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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Les racines du mâle | 18 février 2007

- Ah mais ! Vous n'êtes pas sans savoir que cet aspect viril de votre personnalité terrorise les hommes ? Vous les insécurisez. Vous leur donnez le sentiment que vous n'avez pas besoin d'eux.
- Dites donc, vous n'êtes pas cardiologue, vous.
- Non, je suis psychologue. Vous êtes une exaltée. On vous a peut-être déjà dit que vous étiez fleur bleue ?
- M'en parlez pas. A force, j'ai l'air d'un Schtroumpf.
- Sublimez. C'est tout ce qu'il vous reste à faire.
- Si au moins c'était dans de beaux draps...

Publié par Cosmic Dancer à 12:32:10 dans Sublimations forcées | Commentaires (14) |

La communication, ça a du bon | 17 février 2007

- Cette fois-ci, je prends les demis avant toi, pas comme il y a deux heures.
- Il y a deux heures j'étais au restaurant. Et j'ai commandé du vin rouge. C'est ta technique de drague ?
- Oui, je te trouve charmante. T'en as pensé quoi, du concert ?
- Rien. J'étais au restaurant.
- C'était vraiment top, mais j'ai un peu la dalle. Pas toi ?
- Je sors du restaurant.
- Je t'offre un demi ?
- J'ai commandé un verre de vin rouge.

Publié par Cosmic Dancer à 12:43:45 dans Sublimations forcées | Commentaires (20) |

Ineptie sur pattes | 16 février 2007

Cette nouvelle rubrique est une soupape destinée à moi-même. Elle va me permettre de déverser ma bile et mes énervements en toute liberté, et d'éviter ainsi que le fasse ailleurs, là où ça reste déplacé. Aujourd'hui, le gland bleu, une dénomination on ne peut mieux adaptée au personnage qu'elle décrit. Et sans capitale, s'il-vous-plaît.

Les posts de cette rubrique seront à géométrie variable, puisque je viendrai ici à chaque coup de sang.

Je m'en fous ! J'en ai ma claque des jaloux merdeux ! Ils ont des qualités ? Grand bien leur fasse ! Moi, je les vois pas. Ça ne respire plus, sous la couche de connerie. Je veux bien entendre qu'on soit mal informé, je veux bien même entendre qu'on puisse pécher par excès de bonne volonté, mais putain ! Quand des connards pareils passent leur vie à polluer les quelques aires d'intelligence qui existent sur le Net, j'ai envie de leur tordre le trombone, cet appendice bouché au milieu de leur face sombre, généralement appelé "nez" chez les humains. Mais berk. Ce ramassis de délires artistico-paranoïaques, modèle parfait du vulgos urbain que l'on croise en meute dans les lieux chics de la capitale, en ferait couler du sperme.

J'emmerde les cons ! Drapés dans leur pseudo-morale, complices des crimes qu'ils prétendent dénoncer, ils passent leur vie à harceler. Ils ont déjà réussi à chasser des auteurs et salir une mémoire !

Quant à l'autre bleuâtre, caricature d'impuissant en mal de jactance, dont le verbe est aussi tordu que son esprit est embrouillé, sa face de baudruche bouffie de narcissisme tue plus sûrement ce qu'il me reste de tolérance à l'égard de ses semblables que la plus infime commissure de mouche sur mon miel de sarrasin. D'ailleurs, j'ai perdu toute patience. Et je salue celle de certain, qui continue à leur répondre dignement. Moi je m'énerve dans l'indigne. Et je m'y vautre !

Publié par Cosmic Dancer à 15:51:36 dans Déversoir à gros mots | Commentaires (19) |

Les braves gens parlent aux braves gens | 14 février 2007

Eh oui, c'est ce que j'apprends en lisant la quatrième de couverture de Jusqu'où va-t-on descendre ?. Cet ouvrage est dédié aux "petites gens". Par la taille ? le salaire ? la misère culturelle ? Des deux premières hypothèses, je peux me revendiquer. Cet ouvrage m'est donc adressé. En tant que lectrice, je suis petite gens. Mais j'ai droit à une grande colère.

C'est sur le mode voltairien remis au goût du jour par Philippe Murray avec son Portatif qu'AS a bâti les deux opus qui semblent constituer son petit dictionnaire socio-politique à l'usage des mal-comprenants (l'autre s'appelle Socrate à Saint-Tropez). Il le dédicace "aux petites gens, aux braves gens". Entre bravoure et bonnasserie, j'avoue que mon coeur balance. Dois-je entendre "Mon brave, faites-moi le plaisir de compulser la somme en question" ou dois-je préférer "Toi, courageux lecteur, tu sauras me comprendre et seuls les couards ne le pourront" ? Mystère. Toujours est-il que je comprends une chose : lui et moi sommes faits du même bois, le bois des braves et des petits, le bois des petits braves, des braves petits. C'est toujours bon, de rejoindre une communauté, surtout celle qui entend dénoncer le communautarisme et lui opposer la solution JMPL qui, nous le savons, sait parler aux petits braves de la République en déroute.

"Abécédaire de la bêtise ambiante". C'est le sous-titre. Rien que ça. D'un côté on a notre JT télévisuel quotidien qui en incarne la quintessence, et voici que surgit son double obscur et dénonciateur : la face et l'autre d'un masque vénitien sur une même tête. Celle de la France qui fait grise mine et triste gueule au recto. Et AS au verso, proclamé visionnaire par son directeur de collection pour son Vers la féminisation (que je recherche activement, également), ce Chevalier blanc de l'Hexagone qui tend un doigt accusateur et a choisi le camp qu'il faut, selon lui, je ne le redirai pas. Le Révolutionnaire nouveau est arrivé, et si ce n'est dans toutes les chaumières, c'est dans les pires chaudières, avec une force de conviction dont je n'imaginais pas la puissance dévastatrice. La brûlure se répand comme une poudre. Il est plus que temps de comprendre comment l'écrivain de talent, ancien communiste, à partir de constats objectifs, se déclare aujourd'hui tout au service du FN. Car il a des émules, certainement moins armés verbalement, mais qui reconnaissent en lui "celui qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas". Alors disons-le, haut et fort, que tout le monde ne pense pas tout bas ce que proclame cette âme perdue.

Deux citations en exergue attirent l'oeil. La première est un proverbe persan (manière de dire qu'AS est un homme de culture et qu'il n'est pas raciste) : "Même un âne peut donner un coup de pied à un lion mort". Traduction : Même toi, ô plèbe de France victime des élites manipulatrices et passées maîtres dans l'art du mensonge ; même toi, l'âne, dans l'imagerie populaire le plus méprisé des quadrupèdes apprivoisés, toi qui es à l'origine du bonnet des cancres, les bannis de la classe ; même toi, l'âne, que l'on prétend à tort idiot autant qu'obstiné, et que l'on charge de tous les poids en jouant du bâton et de la carotte ; même toi tu peux ruer et frapper. Et pas n'importe qui : le Roi de la jungle - ce pouvoir républicain et démocratique confisqué par les traîtres. Le Roi est mort : l'âne peut enfin saboter.

(à suivre)

Publié par Cosmic Dancer à 19:48:37 dans Contre Soral | Commentaires (7) |

Introuduction | 14 février 2007

Je voulais commencer cette petite apologie de l'horreur en rendant à Soral ce qui est à Soral chez Zemmour, mais après avoir désespéremment cherché l'ouvrage qu'une bonne âme m'avait indiqué comme étant celui du plagiat - Misère du désir, un roman -, j'ai décidé de commencer par ceux que je viens de me procurer ce jour. En l'occurrence, par cet abécédaire intitulé Jusqu'où va-t-on descendre ? publié en 2003 par celui qui, sur la Télé Libre, considère JMPL comme le véritable réformateur d'esprit révolutionnaire désiré par la France en déroute.

Compte tenu du fait que l'éditeur a choisi de n'employer que des initiales par crainte d'un procès, je ferai de même. Je suis insolvable, mais le cachot ne me tente pas.

Je viens à l'instant d'en finir avec les pages liminaires, et y'a déjà du boulot. Bonne lecture.

Publié par Cosmic Dancer à 19:46:22 dans Contre Soral | Commentaires (6) |

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