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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Relisez Brecht | 28 novembre 2007

Selon rue89.com, les RG avaient anticipé un redéploiement prévisible de violences urbaines au premier prétexte. Ils n'étaient pas les seuls à le supputer. Ils avaient dans le même temps conseillé au gouvernement de prendre des mesures préventives. Au résultat, des fauteurs de troubles surarmés. Pauvres gosses décédés engoncés dans une bêtise crasse, suicidaires sur leur engin bien onéreux et non autorisé, frimeurs de pacotille écervelés. Pauvres flics blessés par balles, dont selon les premières conclusions de l'enquête ceux qui ont percuté l'engin ne sont pas responsables de la collision mortelle. Quel civil, à leur place, se serait fait caillasser ? Ah mais, suis-je bête, ce sont des flics, forcément criminels et forcément menteurs.

Pauvres idiots révolutionnaires prêts à signer pour toutes les causes tant qu'elles servent leur aveuglement, à justifier toutes les violences, à se réjouir d'écoles et de bibliothèques brûlées. Pauvres vous et votre jeunisme qui accusez par une métonymie ignoble toute une frange de la pyramide des âges de ne rêver qu'à tout détruire. Pauvres vous et votre pseudo-socialisme qui désignez par le même procédé infect tout habitant de banlieue comme un ennemi public, terroriste en puissance. Pauvres vous et votre écœurant racialisme qui attisez des voix dont le retour ferait le bonheur du Front National. Je parle encore au conditionnel.

Relisez Brecht (La Mère - 1931):

Apprends ce qui est le plus simple.
Il n'est jamais trop tard
Pour ceux dont le temps est venu !
Apprends l'ABC, cela ne suffit pas, pourtant
Apprends-le ! Ne te laisse pas rebuter,
Commence ! Tu dois tout connaître.
Car tu dois diriger le monde.
Apprends, homme à l'hospice !
Apprends, homme en prison !
Apprends, femme en ta cuisine !
Apprends, femme de soixante ans !
Car tu dois diriger le monde.
Va à l'école, sans-abri !
Procure-toi le savoir, toi qui as froid !
Toi qui as faim, jette-toi sur le livre : c'est une arme.
Car tu dois diriger le monde.
N'aie pas peur de poser des questions, camarade !
Ne te fie à rien de ce qu'on te dit,
Vois par toi-même !
Ce que tu ne sais pas par toi-même,
Tu ne le sais pas.
Vérifie l'addition,
C'est toi qui la paies.
Pose le doigt sur chaque somme,
Demande : que vient-elle faire ici ?
Car tu dois diriger le monde.

Publié par Cosmic Dancer à 08:53:52 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (28) |

Cher Barbu | 27 novembre 2007

Pour moi, tu ressembles à Valentin, le syndrome copulatoire en moins. D'autre part, j'ai horreur des barbus quels qu'ils soient, dont les lèvres pincées ne profèrent que des horreurs et autres propos orduriers - ainsi de la Quiète Assemblance à Lyon sur la récente initiative du Diocèse de faire en sorte que musulmans et chrétiens se comprennent - ô que d'amour en la place suprême de la Vierge et celle de la Sainte Aïcha ! Que de tolérance pour la face cachée des femmes ! J'en verse une larme de repentance relativement à mes propos de mécréante - pour les juifs, on verra plus tard, mais que l'on se rassure, qui se ressemblant s'assemblant, les pires répondront à l'appel -, quand ce n'est se taisent complaisamment, tout occupés qu'ils sont à se pourlécher le poil, dans le meilleur des cas agrémenté de redevances alimentaires en quête de sens existentiel, voire d'une fragrance de dentifrice au menthol pur auquel, je pêche, je préfère encore l'odeur des clopes.

D'autre part, je ne convoite rien et je fuis les commerces, sauf mon vieux boulanger du coin qui va retourner dans le bâtiment parce que le propriétaire reprend les murs pour en faire des logements étudiants. J'ai raté le pot de départ, voilà ce que c'est d'être toujours par veaux et par mon. Je ne veux rien, vieille barbe. Rien qu'on trouve dans les magasins.

En outre, je ne te ferai pas l'outrage de m'agenouiller pour autre chose qu'une délicatesse réservée aux imberbes, cela dit te priant par désœuvrement de bien vouloir améliorer le monde, et y allant de mes lamentations de belle âme sur l'insupportable des naufrages auxquels, pervers, nous nous livrons. Se référer, si besoin est, au post parlant de champignons et divers autres, soyons empathes et soyons bons.

Cela précisé, je me vois dans l'obligation de te faire part de mon absence de cheminée.

Autrement dit, fuck off, comme on cause en anglais.

Publié par Cosmic Dancer à 21:08:19 dans Inaimables humeurs | Commentaires (2) |

Fille de joie | 27 novembre 2007


Danse.
Ne néglige ni les échauffements ni les étirements. Surveille tes chevilles et choisis un point fixe dans l'espace pour ne pas trébucher. N'en dévie pas, puis laisse-aller. Musique.

Publié par Cosmic Dancer à 13:43:21 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (8) |

Flagellez-moi | 26 novembre 2007

Etripez-moi car je suis une "Occidentale", je suis née à l'Ouest, j'en suis coupable. Saignez-moi, vérifiez dans mon ADN depuis combien de générations j'ai du sang de cow-boy dans les veines. Ecorchez-moi car j'ai péché selon les normes du Credo révolutionnaire dont la préoccupation la plus grande est de gémir sur ses entrailles comme on va le faire à confesse, j'ai pas dit mon Mea Culpa. Foutez-moi en camp de redressement, ça m'apprendra à considérer que l'esclavage n'est pas l'invention de mes ancêtres, que la grande Union Soviétique a niqué la nature comme la Chine détruit aujourd'hui l'Afrique, comme le Japon vide les mers de leur poiscaille. Explosez-moi la face car les islamistes me révulsent et que rien ne les excusera. Flinguez-moi car je ne rêve pas de régime totalitaire où je devrais réciter ma leçon comme il est de bon ton de le faire. Jugez-moi, pendez-moi haut et court, débarrassez la terre de moi, je suis le Grand Satan, je suis l'Antéchrist, je suis Le Criminel de Guerre. Echarpez-moi car je ne fais aucune distinction entre les assassins dans le monde et dans l'histoire. Egorgez-moi car je n'éprouve aucune haine. Mon dégoût est universel.

Publié par Cosmic Dancer à 12:35:33 dans Déversoir à gros mots | Commentaires (8) |

Trouble Everyway | 25 novembre 2007


Je ne sais plus où j'ai rangé ma politique, je prends mes doigts pour des cigarettes et mon téléphone pour un stick ; le mac me juge psychopathétique mais je l'ignore impérialement, j'oserai même dire que je le méprise ; je plonge sous mes draps comme en apnée dans la piscine, je m'endors dans l'eau ; j'arrose les plantes au fond de Merlot, je fume les tuteurs ; je range la cafetière au frigo et je me shampouine dans l'ascenseur ; je cramponne la rampe, l'escalier traîne ; je n'ignore pas le diagnostic, le remède s'épelle ; à dire vrai je suis dans une forme olympique, je mange du dossier au petit déj' en buvant du son atomique et je tartine ma dialectique à l'huile d'iris, façon channel.

Publié par Cosmic Dancer à 09:06:10 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (7) |

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