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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Absolument pas | 31 mars 2007

[Quoique]

Publié par Cosmic Dancer à 14:15:58 dans Sublimations forcées | Commentaires (46) |

Haut les coeurs | 29 mars 2007


© Nasa.



L'être idéal ? Un ange dévasté par l'humour.


E. M. Cioran.

Publié par Cosmic Dancer à 14:54:11 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (35) |

Je t'aime comme | 29 mars 2007

Je veux t'écrire
Je ne peux pas dire les mots
Je peux les écrire
Je veux écrire
Je t'écris
Je veux t'écrire ce que ma bouche tait
J'aime ma bouche
J'aime les taies
J'aime les taies d'oreiller
J'aime ta bouche
J'aime ma bouche sur ta bouche
J'aime nos bouches
J'aime les taies d'oreiller
J'aime nos bouches sur les taies
J'aime les bouches sur nos taies
J'aime taire nos bouches
Je n'aime pas me taire
Tu n'aimes pas te taire

Tais-toi

Etends-toi sur nos taies et tais-toi
Tais-moi
Tais-nous
T'es nous
Je suis nous
Nous sommes tu
Nous sommes je
Nous sommes nous
Nous sommes nous-mêmes
Nous m'aime
Nous aime nous
Nous nous aimons
Je nous aime
Tu nous aimes
Il faut taire ce que l'on sait
Il faut jouir ce qu'on ne sait pas
Il faut jouir
Jouir de tout
Jouir
Je veux jouir de ta peau
Peau douce, pigmentée
Peau tendue
Peau de tambour
Peau potin
Potin sous l'oreiller
Popotin lunaire
J'aime ta lune
Ton croissant pâle et chaud
J'aime tes chaleurs interdites
J'aime ton cul
J'aime tes petits bras cotonnés
Tes membres ronds
Tes je t'aime en chair blanche
En chérubin et chérubine
Je t'aime en chair
Chère à mon cœur
J'aime tes vallons
J'aime tes vallons, tes trous et mamelons
Tes tétons têtus que je tâtonne en tâtonnant tes tétins d'une langue
Langue chaude et humide
Je te la dédie ma langue
Elle t'embrasse, te lèche, te gobe
Elle te chuchote, te gueule
Elle te murmure
Elle te porte sur ses flancs
A flanc de lèvre

J'aime tes yeux piscine
J'aime m'y noyer
J'aime ta bouche
Ta bouche fine et mouillée
J'aime tes lèvres
Tes lèvres, j'aime tes lèvres
Tu portes la femme en elle
La femme dans tes quinquets
La femme est sur tes lèvres
J'aime cette femme
Je t'aime
J'aime tes lèvres
Tes lèvres chaudes
Ombragées
Tes lèvres au duvet noirâtre
J'aime ce mystère
J'aime humer cet abîme
Cet entre de tes cuisses
J'aime l'entre de tes cuisses
J'aime tes mots de silence
De ceux que l'on devine
J'aime être aimé de toi
Quand tu m'aimes en dedans
J'aime quand tu m'aimes
Quand tu m'aimes en silence

Plus de conneries
Pas d'évidences
Pas de clichés
Je n'aime pas les têtes
Les têtes intelligentes
Je n'aime pas ta tête

J'aime ton cœur, ton corps
J'aime tes tripes, tripaille
Tu es ma triphasée
Tu es mon petit diable
Je suis ton trident
Nous sommes deux petits diables
Nous nous cherchons des anges
J'aime tout cela en toi
J'aime ce que j'ignore
J'aime ce que j'ignore et tout cela déjà
Je n'ai rien goûté
Tu te niches en ma bouche
Encore
Encore et toujours
Tu te niches
Je te couve
Ma bouche est un cul de poule
Pas en cul de poule
Ma bouche est un cul de poule
Je te couve
Je garde en bouche ces élans enchaînés
Je me sais enchaîné
A toi
A nous
Enchaîné à tout ce qui vit
Vis en toi
Vis en moi
Vis en nous
Je n'aime pas ce qui vit
J'aime ce qui vibre
Je nous sais vibrants
Je te sais vibrante
Je te pense
Je ne te panse pas
Je te rêve
Je te jouis
Je ne veux pas jurer
Tu ne dois pas jurer
Il ne faut jurer de rien
L'eau de la fontaine est fraîche
On peut encore la boire
Ne crachons pas dedans

Un jour peut-être
L'inondation
Je nous veux inondés
Irradiés
Je nous veux irradiés
Je nous sais proches
Je te sais éloignée
Tu te crois éloignée
Je te sais pas
Je te sais plus
Je te sais sans savoir
Tu te sais sans savoir

Je nous aime
Moi non plus
Je nous plus
Toi aussi
Toi toujours
Tu nous aimes
Nous plus
Nous plaît, me plaît
Nous plaît
Replay, replay, replay, ris
Ris, danse , bouge
Bouge-nous
Bouge-toi
Fais moi du bouge-à-bouge
Embrase-moi
Embrase-toi, nous, tout, fou
Foule-moi, folle moi
Fou moi
Pas de moi
Ne te fous pas de moi
Ne te fous pas de toi
Mais fous-moi
Dans ta poche
Sous ta cloche
Sonne-moi
Mon carillon, sonne-moi
Carillons-nous mon amour
Effrayons les oiseaux
Sortons les arbres de terre
Encielons-nous mon amour
Mon amour
Je nous plane mon amour
Nous ne frôlons plus rien
Nous nous frôlons de tout
Frôlons-nous pour un rien
Rembobinez les Revox

Je nous aime
Tu nous aimes
Je t'écris ce que je ne peux pas dire
Je te dis
Je te dis que je t'écris
Pour que mes mots embrassent là où ma bouche est interdite
Je t'écris
Je t'ai écrit
J'ai aimé t'écrire
J'aime t'écrire
Je ne suis pas brouillon
Ce n'est pas un brouillon
Nous nous sommes brouillonnés
Je n'aime pas les brouillons
J'aime les brouillons
Pas les brouillons seuls
J'aime, j'aime les chefs-d'œuvre
Tu es le mien
Je suis le tien
Nous sommes nos rodins
Nous sommes nos claudels
Nous sommes pierre et burin
Tu es friable
Je suis tendre
Tu es tendre et je suis friable
Je suis à toi
Tu es à...

Tu es touchée
Peut-être
Tu n'es pas touchée à la tête
Il ne faut pas
Ne me lis pas avec ta tête
Tu me lis avec ta tête
Dommage
Tu me lis avec ton cœur
Tu me dis je t'aime
Il sonne clair et lointain
Il sonne en écho
Il sonne à jamais
Je te réponds et tu me réponds
Nos corps sont nos oreilles
Nous n'avons plus de tête
Ni toi
Ni moi
Nous n'avons plus de tête
Et nous nous aimons
Et c'est doux
C'est chaud
C'est là, juste là
C'est là
Et je parle à ce là
Je veux parler à ce là en toi

Tu me lis
Tu lis mes mots en là
Mes mots de là en moi
Et je suis ton là
Et tu es mon là
Et nous sommes là
Encore
Encore et toujours
Nous sommes notre là
Notre référence
Tu es mon oreille et je suis ton oreille
Oreille et oreillette
Oreilles du monde
Des mondes démodés, raccommodés
Mondes racoleurs
Je racole
Je te racole
A la devanture de l'âme
De ton âme
Je racole tes mieux-mieux
Je racole ton marc
Ton résidu parfait
Tes graines de tentations
Je te racole en trombe
Trombine malhabile

Mais chut...
Smiling

Pas mot pas mouche
Touche et couche
Couche ta couche là

Pas las
Jamais lasse
Bouche-moi à grosse louche
Je te bouche
Tu me bouches
Je suis en toi et tu es en moi
Je suis toi et tu es moi
Plus de tu
Plus de je
Mais nous


Nous

Une bouche
Notre bouche
La bouche
Alors jouissons
De tout de nous
De nous
Jouissons
Jouissons
Jouissons mon amour
Et l'automne ramasse nos lèvres à la pelle.

Erwann Petit.

Publié par Cosmic Dancer à 00:21:59 dans Ce goût des autres | Commentaires (4) |

Apostats de tous les pays, unissez-vous ! | 28 mars 2007

Rappelant dans quel étau l'Europe expire, affaiblie devant les exigences toujours plus grandes des islamistes et menacée par la montée des nationalismes et du néonazisme, Charlie Hebdo consacre aujourd'hui une page entière à Mina Ahadi, Iranienne vivant à Cologne, dont l'apostasie publique et engagée (elle vient de créer un Conseil des ex-musulmans) lui vaut bien évidemment de recevoir des menaces de mort.

Comme Ayaan Irsi Ali. Comme Taslima Nasreen. Comme Salman Rushdie. Comme Theo Van Gogh. Comme Ibn Warraq s'il ne s'exprimait sous un pseudonyme. Tous connaissent les méfaits d'une religion instrumentalisée par des barbus dont l'amour, la sagesse et la tolérance se mesurent au nombre de femmes voilées, battues, violées, vitriolées et assassinées, au nombre d'opposants engeôlés, torturés, exécutés - dont le mari de Mina Ahadi par le régime des mollahs de Téhéran.

Alors même que l'hebdomadaire satirique a été relaxé par le Tribunal et que l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) fait appel du jugement, rappelons qu'une juge de Francfort en a référé au Coran dans une procédure de divorce, et que l'Idoménée de Mozart fut auto-censuré à Berlin au prétexte que dans l'une des scènes, le roi de Crète Idoménée rapporte les têtes de Poséidon, Jésus, Bouddha et Mahomet, la police ayant prévenu d'un risque de troubles...

Si la liberté d'expression a remporté une victoire, elle demeure fragile. Mais l'initiative de Mina Ahadi, soutenue par Taslima Nasreen pour étendre ce Conseil à l'ensemble de l'Europe, reçoit des soutiens du Maroc, d'Egypte, d'Algérie, d'Irak, d'Iran et de Turquie.

Si les apostats de l'islam, qui réclament le droit de vivre en dehors de la religion que leur culture leur a imposée sans risquer d'en mourir, avaient l'intention de dessiner, qu'en dirait Plantu, qui préconise une trève des blasphèmes ?

Publié par Cosmic Dancer à 11:29:20 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (84) |

Ana | 27 mars 2007


Au lieu de prier le silence, embrasse-le. Lève-toi et pars dans la ville où le pouls du monde a des odeurs de boulangerie, de cloaques perclus de pisse, d'acacias rescapés, de déchets domestiques débordant les conteneurs, de cuisines indéfinissables et de fritures douteuses, de finissures de goémon, de fretin d'iode et hume. Pars dans la ville où les mécaniques foncent, droit devant et chacun pour soi, tentaculaire vertèbre où s'entôlent les visages, où les myriades d'oiseaux, miraculeux, s'éteignent après midi jusqu'à l'aurore à venir, où chacun œuvre, persistance. Où la rivière traîne les péniches entre tourisme et nostalgie oublie les mots, ces tortionnaires. Pars le dos droit, le pas tranquille, écarquille poumons, lobes, narines et pupilles, la nuque abandonnée au vent, il sait. Il sait et tout va bien. La terre et l'univers s'en foutent, elle tournera très bien sans nous. Elle nous aura tellement aimés.

Publié par Cosmic Dancer à 18:39:35 dans Au musée des horreurs | Commentaires (3) |

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