• qu'j'sais pas
    dire des

    GROS


    MOTS


    (pute bite bande merde shit art chatte con chibre branle photo fourre caca bite couilles
    salace porno cam sexe queue fente reins fion encule film lime foutre seins baise
    jouis suce sperme blog jus mouille miches sexe toy slip zoom mouille clito gland avale
    raide bite cul trou zoom nichons défonce humide trempée scène glaouïes
    vit masturbe fesses son nibards culotte salaud salope verge érection net épilée voyeur
    éjac faciale tétons glabre enfonce Wharol braquemard suce bonne lèche vulve
    anus chaud décharge string nue Loft mes'stats mon'cul mes'seins ma'vie
    fesses-bouc flique-her my-spèce clic-clic)


    Need any translation ?


    3 commentaires

  • © Yves Grosdidier (Université de Montréal et Observatoire de Strasbourg), Anthony Moffat (Université de Montréal), Gilles Joncas (Université Laval), Agnes Acker (Observatoire de Strasbourg), et NASA.


    What else.

    Laisse-moi t'oublier pour un temps ou plus exactement oublier nos prières et marcher comme une teigne agrippée à des pores inconnues ou comme un pou égaré sur un crâne chauve et lisse, de ceux que je n'ai jamais voulu caresser étant née telle, le dard frais et pénétrant dans l'âme, la sucrette printanière, jouant le candide aux yeux vastes tout en sachant très bien qu'il faudra pardonner cet élan de cynisme qui relègue mon romantisme culturel au rang de précieuses chinoiseries. L'instinct de survie aura eu raison de nous ou des naufrages, verbe, musique, et ce n'est peut-être pas un tort. Laisse-moi trafiquer ce qui tremble, l'orner d'infâmes délicatesses telles que celle qui consiste à chausser des lunettes imaginaires pour par exemple sagement s'instruire en se disant que bah, c'est l'essentiel et que le reste est superfétatoire - n'ayant pas même le moindre espoir d'absolution de celui qui, par exemple, humant la netteté de l'iode les pieds crochés sur la falaise, déciderait qu'à mourir pour mourir il écrirait ce roman d'Huguenin, ni non plus avec la nuque excusable de celui qui, fort d'observer le monde, choisirait de lui dire adieu avant l'embrasement qui s'annonce puisque jusqu'à présent les millénaristes ont eu tort -, ou alors en patinant la cheville moulue sur un parquet censé faire chavirer les filles de cheville, de pompes, de cire, de lattes et tresser pour des sexes inconnus ces toiles arachnéennes où luit faible lueur un reliquat d'enfance au sourire scélérat.
    Laisse-moi t'oublier pour un temps chaque fois qu'on étreint nos silences en braille. Et t'endors pas sur le canapé ce soir.


    - Aimons les généreux, les vaillants, les boiteux, les bouseux, les taiseux, les pas-dedans ! Crachons malpoliment sur l'injonction à jouir et l'idée du bonheur.
    - Rions et pleurottons en chœur.
    - Je n'ai pourtant pas le goût du malheur.

    - Tant que rien ne bouge vraiment, il n'est pas en danger de mort. Mais si un jour sa petite voix insistante prenait de l'ampleur, cette voix qui ne réclame que justice, dignité, ces idées laminées dans l'époque et que l'on croit retrouver, par le jeu d'une contemplation active, juste réveillé, encore engourdi par la nuit et surpris par la clarté hésitante du ciel malgré la pluie, sur les marchés aux puces au milieu d'achats généraux. Ces histoires qu'on s'invente à n'en plus finir, l'œil fétichiste, goûtant des vies secrètes imaginaires qui officient en douceur, sacrements solitaires, caresses fictives sur une peau tendue sur terre, lèvres ouvertes sur le vide. Tu sais, quand les brocanteurs rachètent toute une vie tandis que ses enfants harassés ont décidé de laisser mourir la vieille dans la maison de retraite sans la prévenir. Sous les amas de verre, de porcelaine, de ferraille et de bois dort cet amour d'antan dont le souvenir s'éteint, usure de l'encre et ces graphes devenus illisibles, fébriles comme la main qui les écrivit, soigneusement exilé dans un double-tiroir, adjugé et payé en liquide avec le guéridon, la commode, les assiettes de l'arrière-tante, les albums familiaux et la bague de fiancée. Il sait ce qu'il risque. Je l'aime parce qu'il n'éprouve aucune colère, pourtant.
    - Les fesses au chaud, nous sommes ainsi les indignes descendants de Toumaï et de Lucie.
    - J'ai mal aux alvéoles. Mal à la peau.

    2 commentaires
  • Le démocrate nouveau est arrivé. Lui aussi colle à la vie. Ouvert(e). Sympa. Blessé(e). Chantant les feuilles mortes à la télé ou roulant en rollers sur le macadam parisien. Blouson de cuir et santiags. Crédible parce qu'authentique. Décoiffant. Tel qu'en lui-même enfin. Le bureau donne sur la chambre. Sans hypocrisie. Traduisons en bon latin : obscène.

    Ob-scenus : ce qu'il reste d'un homme quand il ne se met plus en scène (ob : à la place, en échange de). Quand s'exhibe ce que l'on doit cacher ou éviter. Tel est le premier sens du mot, dont le second fut conséquemment sinistre ou de mauvais augure. Le pluriel neutre, obscena, désignait les excréments. Appelons donc obscène, sans esprit polémique et au sens étymologique, une société qui, parce qu'elle ne supporte plus la coupure scénique, confond le surmoi et le moi, le nous et le je, l'ambition collective et l'ambitieux tout court. Qui fait passer la personne de l'écrivain avant son écriture, l'homme d'action avant son action et le musicien devant la musique. Obscène, en termes techniques, est le forum dont la dramaturgie se met à obéir à la télécratie. Ou qui passe, plus précisément, du plan large au gros plan qui vient fouiller le visage, la larme au coin de l'œil, le baiser sur la bouche et le petit dernier - au cours d'un cérémonial officiel. Et qui fera bientôt de chaque "moment fort" de la vie publique quelque chose d'intermédiaire entre la Roue de la fortune et le Loft.

    Régis Debray - L'obscénité démocratique - Flammarion, 2007.

    4 commentaires
  • - Alors tu es allée au bout du monde pour me rapporter ce bateau ?
    - Oui.
    - Et où est le bout du monde ?
    - Pas loin. Ce bateau a traversé les océans et il a connu des tempêtes, mais regarde, en dehors des cordages qu'il faudra réparer un peu, en principe il navigue.
    - Un bateau, ça coule toujours.
    - Regarde, il a une quille. C'est ce qui lui permet de tenir en équilibre. Il a des voiles. Avec le vent, c'est ce qui lui permet d'avancer.
    - Un bateau, ça coule.
    - Un bateau, ça navigue.
    - Alors je pourrai le faire aller au parc ?
    - Oui. Essaie demain dans ton bain et s'il y a le moindre problème, dis-le moi.
    - D'accord.
    - Oui. Parce qu'un problème, ça se règle.
    - Je ne veux pas aller te voir avec les grands.
    - Alors ce sera entre quatre yeux.
    - Lis-moi une histoire.
    - Il est tard pour lire une histoire à un enfant de cinq ans.
    - Non, j'ai six ans.
    - Tu es né en 2002.
    - Oui.
    - Alors je viendrai demain soir à une heure où il est possible de lire une histoire à un petit garçon de six ans. Ta maman me dira quelle heure c'est.
    - Tu m'as dit comment rêver comme je veux mais aussi il y a des mauvaises choses.
    - Quelles mauvaises choses.
    - Les grands.
    - ...
    - Mon bateau, son nom c'est Maxime Bateau.
    - Tope-là, Maxime.

    1 commentaire
  • D'abord je n'ai jamais compris - ou alors il faut accepter définitivement ce cynisme économique qui dirige les décisions politiques - pourquoi le Comité olympique international a fait semblant de penser que le gouvernement chinois ferait amende honorable, alors même que, peut-être me trompé-je dans les dates, je n'ai pas le temps de vérifier, les intérêts de la Chine au Darfour et plus généralement sur le continent africain ne s'embarrassent pas d'histoires d'écologie, de génocides, de massacres et de droits de l'homme et que vraiment la candeur occidentale est risible à cet égard, si tant est qu'elle croit un tantinet en ses pseudo-causes, car personnellement plus je regarde ce chaos moins je conserve un semblant d'espoir - par quelle invraisemblable gageure Pékin avait été élue pour les Jeux olympiques que j'adorais à l'époque où j'étais gymnaste à cause de Nadia Comaneci que j'avais vue à la télé. Alors boycotter me paraît une pure tartufferie. Ou alors ne vendons ni tégévés ni centrales nucléaires, et surtout cessons d'acheter ces produits "made in China" pour lesquels la population de l'Empire communisto-libéral - fallait le faire - sue et saigne au cœur d'une machinerie définitivement inhumaine, car si les Tibétains en voie d'éradication, horreur encore, versent des larmes de sang et sont exécutés en masse depuis un demi-siècle, toute dissidence dans cette Chine tellement populaire fantasmée par d'anciens intellectuels reconvertis se termine une balle dans la nuque et un trafic d'organes en prime. Et ces caméras et leurs vingt secondes de décalage. Et le peuple de Chine qui souffrirait d'une déconsidération de l'honneur. Nationalismes, je vous hais.

    - Mais tu es sûre que même s'ils font appel, c'est gagné ?
    - Ils étaient des centaines à attendre, peut-être des milliers. On ferme notre gueule pendant un mois. Puis on l'explose.
    - Tu penses vraiment que c'est verrouillé ?
    - Ce ne sont pas des amateurs. Quoi qu'il arrive ensuite, ce jugement a été prononcé.
    - Bon. Je vais me servir un verre.

    Papa avec ses beaux cheveux blancs indomptables et son caractère renfrogné et maman avec son air gamin et ses blagues de petite fille reviennent vendredi m'aider à finaliser le départ. Tout est en vrac, en ordre. Et une musique me fait swinguer.

    8 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires