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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Ana | 27 mars 2007


Au lieu de prier le silence, embrasse-le. Lève-toi et pars dans la ville où le pouls du monde a des odeurs de boulangerie, de cloaques perclus de pisse, d'acacias rescapés, de déchets domestiques débordant les conteneurs, de cuisines indéfinissables et de fritures douteuses, de finissures de goémon, de fretin d'iode et hume. Pars dans la ville où les mécaniques foncent, droit devant et chacun pour soi, tentaculaire vertèbre où s'entôlent les visages, où les myriades d'oiseaux, miraculeux, s'éteignent après midi jusqu'à l'aurore à venir, où chacun œuvre, persistance. Où la rivière traîne les péniches entre tourisme et nostalgie oublie les mots, ces tortionnaires. Pars le dos droit, le pas tranquille, écarquille poumons, lobes, narines et pupilles, la nuque abandonnée au vent, il sait. Il sait et tout va bien. La terre et l'univers s'en foutent, elle tournera très bien sans nous. Elle nous aura tellement aimés.

Publié par Cosmic Dancer à 18:39:35 dans Au musée des horreurs | Commentaires (3) |