Enfin !
Les études se multiplient, les experts s'arrachent les cheveux et la primeur des idées : oui, les femmes élevant seule un enfant se paupérisent dangereusement, et leur quotidien lorsque le père se décharge d'absolument tout devoir - moral et financier -, et - inqualifiable - toute présence aimante et tout rôle structurant - est un enfer dont voici un exemple, inspiré par un commentaire de l'entarteur M1lin - sans aucune confusion possible, pourtant, entre Jacques Martin, Claude François et Alain Delon (absolvez-moi pour cette digression inutile). Ou comment une mère jonglant entre vie professionnelle - collecte de pièces jaunes - et éducation de l'enfant à son soin unique incombant, perd un job, la face, toute dignité sociale et tout espoir d'apparaître comme potentiellement sérieuse, bien que, à la réflexion, entre la pause café admise en tant que tradition (mais exprimable) et la pause intestinale dont l'universalisme devrait, dans un monde idéal, réveiller toutes les empathies, le différentiel en terme de perte de productivité soit à peu près identique :
- Allô ?
- Allllllloooooo... Bonjour...
- Bonjour, petite. Est-ce que ta maman est là ?
- Oui, Monsieur...
- Je voudrais lui parler, c'est pour du travail.
- Heueueueueueu...
- Tu veux bien lui dire qu'un monsieur appelle pour du travail ?
- Ben heueueueueueueu...
- Elle est là, ta maman ?
- Oui. Mais elle ne peut pas venir, là, elle...
- ...
- Elle est en train de faire caca.
Oui ?