Georges Oudot - Etreinte.
A tanguer sur ce quai de gare, comme habitués, navires aux deux nuits chavirés, encore ! Dans ce froid au creux de ma soirée, ton apparition alarmante... Ces jours d'avant, je ne sais déjà plus comment, sourires et rires déshabillés en un instant, langage des corps sans préambule, courir et fuir les assemblées, riant sous cape pelotonnés, surprise, exploration des corps. A peine vus déjà désirés, ma tête manège, esprit embué, vapeurs de ta peau sur mes hanches, tes assauts sans fin répétés, j'ondule à ton souffle accrochée. Faite toute et féline annoncée sous ton regard et sous tes paumes, vierge et salope, désordonnée, je me suis noyée dans ton désir, abandonnée à nos plaisirs dans tes yeux verts, ma volupté, tes mots doués dits et chuchotés. Tout trouble entre élans et retraits, à marée haute je me suis laissée équinoxer. Il n'y avait rien à ajouter. Préliminaires, c'est inutile. Tout cul tout con, touchés coulés, nos soifs ont rencontré nos styles.
In Memoriam.
Oui ?