d'écrivaine ! Bye
    5
    Lundi 8 Septembre 2008 à 08:42
    Hertz ou Ada
    ça sent la rentrée, ça non ? Va falloir vérifier sa trousse et tout...
    6
    Mardi 16 Septembre 2008 à 23:12
    Gomme Bach.
    "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme." Cette maxime est attribuée à Anaxagore de Clazomène. Je en sais pas pourquoi je la cite mais revenir en ces lieux virtuels me l'a fait ressurgir d'une petite case de mon cerveau. Je prends toujours ce même curieux plaisir de te lire. Me revoici par ici, j'ai du retard quant à la lecture des critiques, exercices de styles, et autres narrations qui sont publiées ici. Mais je continuerai dès demain soir... Bon courage pour la reprise.
    7
    ryad
    Jeudi 18 Septembre 2008 à 18:48
    Tout
    ce qui est écrit ici est VRAI.
    8
    Vendredi 26 Septembre 2008 à 09:04
    Reviens nom de dieu!
    c'est vrai quoi,on s'ennuie sans toua coupine :)
    9
    Vendredi 26 Septembre 2008 à 12:04
    Reviens nom de lui!
    J'suis d'accord avec Maquettes.
    10
    Lundi 29 Septembre 2008 à 09:44
    Ni le nombre d'appels
    Ni la qualité des appelants n'a l'heur de ramener l'intergalactique ballerine. A des années lumières peut-être ... ou quelques semaines d'obscurité.
    11
    ar
    Lundi 29 Septembre 2008 à 17:44
    je
    pense à toi_moi tout pareil_je te mail_k
    12
    Mercredi 1er Octobre 2008 à 15:43
    Au secours
    Cosmic, y'a du bouddhiste partout et du mécréant nulle part…
    13
    Samedi 4 Octobre 2008 à 22:41
    Et aujourd'hui ?
    Aujourd'hui tu pourrais peut-être écrire :) et mettre une virgule ou un point à cette danse ellipsoïde et silencieuse. Non? Grosses bises :c)))
    14
    Dimanche 12 Octobre 2008 à 19:54
    Et aujourd'hui,
    Pascal, les meilleures fenêtres sur le Liban s'éteignent. Je ne comprends plus pour quoi rester, ou plus que jamais. @ Didu : salut Doc, s'il n'y avait que des bouddhistes cybermielleux, je me contenterais d'un agacement et je pourrais encore en rire, mais ce n'est pas la "crise" qui me préoccupe, c'est pire. Je te bise. @ Arawak : un petit café à Montmartre, un de ces jours ? @ Maq : toi aussi tu me manques, coupine, il va falloir que nous réglions ce contentieux. @ Sid : quelle graitte surpraïze de te retrouver là, bien que je n'y sois plus guère. Au plaisir, M'zelle @ Arthur Mage : merci, mais le coeur n'y est pas trop ces temps-ci, vous savez ce que c'est @ Green : toi aussi you Got A Life et elle est beeeelllllle @ Ryad : Et le reste pire encore ;o)
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