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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Un jour viendra | 16 décembre 2006


© Arthur Woods

"Vendredi 23 mars 2001 : la station MIR finit dans un feu d'artifices de métal en fusion. Avec elle disparaît, dans l'indifférence quasi générale Cosmic Dancer, première sculpture arrivée à bord de MIR en 1993, conçue spécifiquement pour la station et l'apesanteur. Sans point de fixation, elle procurait une multitude de points de vue ou plutôt de points de position, engendrant un réel rapport en trois dimensions avec les cosmonautes. (...)"


Mazette... Merci à mon informatrice pour cette enthousiaste déclarative. Et comme dit Peter Pan, "to die will be (ou "was") an awfuly big adventure" !


Publié par Cosmic Dancer à 20:47:17 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (2) |

Au nom de la bite du père, de celle du fils, et de la sainte matrice | 16 décembre 2006

"On croyait justement être sorti depuis trente ans de cette image 'traditionnelle' de la femme. On avait lu Catherine Millet", renifle Eric, fustigeant ces "jeunes générations (qui) sont les plus réactionnaires, les plus révoltées contre les leçons libertaires données par leurs mères". Ces fameuses soixante-huitardes, donc, qu'il accuse pourtant d'avoir véhiculé les qualités supposément féminines de romantisme et d'amour, mais étant donné qu'il n'est pas à une contradiction près, poursuivons.

Quand Zemmour brandit la figure de l'innocente enfoutrée (expression de l'excellent Philippe Muray), Laurent Guimier et Nicolas Charbonneau, les auteurs décevants de Génération 69, lui opposent Virginie Despentes et Claire Castillon. Et mettent un point d'honneur à prouver que la jeunesse de leur âge est plus "libérée" que celle de la génération précédente puisqu'elle est très à l'aise avec les sex-shops, les sex-toys, les soirées porno en couple et les clubs échangistes qui, il est vrai, se sont multipliés comme des petites pines - pardon, des petits pains.

Et les deux comparses ont tout intérêt à se montrer libéraux sur la question, et mieux armés que leurs géniteurs à qui ils reprochent de leur piquer leurs adorables copines, qui ont une propension tellement romantique à préférer les tempes grises et les bourses pleines aux porte-monnaie vides. Mais l'amour tarifé étant réservé aux hommes, et condamné par les femmes, comme Eric s'égosille à le rappeler, il ne saurait évidemment être question de vénalité quelconque, quitte à sacrifier la ride, après tout charmante à y bien regarder. Et il reste toujours l'adultère - ah non, c'est une caractéristique masculine, qu'il dit, Eric - car les chevaliers servants prêts à lever leurs troupes à l'appel larmoyant de la belle que son légitime n'embrasse/ne flatte/n'écoute/ne complimente/ne promène/ne couvre pas assez de cadeaux constituent une légion jamais à cours de réservistes.

"Je baise plus et mieux que papa", un nouveau leitmotiv ?

Une vraie guerre testiculaire, à en croire Zemmour : "Jadis, il y a encore trente ans, nous vivions sans le savoir en des temps archaïques : le chef de meute, le père, se voulait la puissance, le seul pénis bandant, le seul phallus de la maison. C'était la loi du père qui obligeait le fils à bander et baiser ailleurs." Alors ce fils qui, toujours selon Zemmour, aurait baisé sous la "domination-protection" de la mère dans une maison sans père, rétorquerait avec ses complices des temps modernes au moyen de sa sexualité affichée dans toutes les vitrines, sur tous les écrans, et sur les pages des magazines, dans le même temps qu'il est censé n'avoir aucune activité libidinale, si ce n'est la plus banale et affligeante lorsqu'elle est monogame, comme Eric le signale sans citer ses sources.

Mais où ces mecs en appelant à leurs archétypes générationnels de divas du sexe (il n'est aussi que de songer aux vieux cons précédents qui s'en réfèrent sénilement à l'âge d'or d'Emmanuelle) lisent-ils du sexe et de l'érotisme dans les pages de La vie sexuelle de Catherine M. ou dans celles de Baise-moi, qui, bien autrement que d'enchanteurs brasiers ou d'impertinents brûlots, ne reflètent de l'époque que ce qu'elle aime entendre ?

Ca va pas fort, au royaume des hommes...

(à suivre)

Publié par Cosmic Dancer à 17:55:33 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (0) |

Zemmourinades - I | 16 décembre 2006

Sur toutes les inepties qui étayent cet essai, que, je le répète, je trouve par ailleurs passionnant, mais pas forcément pour les meilleures raisons malgré qu'il soulève parfois de justes questions et établit aussi de bons constats, et dont je persiste à penser, malgré que la question des femmes, de leur condition, du féminisme et du rapport entre les sexes paraisse à certains le marronnier suprême des cinquante dernières années, qu'il est urgent d'en rediscuter les thèmes et les termes, j'ai décidé de créer une sorte de sous-rubrique express, juste pour les relever, car elles ne m'inspirent rien de particulier. Désolée pour cette construction alambiquée.

a) De la disparition regrettée de la figure virile en, notamment, Jacques Brel, dont on sait pourtant sa propension à pleurer en compagnie des marins du port d'Amsterdam, pendant qu'ils pissent sur les femmes infidèles.

b) De la disparition du poil et de l'adoption de bijoux comme phénomène absolument récent chez les hommes, la faute aux féministes (alliées objectives des tantouzes, et j'utilise le terme à dessein) : les Egyptiens s'épilaient et se couvraient de bijoux, de même que Celtes, Gaulois et Romains en portaient...

c) Du besoin sexuel réservé aux hommes : ce n'est pas ce que nous conte l'Ancien Testament avec l'épisode de Sodome et Ghomorre, ni celui de l'adoration du Veau d'or.

d) De l'homme d'aujourd'hui interdit de drague, dont on sait pourtant à quel point une majorité se plaint de souffrir, au contraire, d'être devenus de purs objets du désir féminin et d'avoir en ce sens à fournir des certificats de réussite technique, l'exigence d'idéales performances en faisant débander plus d'un.

e) Tout en déplorant l'atomisation de la tradition judéo-chrétienne et sa trinité familiale (que le féminisme n'aurait de cesse de réduire à néant), il affirme que "les femmes - aidées depuis deux mille ans par l'Eglise catholique - se sont efforcées de canaliser les pulsions sexuelles de l'homme". Faudrait savoir...

f) L'amour serait une lubie exclusivement occidentale. Quid du Cantique des cantiques, de l'amour que le roi Charyar se découvre pour la conteuse Sheherazade et des films de Wong Kar Wai ? De la littérature et de la vie réelle, sur tous les continents, de tout temps, évoquant les amours contrariées et les passions rares ?

g) La mixité serait une plaie, récente elle aussi, et surtout celle pratiquée à l'école publique, qui "anesthésie la virilité des petits d'hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère et à ses clones (toutes les autres femmes) pour trouver leur vérité virile". Ils ont fait comment, nos ancêtres de la Préhistoire, pour devenir des hommes, à l'époque où ils dormaient tous dans la même grotte, puis sous les mêmes tentes ?

Publié par Cosmic Dancer à 17:01:56 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (4) |