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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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"Islam" : cachez ce mot que je ne saurais dire | 28 juin 2007

La pratique est tellement courante qu'elle ne semble plus choquer grand-monde, qui consiste à pointer un doigt accusateur sur toute critique de l'islam, en opérant l'équation selon laquelle ne pas adhérer aux préceptes de cette religion serait stigmatiser ses croyants, et être raciste anti-maghrébin.

Il semble donc urgent de rappeler quelques évidences en guise d'amuse-bouche, parmi lesquelles : l'islam n'étant pas un groupe humain ethnique, on ne peut racialiser la question ; sans oublier que le premier pays musulman au monde est l'Indonésie.


Tristesse et stupéfaction

Pour tout dire, je suis lassée de la vindicte systématique à laquelle je suis régulièrement confrontée dès lors que, par exemple, j'évoque ces musulmanes dissidentes condamnées à mort et à vivre en exil que sont notamment Ayaan Irsi Ali ou Talisma Nasreen, considérées comme d'abominables renégates ayant trahi les leurs, pour la simple raison qu'elles dénoncent les dérives de l'islam.

Il en est de même pour ce qui concerne Fadela Amara, Caroline Fourest ou encore Anne-Marie Delcambre qui, quels que soient leurs combats, leurs désaccords même entre elles, et quels que soient les reproches qu'on peut leur adresser, sont largement considérées comme des va-t-en-guerre xénophobes et d'insupportables provocatrices. Cependant toujours et étrangement largement plus critiquables qu'un prédicateur salafiste comme, par exemple, Youssef al-Qaradawi ou que la Charte du Hamas.

Par un étrange jeu d'inversion, ceux-là mêmes qui condamnent ces plumes brillantes prenant fait et cause pour les femmes et contre la barbarie des intégristes se gardent bien de dénoncer les fondamentalistes religieux et les groupuscules terroristes islamistes commettant chaque jour des crimes innommables.

Tout au mieux me rétorque-t-on que les Etats-Unis, Israël et plus généralement l'Occident en sont responsables. Voire que l'Occident même a radicalisé l'islam. Un discours qu'affectionne toute une partie de la gauche et de l'extrême-gauche française (ainsi qu'une part de l'extrême-droite) en mal de nouveaux damnés de la terre. N'adhérez pas à ce point de vue, vous êtes un affreux "sioniste", un "bushiste" assoiffé de pétro-dollars, un "sarkozyste" manipulateur, un "fasciste" en puissance.

Mais vous devez supporter le plus stoïquement du monde ces aimables allégations, sous peine de heurter les sensibilités.


"Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps"

Fort heureusement, quelques musulmans n'ayant pas même apostasié - ces derniers étaient voués aux gémonies et n'ayant aucune chance de se faire entendre - ont le courage - et il en faut - de s'élever contre ces théories, appelant l'islam à faire son aggiornamento et à juger ses propres turpitudes. Voir Mohamed Pascal Hilout, Mohamed Sifaoui ou Abdelwahab Meddeb.

Leurs voix semblent pourtant se perdre dans le désert des barbares qui, s'accrochant avec rage à la pureté et à la bonté de leur religion dont il est hors de question d'interroger et/ou de critiquer le corpus, dont ils ont la plupart du temps une méconnaissance absolue, réfutent jusqu'au fait que les premières et les plus nombreuses victimes des exactions des terroristes islamistes sont... les musulmans eux-mêmes.

Malheureusement, en faire état appelle tous les griefs et déclenche toutes les foudres. Ainsi, être horrifié par le sort des victimes algériennes (FIS, GIA, GRPC), marocaines (cellules proches d'Al-Qaïda), palestiniennes (Fatah, Hamas), irakiennes (chiites contre sunnites), iraniennes, afghanes (talibans contre gouvernement), somaliennes, libanaises (Hezbollah), c'est être soupçonné de s'émouvoir hypocritement dans le seul but de "critiquer l'islam". Etre soupçonné de dissimuler une pensée nauséabonde assimilant chaque musulman à un terroriste en puissance.

Quant à dénoncer le sort réservé aux femmes dans les républiques islamiques, voire en Europe, on n'a pas même fini sa phrase que les accusations pleuvent et comptabilisent les victimes des violences conjugales ou les aberrations sexistes des évangélistes, des juifs orthodoxes ou des chrétiens traditionnalistes dans l'espoir de démontrer qu'une équivalence existe entre celles-ci et celles qui érigent en loi commune, tacite ou non, l'excision, le mariage forcé, la lapidation et les crimes d'honneur.

Le pas, enfin, est toujours allègrement franchi pour, une fois les présentations faites, sommer l'interlocuteur de retirer son masque : en effet, critiquer l'islam équivaudrait également à être un faux laïc et un vrai raciste usant de sa liberté d'expression pour stigmatiser l'Oumma.

Un argument très en vogue aujourd'hui et auquel succombent malheureusement nombre de nos concitoyens musulmans ou non, dont on espère pourtant toujours qu'ils se rangeront au côté de ceux qui les appellent pour que cesse la folie islamiste.

Publié par Cosmic Dancer à 16:07:24 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (5) |

Détestable délectation | 26 juin 2007

Il m'arrive souvent de penser que j'aurais préféré naître dans la bauge qui fait de nos contemporains d'affables consommateurs, tant d'objets que d'êtres, hormis peut-être ces chers tradis qui préféreraient se faire empaler plutôt que d'avouer leurs dérivations libidineuses. Dieu ait pitié de leur flamme.

Au sortir d'une conversation de bar sur l'acte de foi, dont je n'ai jamais compris en quoi cela pouvait s'apparenter à une quelconque profession, je persiste et je signe : No Future.

Je me complais en effet à lire et à penser, si tant est que cette déviance soit accessible aux femmes, et après m'être délectée de No Kid dans tous ces trains qu'il m'a fallu prendre à défaut d'être prise dans des transports en commun autrement plus inspirants, je plonge dans l'horreur absolue des Bienveillantes, comme prévu. Claque salvatrice qui dérangea mes sages dialogues.

Aussi suis-je aussi agréable à regarder que détestable à fréquenter.

Publié par Cosmic Dancer à 00:06:08 dans Sublimations forcées | Commentaires (5) |

Le Moi est exécrable | 25 juin 2007

Quoi qu'il en soit, le Moi est exécrable qui perd toujours son pantalon en public (selon Romain Gary). L'homme ne m'intéresse que saisi par l'Histoire, traître, salaud, héros, victime, qu'importe ! fantassin ou officier, reflet, silhouette sur le mur d'Hiroshima, profil des combattants de Salamine à la peinture noire sur un vase grec. Quel Moi ? Nous naissons, apprenons la règle du jeu, découvrons la Loi, nous y plions ou la refusons, et déjà le glas sonne. Comme à la corrida, trois étapes, l'éblouissement terrible, le combat et la mise à mort. Quel espace en tel dispositif serait laissé au Moi ? Je n'existe pas. Existent un corps sensible, un corps, sujet de désirs et de dégoût, une âme où le monde se reflète, où les Morts en nous dictent la leçon jusqu'à métamorphoser nos visages de bébés roses et dodus et une conscience contaminée dont nous pouvons tenter de disséquer les influences. Tout le reste semble effets de mode et pâles rêveries bâties par notre vanité. La psychologie de surface m'ennuie, toutes les émotions se ressemblent, corps frappés du même métal. Seuls m'intéressent les instants où se déchirent – mystère en pleine lumière – l'opacité et l'ennui du monde.

Sarah Vajda - Entretien avec Laurent Schang – Revue d'histoire potentielle Carbone n° 3.

Publié par Cosmic Dancer à 11:53:15 dans Ce goût des autres | Commentaires (1) |

En friche | 18 juin 2007



FRICHE
, subst. fém.

A. AGRICULTURE.
1. Terre vierge ou (le plus souvent) laissée à l'abandon. Anton. défriche rem. s.v. défriché. Domaine vague que la culture dispute à la friche (VIDAL DE LA BL., Tabl. géogr. Fr., 1908, p. 118). (...) :

Elle fuyait comme une bête (...), prenait des raccourcis dans les friches et les landes incultes. Elle ne sentait pas la morsure des ronces qui faisaient saigner sa chair et, quand elle mettait le pied au creux des sillons, elle trébuchait et chancelait, comme une personne ivre. (MOSELLY, Terres lorr., 1907, p. 269).

2. Loc. adv. ou adj. En friche. En état d'inculture. Tomber en friche. La terre et l'homme avaient été également saignés. La moitié des maisons étaient closes, la plupart des champs en friche, faute d'habitants et de bras (PESQUIDOUX, Livre raison, 1925, p. 105).


Trésor de la langue française informatisé : Atilf.

Publié par Cosmic Dancer à 13:56:38 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (12) |

Crimes pro-vie, le silence de la mère | 14 juin 2007

"Pro-vie", l'expression prêterait à sourire si elle n'affirmait pas, et si péremptoirement, le contraire de ce qu'elle prétend défendre : une vie. Oui, en 2007 la loi Veil, qui autorise sans les y contraindre (clause de conscience) les praticiens à interrompre une grossesse non désirée, est vivement critiquée par des détracteurs de plus en plus nombreux - signe des temps - et de plus en plus jeunes.

Quelle jeunesse ignorante des douleurs d'une jeune fille ou d'une mère que des raisons multiples conduisent à cet acte jamais anodin. Quelle jeunesse imbécile, persuadée que "ça n'arrive qu'aux autres". Quelle jeunesse moralisatrice, dont la grandeur d'âme se borne à accuser une femme et préférerait qu'elle meure d'avorter à l'ancienne, comme au bon vieux temps des tricoteuses, vidée de son sang jour après jour ou infectée de puanteurs, plutôt que de sauver une vie qui, quoi qu'il en soit, reste profondément traumatisée. Quelle jeunesse arrogante et inquisitrice jugeant le sexe des femmes du haut du bout de son nez fouineur.

Les beaux arguments que voilà. "Depuis trente ans, le nombre d'IVG n'a pas diminué". De fait, il s'est stabilisé à 200 000 chaque année. Etant donné la croissance démographique, on pourrait leur répondre que c'est plutôt bon signe. On pourrait ajouter que leurs prédictions de jadis, selon lesquelles une flambée d'avortements, conséquences de la loi, videraient la France de ses poussettes, étaient craintes infondées. "Les femmes confondent ça avec la contraception". Ne leur en déplaise, deux tiers des ivg résultent d'un échec contraceptif lié à un manque d'information.

Mais j'oubliais, la contraception aussi est antinaturelle, non biblique, diabolique. "Croissez et multipliez", qu'ils disaient.

Publié par Cosmic Dancer à 21:58:51 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (34) |

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