Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

On ne naît pas politicienne, on le devient | 19 novembre 2006

N'étant pas solidaire de genre, comme on dit, je ne voterai pas Ségolène au premier tour. Qu'elle soit une femme ne signifie pas qu'elle vaille forcément mieux qu'un homme, qu'elle ait un sens plus développé de la justice, de la solidarité, de la paix, ou que sais-je encore. Je ne considère donc pas comme un progrès notable le choix de la majorité des militants socialistes. Je me fiche pas mal qu'elle porte jupe et talons hauts. Ne reste plus, alors, qu'à lui opposer MAM ?

Et on pourra hurler au loup Sarko ou brandir le dragon Le Pen, je ne changerai pas d'avis.

Publié par Cosmic Dancer à 14:28:43 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (27) |

Questions en cours - Et ça continuera | 19 novembre 2006

Souffrant hélas d'un problème technique d'accès au Net doublé de bugs divers, je ne vais écrire que de mémoire, sans pouvoir citer les sources des informations que je compte présenter là. Mais dès que possible, je les ajouterai à ce post, quitte à l'améliorer - Ce que je ne manquerai pas de signaler.

Ce préambule étant terminé, je reviens sur diverses questions soulevées sur ce blog ces dernières semaines autour du port du voile, de la laïcité, du féminisme islamique, etc., apparues dans les commentaires. Ces questions, je le répète, me taraudent depuis des années. Pas besoin d'être adulte pour ne pas souffrir l'injustice dont on pressent les marques dans le monde qui nous entoure.

Je m'interrogeais, d'une part, sur Shirin Ebadi, avocate iranienne prix Nobel de la Paix 2003 adoubée chevalier de la Légion d'honneur par Chirac. Elle n'est certes pas la seule à défendre les droits de l'homme - dans leur noble version -, de la femme et de l'enfant dans le monde. Ce qui m'a en revanche à peine surprise - j'avoue que le site iran-resist.org m'avait mis la puce à l'oreille -, c'est un lot de prises de position, ou d'absence d'engagement, ne lassant cependant pas de m'interroger. Mais une remise de médaille, qui le nierait, est un acte politique dont les tenants et les aboutissants sont plutôt intéressants.

Interviewée par L'Express (je retrouverai l'année et citerai ses propos exacts), elle estime que tout va pour le mieux en Iran, où elle n'a pas entendu parler de prisonniers ou d'exécutions politiques depuis longtemps, pour en faire (ensuite ? ou selon les supports ? j'y reviendrai aussi) l'un de ses chevaux de bataille. Interrogée par plusieurs journaux sur le nucléaire iranien, elle se garde prudemment de répondre, arguant du fait qu'une intervention américaine serait dangereuse (merci) et, argument suprême, que l'ensemble des pays la possédant devraient se débarrasser de l'arme atomique. Pirouettes jésuitiques dont elle use également chaque fois qu'on la questionne sur Amhadinejad, se contentant de rappeler qu'il a été élu - tout en soulignant légèrement que le véritable pouvoir est aux mains des mollahs. J'apprécie particulièrement sa position sur le voile islamique, qui consiste à mettre sur le même plan l'obligation qui en est faite en Iran (jamais elle ne parle de l'Afghanistan) et de celle contraire de la loi de 2004 sur le port du voile à l'école, contre laquelle elle s'est insurgée, arguant que les femmes ont le droit de choisir et que tout ça, au fond, ne serait que coquetterie vestimentaire. Un angélisme que je lui envierais presque. Ajoutons à cela que je n'ai trouvé, après des heures de recherche que je vais encore poursuivre, aucun commentaire de sa part sur le concours de caricatures de la Shoah, ni sur l'éradication d'Israël promise par Ahmadinejad et, avant lui (je revérifierai), par Kathami, qu'elle considère comme un vénérable réformateur.

Curieuse de connaître la position de féministes issues de l'islam à son sujet, j'ai constaté que Talisma Nasreen dit respecter le combat de cette dame, tout en n'employant pas les mêmes moyens. Rien trouvé de la part d'Ayaan Hirsi Ali. Ni de Chahdortt Djavann, du moins pour l'instant. Quant à la question de savoir si le combat de Fadela Amara sur le sujet s'assimile à celui de la Nobel 2003, eh bien non. "Ni putes ni soumises" est hostile au voile et l'a combattu, j'ai consciencieusement revérifié.

On pourra m'objecter le radicalisme de Talisma Nasreen, d'Ayaan Hirsi Ali (la "pire" étant donné ses liens avec Théo Van Gogh dont elle avait écrit le scénario du film) ou de Chahdortt Djavann. Pas celui de Soheib Bencheikh, ex-grand moufti de Marseille hostile et au port du voile et à un quelconque procès des caricatures de Mahomet.

Publié par Cosmic Dancer à 13:22:57 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (5) |