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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Dupe en daube | 27 septembre 2006

Prenez un inconnu, que vous pourrez vous procurer soit dans la rue, soit dans le métro, soit chez des amis à vous. C'est mieux si c'est chez des amis à vous. Ça prend plus facilement.
Les puristes auront beau vous dire le contraire, le dupe de rue n'est pas pour les débutants. Le dupe de rue se gagne une fois que la daube est en place, tout travail méritant salaire. Pour le dupe du métro, c'est encore plus délicat, il faut convaincre vite. L'avantage, en revanche, c'est le nombre de bans. Dans le tas, on peut toujours espérer y arriver.
L'espoir, c'est ça qui vous manquait.
À moi aussi, au tout début. Voyez, on commence tous de la même manière. Vous êtes sur la bonne voie.
Une fois que vous avez l'inconnu, il faut le délimiter. Vos amis vous y aideront. Ils le connaissent, faites-les parler.
L'inconnu, c'est n'importe qui. On est tous du n'importe qui. On a tous des chagrins à rendre et des comptes à régler. Pas vrai ?
Je vous le disais, on est faits du même bois.
Une fois que vous avez les statistiques de l'inconnu, récitez-lui le chapitre I. N'oubliez jamais les variantes, elles sont prévues pour assouplir et le résultat final n'en sera que meilleur.
La daube commence à prendre ?
Lancez la totale, allez-y, débitez. Plus vous débiterez dans les temps, plus l'inconnu sera bon dupe.
Comme vous. Comme moi.
Un petit effort et vous y êtes. Et nous y sommes, mes frères, libres et égaux en dupes, dupes en daubes et daubés à la dupe. Dupes pour toujours et fiers de l'être.

Publié par Cosmic Dancer à 06:20:19 dans Inaimables humeurs | Commentaires (1) |

Obligation morale | 26 septembre 2006

J'ignore pourquoi je me sens le devoir d'écrire noir sur blanc que l'amour ne ressemble pas à ce qu'en imaginent les dilettantes nerveux qui dans leur grande bonté interrogent la psychologie de comptoir sous cape, petites bites désabusées, pour se dédouaner de leur névrose.

Ce message t'est destiné, post-néo-délateur. Ma vie et moi, dont tu ne sais rien d'autre que ce que ta pâle imagination expulse en guise de semence, nous t'emmerdons profond. Moi je ne crains pas de te juger : tu n'es ni bête ni méchant. Juste très con.

Publié par Cosmic Dancer à 18:09:58 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (20) |

Chronique d'un désir annoncé | 26 septembre 2006


Georges Oudot - Etreinte.

A tanguer sur ce quai de gare, comme habitués, navires aux deux nuits chavirés, encore ! Dans ce froid au creux de ma soirée, ton apparition alarmante... Ces jours d'avant, je ne sais déjà plus comment, sourires et rires déshabillés en un instant, langage des corps sans préambule, courir et fuir les assemblées, riant sous cape pelotonnés, surprise, exploration des corps. A peine vus déjà désirés, ma tête manège, esprit embué, vapeurs de ta peau sur mes hanches, tes assauts sans fin répétés, j'ondule à ton souffle accrochée. Faite toute et féline annoncée sous ton regard et sous tes paumes, vierge et salope, désordonnée, je me suis noyée dans ton désir, abandonnée à nos plaisirs dans tes yeux verts, ma volupté, tes mots doués dits et chuchotés. Tout trouble entre élans et retraits, à marée haute je me suis laissée équinoxer. Il n'y avait rien à ajouter. Préliminaires, c'est inutile. Tout cul tout con, touchés coulés, nos soifs ont rencontré nos styles.

In Memoriam.

Publié par Cosmic Dancer à 10:27:06 dans Une semaine érotique | Commentaires (33) |

La tragédie, c'est cool | 25 septembre 2006



(Un emprunt à Glamorama pour cette excellente pirouette que j'apprécie au plus haut point, dans un de ses posts.)

Et j'adore Kusturica. Son cinéma. Sa personnalité.

Woup !



Speciale dédicace au jardin de la maman de Magda, jambe cassée, côte cassée, nuit noire Czarnocka et musique.

Publié par Cosmic Dancer à 19:38:38 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (14) |

Mauvaises nouvelles de la République | 25 septembre 2006

Je n'ai pas encore vu Indigènes, mais effarée par la mise en cause du Robert, par le procès intenté à Charlie Hebdo et par l'appel pour les Assises de l'anti-colonialisme postcolonial (je ne parle même pas des Dieudonné, sommet des non-alignés et autres catastrophes à l'international), je copie ci-dessous un lien pour penser notre actualité qui, si nous nous montrons incapables d'affirmer des principes hérités des Lumières et de défendre un idéal républicain menacé de toutes parts nous réserve un futur immédiat apocalyptique. Ce lien conduit au texte de la pétition des Indigènes de la République. Pour ceux que ça intéresse.

Publié par Cosmic Dancer à 09:53:09 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (20) |

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