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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Coulpe du monde | 07 septembre 2007

Tout va bien. Après la philosophie foot, celle du rugby : mêmes discours, mêmes spots publicitaires, les valeurs de courage, de solidarité, de virilité, de proximité, de lutte loyale, bref, les valeurs de la France et de la vraie vie en mêlée.

Arthur et Dany Boon honorent les tribunes de leur présence, rendez-vous compte, et les cris des supporters déchirent les tympans des téléspectateurs.

Ailleurs, c'est la philosophie du théâtre de rue, ses valeurs de subventions publiques, d'imagination au pouvoir à condition que, et les cris des spectateurs déchirent les tympans des contradicteurs.

Tout va bien.

Temps de pause. Je vais faire un baby-foot.

Publié par Cosmic Dancer à 22:19:50 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (10) |

Nostalgie Blues | 07 septembre 2007

C'est un peu étrange, quand on se dit merde à soi-même. J'en étais là, l'autre soir, à me demander rapidement pourquoi je n'étais par exemple plus capable de fumer sans mon fume-cigarette et pourquoi je pouvais renier, car je me fis cette promesse un jour de toujours et encore froisser et lancer dans la corbeille mes productions et celles des autres qui hantent une planète déjà bien engorgée, pourquoi je pouvais renier ainsi ce qui me constitue, nonobstant le fait que je n'ai jamais eu, il me semble, le bonheur de croire que j'étais constituée.

J'en étais là, un corps parmi des milliards d'autres avachi devant un clavier, car il faut tout de même reconnaître que, ouèbe ou non, la pratique assidue du clavier développe généralement mal les muscles dorsaux. Puis je parcourais la toile, mollement, autant par habitude que par désœuvrement. Là, je m'arrête, la qualité majeure du ouèbe est de refonder le rien, le vrai, le bon rien, celui qu'on connaissait dans la suavité de l'innocence, dans des prés ou des champs, même dans des boîtes de nuit que personne n'avait photographiées et où personne ne se faisait prendre, au propre et au figuré, par l'objectif. Une sorte de no-way-land, quoi. Des instants comme tous ceux qui avaient fondé les mémoires de tous ceux qui avaient vécu auparavant, dans l'abandon, dans le sens du devoir, dans l'humble discrétion familiale gorgée de tempêtes, fond de caisse de tous les psychanalystes.

Et je ne sais plus, ensuite.

Je me souvenais de souvenirs qui ne m'appartenaient pas et les tenais vibrants dans la paume, émue.

Publié par Cosmic Dancer à 20:47:17 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (1) |