Pauvres armes - © Arawak Le procès de l'hebdomadaire satirique
Charlie Hebdo s'ouvre aujourd'hui au TGI de Paris. Incriminé pour avoir reproduit les douze caricatures publiées initialement par le journal danois
Jyllands-Posten, et dans le détail deux d'entre elles,
Charlie Hebdo est appelé à se défendre contre une partie adverse constituée par la Mosquée de Paris, l'UOIF et la Ligue islamique mondiale, au nom de l'antiracisme.
Philippe Val, directeur du journal incriminé, s'est exprimé sur le sujet, expliquant que son journal avait fait le choix de "répliquer à la vague de manifestations violentes et au boycott des produits industriels danois provoqués dans le monde musulman par des religieux qui jugeaient les dessins danois blasphématoires ou racistes".
L'islam n'étant pas une race mais une religion, il devient urgent de ne pas considérer toute critique de ses extrêmes - ainsi que l'a rappelé Philippe Val -, voire critique de la religion tout court, pour ce qui me concerne, comme un acte raciste qui serait dirigé contre les musulmans. La mauvaise nouvelle, c'est que selon un sondage Sofres pour
Le Pèlerin (hebdomadaire catholique), 79 % des Français estimeraient inacceptable de se moquer publiquement d'une religion.
En matière de censure, les trois religions dites du Livre savent accorder leurs tristes violons, elles qui par ailleurs ne cessent de se combattre...
Allons-nous laisser voiler
Charlie ?
Pour en savoir
plus.
« L'homme communautariste, l'homme des associations est l'homme du ressentiment sous sa figure contemporaine. Son impuissance à être l'a conduit vers les officines où bout l'esprit de vengeance. Il lui faut sans cesse des combats, des revendications, des pressions pour se sentir être parce qu'il ne peut plus éprouver l'excitation vitale que sous la forme de la persécution : celles dont il se dit menacé justifiant celles dont il demande la mise en œuvre. »Philippe Muray - Les démons.
Oui ?