- Why do you want to marry me ?
- Because I respect and admire you.
- Doesn't it equal love ?
- No, it's respect and admiration. It's better than love.
- Why ?
- Because when people are in love, they do crazy things : they get jaleous, they lie, they cheat, they kill themselves, they kill each other.
- It doesn't have to be that way.
- Maybe.
- Do you trust me ?
- If you trust me first.
- I trust you.
- Sure ?
- Yes.
- Then marry me.
- I'll marry you if you admit that respect, admiration and trust equal love.
Hal Hartley.
"On trouve dans les films de Hal Hartley une direction d'acteurs assez déroutante. Ses interprètes affichent le plus généralement une physionomie neutre, dénuée d'expressions, quasi-robotique, et les dialogues sont dits sur le ton d'une conversation banale, y compris lorsque les personnages se trouvent dans des situations émotionnellement intenses. Rien ne laisse présager de leur conduite ultérieure ou de leurs sentiments. Pourtant les failles surgissent, et l'intrigue se noue miraculeusement. C'est que l'auteur compte sur le propre vécu du spectateur, interpelle son expérience personnelle pour leur prêter ses émotions et débats intérieurs.
Cette froideur apparente est couchée sur une intelligence et une sincérité surprenantes des personnages. Ils ont en effet une conscience aiguë et mature de leur situation, à l'instar du recul du spectateur. Les relations entre eux sont aussi spontanées (et touchantes) qu'elles semblent couler de source. Elles se tissent sur une franchise réciproque qui de temps à autre dérape à force d'être trop crue. (...)
Le découpage utilise l'ellipse à de nombreuses reprises. (...) Le procédé joue sur un cadrage précis et appuyé qui permet une compréhension immédiate du contexte (...).
L'ellipse permet aussi à l'auteur de dédramatiser certaines situations, d'éviter le pathos, en donnant à ses films un aspect humoristique. Le genre de ses œuvres oscille d'ailleurs ainsi entre comédie et drame, sans jamais vraiment bien se positionner." (Wikipedia)
Oui ?