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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Prends, ceci est un blog | 11 novembre 2007

Certaines questions de lecteurs réguliers et/ou amis croisés ici ou dans une vie qui est réelle m'interrogent avec une violence que je n'aurais jamais soupçonnée et font écho à toutes celles que je me pose sur ce qu'est un blog et plus largement, ce qu'est  la vanité et que peut être l'horreur de la "Toile" mondiale dont une étude récente affirme que la majorité des addicts ne pourraient vivre quinze jours sans se connecter au "réseau". Addicts dont je suis manifestement, ne sachant me taire et ayant pour un tas de raisons plus ou moins louables acquis le toc du clavier qui s'expose.

L'article de Stalker sur le sujet de l'écriture, de la littérature et du retrait m'a également interpellée. Et puis quelqu'un, surtout.

Je n'ignore pas à vrai dire ce que je commets ici ni non plus les raisons qui m'y ont poussée au tout début et celles, différentes, qui m'y attachent encore. Je reviens à l'instant d'une lecture chez mes amis de "la bande verte", à gauche, dans le noir, hors texte. Leur positionnement n'est pas le même et je n'ai aucune envie de parler pour eux, mais envie de les remercier d'être et d'écrire. Deux d'entre eux vivent au Liban et racontent ce pays en proie à des conflits que bien souvent nous ne comprenons que comme de lointaines folies, sans prendre la mesure de ce qui se joue là-bas, sans répit, et je peux dire que lorsqu'ils en parlent, leur amour de ce territoire complexe, et tellement vu d'ici, leurs colères et leurs espoirs me donnent des leçons de vie.

Je me souviens toujours de l'interlocation amicale de J., son visage en mouvement bouleversé, je sais que certains d'entre nous, d'entre vous, réguliers ou non de ce malaise, participent de cette question qui est pour moi, aujourd'hui, malgré tout, encore irrésolue.

Parfois, certains mots des Nourritures terrestres me giflent. Non pas ceux du jeune Gide dont les pas initiatiques l'ont conduit à se défaire de l'essentiel pour aller au plus essentiel encore, et qui fut selon sa dernière post-face incompris. Non, ceux du vieil homme qui jetait sur sa jeunesse un regard franc et lucide, arpentons, nous sommes des arpenteurs.

Et dans ce voyage immobile, nous le demeurons, je pense.

Publié par Cosmic Dancer à 21:44:11 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (4) |

Ce que me dit ton cul | 11 novembre 2007

Nous prenons les désastres
Et les épidémies
Tout ce que l'ennemi
Appelle nostalgie

Nous sommes toi et moi
La suite sans effroi
De ce monde oublié
De ce monde largué

De ce monde noyé
De ce monde effacé
De ce monde expédié
De ce monde crucifié

De ce monde balayé
De ce passé dénié
De ce passé lâché
De ce monde gâché

De ce monde lapidé
De ce monde suicidé
De ce monde calomnié
De ce monde diffamé

De ce passé pillé
De ce passé purgé
De ce passé radié
De ce passé giflé

De ce monde impensé
De ce monde insensé
De ce monde incendié
De ce monde inventé

De ce passé saigné
De ce passé rayé
De ce passé saqué
De ce passé viré

Ce passé renvoyé
Ce passé récusé
Ce passé licencié
Et sans indemnités

Nous sommes vivants encore
Car nous sommes aux abois
Tu es vivante encore
Car tu es hors-la-loi

J'entends ton pas rapide
En cette journée splendide
Où je suis à l'affût
De l'esprit de ton cul

Philippe Muray - Minimum Respect - Les Belles Lettres, 2003.

Publié par Cosmic Dancer à 18:00:02 dans Ce goût des autres | Commentaires (18) |

Teuteutête | 11 novembre 2007

- Ça va toi ? T'as une mine de radeau inondé.
- Ouais, je compte passer l'hiver sans rien désirer. Je serai le dernier des célibataires, il ne restera que toi et moi.
- Pfiou. Décidément j'adore novembre.
- Y'en a marre hein, des gens qui se plaignent, qui ne vont pas bien. Sinon ça va, j'ai aucune vie sexuelle mais ça va.
- Pfiou. Frimas et frustrations. L'hiver, je suis contre.
- Tu sais que les mecs ne peuvent physiologiquement pas rester plus de dix jours sans, disons moi c'est au-delà de l'impossible.
- Les filles aussi, voire pire, tu sais.
- De temps en temps je me lâche sur le Net.
- Ah ouais. Normal. Et ça se passe bien ?
- Sur l'instant ça soulage. J'ai pas envie que le sperme me monte à la tête.

Va voir la bite sur le poignet de tante Hortense. Et dis merci à Maq.

Publié par Cosmic Dancer à 12:41:27 dans Sublimations forcées | Commentaires (0) |