Ô jouissance infantile, je t'accuse de fonder l'horreur de mon mépris et j'endosse l'arrogance salvatrice dont se pare un ami n'admirant en écriture que ce qu'il ne saurait produire. En flânant çi et là sur le ouèbe je m'imagine méchamment devenir ce corbeau tueur fondant sur le crapaud, lui dérobant le foie dans la clarté tremblante des nuits sylvestres. Ce respectable batracien mérite pourtant tous les hommages tant son existence paisible et discrète est objectivement utile.
Je n'en dirai pas autant de celle des gnomes prométhéens qui peuplent le cyberespace en crôassant leur jute verbeuse, satisfaits et repus, gredins tertiaires se rémunérant les uns les autres à la longueur des ombilics. De l'appendice sacré comme le placenta que dévorent quelques femmes africaines après son extraction, à l'instar des cosmétologues ces parcimonieux enchantés ne goûtent du bout des lèvres que les promesses d'une éternelle jouvence. Heureux comme seuls savent l'être les esclaves qui ont choisi leur maître, ils dispensent pets d'honneur et hoquets grinçants. Je les vois jouir en troupe, n'ayant de coeur qu'incidemment et d'âme qu'au hasard d'une bouffissure lorsque l'échiquier qui les porte bascule soudain dans l'inconfort. Ô confortables, comme je vous plains et comme je vous en veux de ne pas pouvoir vous aimer.
Oui ?