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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Sophie | 31 mai 2007

Je suis nocturne, je suis lunaire,
Je suis en noir, ce soir, pour me marier avec la nuit
Et au fond de mes deux prunelles
- regardez bien !
Un poisson luit.

Publié par Cosmic Dancer à 01:01:45 dans Ce goût des autres | Commentaires (8) |

I will survive | 26 mai 2007

Fort marrie de ne parvenir à insérer cette vidéo délicieusement irrévérencieuse dont je dois la découverte à de fort péchus zamis zaustraliens, il me reste à vous inviter à partager ici une danse avec Jésus. Âmes sensibles s'abstenir.

Publié par Cosmic Dancer à 13:04:45 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (19) |

Roulez, jeunesse... | 25 mai 2007

Je n'avais pas pris mon appareil photo et je n'ai aucune envie de chercher une illustration sur Google. Je me promets souvent que, la prochaine fois, j'y penserai, et que j'éterniserai dans ce temps relatif qui est le nôtre cette image aliénante des dizaines de valises à roulettes sur les quais de gare.

Je n'aime pas les valises à roulettes. Adepte des trajets en train, fidèle à la seuneuceufeu, amoureuse du mouvement qui déplace les lignes visibles ou invisibles, je me retrouve assez fréquemment dans cette situation exaspérante de désespérément jouer de jeux de jambes comme de chorégraphies de claquettes ou de savants entrechats entre les valises à roulettes.

Au-delà de l'inconvénient qu'elles représentent pour ma progression spirituelle, elles m'intriguent en ce sens que, me déplaçant pour une semaine ou un mois, j'emporte un sac de sport, au pire un sac à dos, de bonne taille, et si je ne dois me charger que pour une semaine, le format du sac est réduit à sa simple expression, soit celle d'un déplacement de trois jours. N'allez pas vous imaginer que je ne change pas de vêtements, je suis très à cheval sur le confort de mes tenues, voire sur leur agrément. Ni ne trimballe une trousse de toilette, qui en plus de la vitale brosse à dent et du dentifrice qui l'accompagne contient un peigne de corne et quelques menues babioles de coquette raisonnable. Quelques livres c'est incontournable, quelques disques parfois, des magazines souvent, voire un message à transmettre constituent ma charge et je ne saurais me contraindre à plus.

Aussi suis-je très curieuse à l'égard du contenu de ces contenants qu'aucune épaule ne paraît plus supporter et que l'on doit tracter derrière soi à l'instar de cette famille de paysans non loin de chez mes parents qui n'ont jamais accepté l'électricité et jouent encore du soc et de la houe - je jure sur ma bible que c'est vrai.

Que signifie-ce ? Déperdition musculaire généralisée ou goût immodéré et addiction aux "choses" ? Ces choses que décrivait si bien Georges Perec. Ces choses, quelles qu'elles soient en dehors des livres, que je ne peux considérer personnellement autrement que comme un handicap nécessaire.

Publié par Cosmic Dancer à 19:01:09 dans Inaimables humeurs | Commentaires (6) |

Quoi qu'il advienne | 22 mai 2007


Je pars du cœur de ceux que j'aime
Plus fort
Vers l'inconnu.



Publié par Cosmic Dancer à 20:59:41 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (12) |

Surboum - By WIL | 22 mai 2007

Si vous suivez l'actualité, vous n'ignorez pas que l'escalade des violences a repris au Liban. L'occasion est triste, mais je la saisis, de reproduire ci-dessous un article de l'ami WIL.

Encore un attentat à Verdun cette fois, à "Beyrouth Ouest", près d'un centre commercial, le Dunes. Les terroristes ne chôment pas, c'est d'ailleurs leur principale qualité. Je me demande si vraiment leur objectif est d'empêcher l'instauration du tribunal international : quand on voit les images, comme je les regarde en ce moment sur LBC, on se rend compte que le Liban ne peut pas se sortir tout seul d'une crise dans laquelle de nombreux pays étrangers ont contribué à le plonger. Alors que les affrontements entre Fatah el Islam et les Forces de Sécurité libanaises (et non pas les Forces Libanaises, comme on l'écrit dans certains journaux, il s'agit d'un parti politique) continuent, et que les militaires ne sont pas à la fête, un deuxième front semble s'ouvrir, plus insidieux, mais qui conserve la marque de l'avertissement. En frappant de nuit, les terroristes veulent montrer qu'ils peuvent frapper quand ils veulent, mais s'arrangent pour qu'il y ait le moins de victimes possibles, tout en provoquant le plus de terreur grâce à la nuit. Vous vous imaginez expliquer la situation à vos enfants, réveillés dans leur sommeil par les cris des adultes ? Tout vaut mieux que cette situation pourrie, à laquelle chacun a contribué. Il doit se sentir bien con, le général Aoun, en contemplant ce dont sont capables ses nouveaux copains. Et Nasrallah aura du mal à expliquer la nécessité de ces attentats qui n'ont pas fait une seule victime israélienne...

Est-ce que l'espoir existe encore ? Est-ce qu'on peut se dire qu'en serrant les dents, en attendant que ça se passe, on aboutira à une situation meilleure ? Depuis 1996 que je suis installé au Liban, la situation a empiré, après une brève embellie qui n'a eu d'autre mérite que de faire grimper le prix de l'immobilier. Aujourd'hui, le Liban est divisé entre camps irréconciliables, comme au temps de la guerre de 1975-1990, alors même qu'on avait pensé qu'elle servirait de leçon. Mais non. Les hommes comme Aoun n'apprennent pas, ils se trompent et expliquent que c'était intentionnel. Les hommes comme Nasrallah ne prennent de leçons que de leur dieu, dont ils sont le ventriloque. Et ceux qui commettent les attentats en pleine nuit, qui réveillent les enfants et blessent les vieillards, ne méritent pas d'être considérés comme des humains. Ni des animaux non plus, je n'ai jamais assisté à un attentat entre deux factions de blaireaux ou de caniches. Le Liban me rend fasciste, me fait perdre ma foi en l'homme, me fait comprendre la violence. Dois-je partir ? Combien d'entre nous se posent la question ici ? Seulement ceux qui ont le choix, ce luxe ultime au Liban de pouvoir partir si le navire coule.

Des hommes courent partout, tentant de contenir la nouvelle catastrophe qui a frappé le Liban. Il n'en faudra pas beaucoup plus pour faire revenir les vieux démons, invoqués dans les nuages de fumée et les explosions sulfuriques. Et c'est toujours la même histoire, la même litanie.
N'oubliez pas le Liban. Encore et toujours.

WIL - 21 mai 2007.

Publié par Cosmic Dancer à 16:59:12 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (6) |

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