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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Chchchchch | 11 février 2008

Incidemment j'ai perdu mes doigts et ma voix. J'ai beau siffler pour les rappeler à l'ordre je les devine, lointains, chchchchchchch - tenter vainement - Plus qu'un rythme et un souffle, plus qu'un rythme et souffle, plus qu'un rythme et un souffle - Jamais sus.

Publié par Cosmic Dancer à 15:25:21 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (3) |

La faire taire | 10 février 2008


Au risque d'entacher le repos dominical bien mérité du téléspectateur chû devant l'écran et parce que vous n'avez peut-être pas acheté le dernier Charlie Hebdo ni ne connaissez Ayaan Hirsi Ali, ci-dessous des extraits (déjà publiés ici même il y a environ un an) d'Insoumise. Un aperçu de ce pourquoi cette femme - scénariste du film qui a valu au cinéaste Theo Van Gogh de mourir égorgé au nom du Coran - qui a subi et fui l'excision, le voile et le mariage forcé, que l'on accuse régulièrement d'"islamophobie" au nom du respect des religions, qui est menacée de mort par les intégristes musulmans et lâchée par les autorités des Pays-Bas, n'a nul endroit où vivre, penser, écrire, témoigner en paix, librement.

Meeting ce soir en sa présence à l'ENS (29, rue d'Ulm), amphi Jules-Ferry à 20 heures. Il sera demandé à not'président, dont l'une des promesses électorales était de dire "à chaque femme martyrisée dans le monde" que "la France offre sa protection en lui donnant la possibilité de devenir Française" de naturaliser Ayaan Hirsi Ali et d'assurer sa protection.

Charlie conseille d'arriver dès 19 heures, compte tenu du dispositif de sécurité.

"Je n'ai aucune aversion pour l'Islam. Je suis pleinement consciente des bons côtés de cette religion, comme la compassion, l'hospitalité et la solidarité envers les pauvres et les faibles. Mais en ce qui concerne les femmes, il est important de bien se rendre compte que la religion musulmane n'est pas que paix et bonté. Au nom de l'Islam sont maintenues des pratiques cruelles et atroces.
(...)
Je vois une relation directe entre, d'une part, la mauvaise position des femmes et, d'autre part, les retards qu'accusent les musulmans dans l'enseignement et sur le marché du travail, leur chiffre élevé de délinquance juvénile et leur forte dépendance vis-à-vis de l'aide sociale. Dans les faits, l'éducation des filles musulmanes nie leur autonomie et leurs responsabilités.
(...)
En excluant la plupart des femmes du monde islamique de l'enseignement, on les maintient à dessein dans un état de bêtise. Or, elles ne se contentent pas de mettre des enfants au monde, elles les éduquent. Leurs connaissances obtuses sont transmises telles quelles à leurs enfants, donc aussi aux hommes. C'est ainsi que naît un cercle vicieux d'ignorance, transmis de génération en génération."


Ayaan Hirsi Ali - Insoumise - © 2002, 2004 - Trad. éd. Robert Laffont, 2005

Publié par Cosmic Dancer à 13:58:03 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (3) |

Extension du domaine de l'a-lutte | 08 février 2008

- Pourquoi rester accrochée à ta carte de presse ? C'est ringard.
- Parce que, renouvelée chaque année en commission paritaire, elle atteste de mon travail. Elle n'est pas obligatoire mais elle interdit aux titres éventuels de me rémunérer sans s'acquitter des charges sociales, en contournant le droit et la loi. (Pourquoi n'y a-t-il aucune fenêtre sans ces rideaux opaques qui me cachent un soleil froid ici, je n'ai pas faim de mon assiette et je suis affamée.)
- Les charges c'est le mal de France. Mets-toi sur la Sécu de ton mari.
- Demande-lui toi-même, et à sa mutuelle surtout. (Je me fous de ces conversations autour qui évaluent la lourdeur de l'emprunt immobilier et les taux d'intérêt, les aides à partir de deux, trois enfants, où suis-je.)
- Tu es une machinerie qui bloque notre économie.
- Je suis une machine de guerre et une esclave par nécessité. (Je ne suis rien de particulier, je t'aime tant tu m'aimes tant on s'aime tant.)
- Les derniers à tenir à un statut de salarié précaire dans la presse vont former les prochaines colonnes des éradiqués au Monde ! Ce sera à prendre ou à laisser. Nous nous adaptons aux exigences générationnelles !
- Si l'histoire avait un sens, elle vous jugerait dans l'avenir responsables à part belle d'avoir piétiné des possibles. (Quelle importance, hein, vos lecteurs passent l'arme à gauche consciencieusement et j'assiste presque indifférente à une noyade générale où le droit au bonheur prime sur celui à vivre nonobstant qu'il est réservé à ceux qui le méritent, quelle époque formidable.)
- Je te rappelle que les journalistes sont devenus inutiles. A l'heure qu'il est, on plante un micro à votre place.
- C'est pas faux, ça, tiens. (Pour une fois que je me tais.)
- Et pourquoi, d'après toi ? Parce que vous n'avez rien à dire, rien. Hormis ce que l'on vous commande.
- Oui oui, bien sûr, la poigne de fer de l'annonceur, la lance suprême, le nerf de la TAIRE. (Cette fatigue, nom de Dieu.)
- Par ailleurs, tout le monde s'en tape, ma pauvre fille.
- C'est pas faux, ça non plus. Mais ne préjuge pas plus que moi de l'avenir. (Pfffff.)
- Donc au final ?
- Salutations. Je quitte la scène. Comme ces petites mains de la haute couture, tu sais, celles qui s'effacent sous tes podiums. Je brigue d'écrire un conte immoral. Je m'en retourne lire.

A lire sur Agoravox, l'excellent article de Florentin Piffard autour de l'essai d'Elisabeth Levy et Philippe Cohen consacré à la décrépitude de cette profession (Notre métier a mal tourné, deux journalistes s'énervent, éd. Mille et une nuits 2008) : Bienvenue en médiacratie.

Publié par Cosmic Dancer à 21:25:20 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (2) |

Esclave cardiaque des étoiles | 03 février 2008

Esclaves cardiaques des étoiles,
Nous conquérons le monde avant de sortir du lit ;
Mais nous nous éveillons, il est opaque,
Nous nous levons, il est étranger,
Nous sortons de chez nous, il est la terre entière,
Plus le Système solaire, plus la Voie lactée, plus l'Indéfini.

Fernando Pessoa - Fragments d'un voyage immobile

Publié par Cosmic Dancer à 13:52:26 dans Ce goût des autres | Commentaires (24) |

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