Prise d'un DESIR irrésistible de M'ENGAGER avec AMBITION, fuyant la MEDIOCRITE, j'ai écouté quelques instants le prêche de saint Nicolas Sarkozy à la tribune du Rassemblement de la jeunesse UMP, toute dodue, les joues toutes roses, de jolis petits cochons bien élevés non fumeurs, détendus, intelligents, équilibrés, propres sur eux, heureux de travailler en chantant, et même quelques enthousiastes voilées qui, il est vrai, peuvent être toute RECONNAISSANCE à l'égard de celui qui, lisant une lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet fusillé à 17 ans, déclare à l'instar du Christ : "Aimer, c'est la seule chose qui compte vraiment. Heureux ceux qui le comprennent."
Puis, sous les applaudissements fournis de la jeunesse vaticane hurlant sa joie à s'en décrocher la glotte, l'œil humide d'émotion, le cœur fou d'amour, évoque ce "grand homme" que fut Jean-Paul II. Parle d'engagement, de fidélité, d'aimer sa maman comme l'illustre et magnifique écrivain Albert Cohen qui, dans sa bouche, devient un chantre de la moralité familialiste, menant les lits à la politique ou la politique au plumard, comme on voudra.
Mais ne suis-je pas ingrate et méchante envers ce synchrétique amoureux de la France, qui me rappelle que "savoir aimer son pays, sa famille, son travail, ses passions, la vie [mieux valait en effet ajouter ces éléments de nature, non ?], voilà le message de cette campagne électorale."
Tient-il son inspiration de Johnny l'Exilé, que je t'aimeuh, ou de Sardou l'inénarrable, elle court, la maladie d'amour ?
De quoi se plaint-on puisque :
"JE VOUS LE DIS : N'AYEZ PAS PEUR."
Oui ?